20 Avril 2011
House // Saison 7. Episode 19. Last Temptation.
Thirteen - "Lying about a lie, it's practically telling the truth"
Ce qu'il y a de réjouissant avec House c'est que cette série sait où elle va mais le téléspectateur n'a aucune idée de ce qui va bien pouvoir se passer. Ce nouvel épisode prouve une nouvelle fois tout le talent des scénaristes cette saison. Faire des épisodes poétiques et distinctifs utilisant la mécanique de la série comme une sorte de nouvelle conduite. C'est très bien fait et le dernier épisode de Masters, celui ci, était donc dans la lignée, réussi et gorgé de moments, de petites pépites dans les yeux et bien sûr d'une levée de rideau exigeante tandis que la chute de rideau était excellente.
Le début de l'épisode s'emploi à raconter les débuts de Masters dans le département de House, ou plutôt, quand elle est a été embauchée. Cela permet de replacer l'histoire. L'ouverture de l'épisode est d'ailleurs presque aussi parfaite qu'enfantine. J'ai pas tout de suite su que l'on allait parler d'elle et cette scène m'a vraiment surpris dans le bon sens. La petit musique en fond, le plan assez lent et contemplatif de la scène, une belle entrée en matière. C'est d'ailleurs ce qui fait l'entité même de cette nouvelle saison, une sorte de grain de beauté dans la réalisation des épisodes. Plus soignée et moins brutale.
La suite de l'épisode se découpe en trois parties distinctes : le cas médical, Masters et le pari de House et Wilson. Le cas médical est simple : une jeune fille, skipper, est atteint d'une maladie et va donc être traitée. Même si le cas en lui même était pas intéressant du tout, le traitement qui en ait fait est assez sage et concis. Masters est employée à résoudre le problème et va tout faire pour entrer dans le rang sans déborder des lignes. C'est sympathique et d'ailleurs j'adore le sourire d'Amber Tamblyn, je sais pas, on a tout de suite de la compassion pour elle, un petit bout de femme quoi.
Pour ce qui est de Masters justement elle doit faire un choix cornélien puisque c'est son dernier jour en tant qu'étudiante résidente : soit accepter un stage au sein du département de House, soit dans le département de chirurgie. Elle va faire un peu les deux sauf que pour être avec House il faut casser les codes et les règles, ce qu'elle ne veut pas. Tout l'épisode s'emploi à prouver peut être un peu trop fort que Masters est trop sage pour faire partie du clan House et que dès qu'elle va transgresser les règles, elle ne va plus pouvoir travailler mais au final, c'est bien traité, pas saoulant et je dirais même plutôt passionnante.
Le reste de l'épisode s'emploi à utiliser un peu de répit. Ce défit entre Wilson et House autour de poulets m'a décrocher quelques sourires voir rires. L'ensemble est tellement improbable que cela fonctionne à merveille. Le duo est toujours intacte et cela me ferait du mal que Robert Sean Leonard quitte la série car il est un peu le pitre qui peut nous faire rire avec House. House est aujourd'hui devenu un peu mièvre, plus détendu et donc moins bougon et exécrable, il a donc besoin de Wilson.
Au final, pas déçu de cet épisode centré sur Masters. La fin est assez déchirante. Son départ, le ton dramatique. On se plaît à montrer tout au long de l'épisode l'engouement descendant du personnage pour aller au boulot. Le premier levé du lit, elle est guillerette, le second un peu moins et le troisième plus du tout. Son fond des Rolling Stones, l'épisode clôture donc un passage plaisant de la série. Amber Tamblyn n'a rien apporté à la saison, juste ce petit rayon de soleil sur la série. Agréable.
Note : 7/10. En bref, un bon épisode se basant sur le départ d'un personnage. Bien traité du début à la fin.
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