8 Mars 2011
House // Saison 7. Episode 15. Bombshells.
Il s'agit pour moi de l'un des meilleurs épisodes de la série. Oui, vous m'avez bien entendu. Rien de l'épisode n'était artificiel. Après la petite laryngite de la semaine passée, voilà House en pleine forme pour un épisode pour le moins surprenant. Je me demande même ce que les scénaristes mangent au petit déjeuner ou alors on t-il pris les reste de cocaïne de Charlie Sheen, car justement, ce dernier reviendra plus tard dans ma review de l'épisode. Voilà qui est clair, House n'est pas un drama médical comme les autres, il garde au fond de lui ce qu'il y a de mieux dans le drama pour le transposer dans un hôpital, c'est rare mais une série comme House mériterait des tonnes de récompenses rien que pour fournir ce genre d'épisode.
La première réjouissance vient du malheur. Cuddy est malade mais House n'est pas là pour elle et elle se prend alors à faire des rêves pour le moins étrange. Tout d'abord elle voit un épisode de Two and a Half Men (Mon Oncle Charlie) dans lequel House incarne une version boiteuse de Charlie Harper, assez drôle je dois l'avouer, s'avouant complice d'une fille qui vole à l'étalage et d'un Wilson impuissant. Second rêve, et c'est certainement le truc le plus fun et gore qu'il soit : House se transforme en The Walking Dead. La scène était effarante et drôle, j'ai cru un instant que les metteurs en scène avaient eu aussi profiter de la poudre de Charlie Harper en transformant la canne de ce pauvre House en hache ou encore en fusil à pompe.
Puis vient alors le remis façon House d'un film des années 40. Le rendu était excellent, j'avais l'impression de me retrouver dans les films romantiques de l'époque Humphrey Bogart, autant dire que c'était impressionnant et House en tablier, il faut le voir pour le croire dans cette version rétro. Mais vient alors certainement une des meilleurs scènes de la série toute saison confondue : une reprise de "Get Happy" de Judy Garland. La mise en scène façon Broadway, le chant de Hugh Laurie et Lisa Edelstein, tout était parfait. J'avais l'impression d'être dans ce rêve moi aussi et j'avoue, ce genre de scène dans une série comme House, c'est jouissif et puis ça colle tellement bien à la peau des personnages et du côté fun et décalé de l'épisode.
Le retour à la réalité, la scène finale était déchirante. Je ne cache pas qu'elle m'a donner des frissons et tirer quelques larmes. La séparation de House et Cuddy était dans un sens inévitable mais j'aurais jamais cru qu'elle arriverait aussi tôt. C'est dommage mais c'est un fait en soi, chose qu'on ne peut reprocher à Cuddy mais aussi à House de replonger. On voyait House heureux depuis le début de la saison, maintenant il va retrouver son grand ami la vicodine. Comment va se passer la suite ? Que va t-il devenir sans Cuddy ? C'est une grande question qui me brûle d'impatience de découvrir dans le prochain épisode dans un premier temps. Cette saison est une saison aboutie et haute en couleur c'est certain.
Mais ce n'est pas tout car il y a bien sûr un cas médical en addition à tout ce ramdam. En effet, on prend un jeune adolescent atteint d'une maladie dont on ne sait rien, on découvre petit à petit qu'il menace de faire exploser son lycée et qu'il explose des bombes artisanales dans son jardin. C'était un cas bien mené, où dû à l'absence de House il devient peut être un peu moins cireur de pompe et les personnages sont plus en roue livre, pas toujours à flatter l'égo surdimensionné de leur patron. Au final, certainement la plus belle surprise de l'année, j'attendais que House délivre un peu son zeste dans sa plume et c'est fait, cela donne un épisode extravagant mais simpliste aux scènes coup de coeur et à la fin coup de poing. Du génie.
Note : 9.5/10. En bref, quand Cuddy délire, House jubile. Un des meilleurs épisodes que j'ai pu voir de House, sans conteste.
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