16 Janvier 2014
When Calls the Heart // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Après la très copieuse en sucre Cedar Cove (pour laquelle je n’ai pas été au delà du premier épisode), Hallmark Channel a décidé de produire une seconde série originale avec When Calls the Heart. Avant de devenir une série, cette histoire adaptée du roman de Janette Oke était un téléfilm mettant en scène notamment Maggie Grace, Stephen Amell et Jean Smart. Pour le passage en série, il n’y a plus toutes ces stars (qui feront peut-être des apparitions sait-on jamais par la suite), seule Lori Loughlin étant la rescapée. Peu importe puisque de toute façon je n’ai pas vu le téléfilm. Ce premier épisode s’inscrit parfaitement dans le monde des productions de Hallmark Channel et l’on ne peut pas dire que cela soit glorieux. Se déroulant en 1910, cette série est aussi belle qu’un épisode de Docteur Quinn Femme Médecin. Sauf que nous sommes en 2013 maintenant et que j’aurais pu croire que l’on avait plus de moyen pour faire de belles séries d’époque. Ce n’est pas le fort de cette chaîne (bien qu’elle produise à la pelle des téléfilms historiques).
L'histoire d'Elizabeth Thatcher, jeune enseignante habituée à la vie en haute société, qui obtient son premier poste dans une petite ville minière de charbon dirigée par deux veuves, Abigail Stanton et Frances Tunnecliffe.
Si When Calls the Heart ne raconte pas l’histoire d’une femme médecin, il nous raconte celle d’une jeune enseignante. Au fond c’est un peu pareil. La même soupe, pas très digeste. Au bout de 40 minutes j’ai eu l’impression de faire une overdose de bons sentiments avec cette musique omniprésente et horripilante ou encore ces personnages tous plus niais les uns que les autres. La pauvre Erin Krakow a un joli minois mais l’on ne peut pas dire que son personnage ait une quelconque envergure. Mais quand on voit le pedigree de l’actrice (American Wives), on peut comprendre pourquoi elle ressemble à cette américaine un peu tarte qui tombe forcément sous le charme d’un homme qui coupe du bois avec une hache. Bon certes, elle ne va pas être séduit par un homme qui tond sa pelouse torse nu (on est en 1910, un peu de tenue) mais c’est la même chose en bien pire à mon humble avis. On est pile poil dans la littérature pour ménagères ménopausées. Je ne connais pas Janette Oke mais je pense qu’elle doit être légèrement frustrée pour écrire un truc aussi pincé.
Et puis mince quoi, When Calls the Heart c’est trop propre. Tout ce qui s’y passe est prévisible et l’on enchaine les moments où l’on tente de nous attendrir (notamment quand sur fond d’une musique légèrement dramatique Abigail nous faire une petite révélation). Lori Loughlin (90210) a plus ou moins ce qu’elle mérite. Ce n’est pas une brillante actrice et elle le démontre encore une fois ici. Je pense que c’est M6 qui sera contente de voir que Hallmark Channel produit des séries qui rempliront à merveille donc catalogue de l’après-midi. Cette production a également un côté tellement déjà vu. Je me souviens de Docteur Quinn Femme Médecin dont j’ai dû sûrement voir tous les épisodes à cause d’M6 qui diffusait les épisodes au moment où je rentrais chez moi après l’école pour déjeuner. Adapté en série par Michael Landon Jr. (déjà à l’origine du téléfilm original) et Cindy Kelley (scénariste de plusieurs téléfilms de la chaîne), on sent la production maison jusqu’aux dialogues pompeux rythmé de cette musique qui, au bout des 40 minutes d’épisode, parvient à nous mettre les nerfs à bout.
Note : 0/10. En bref, soporifique et affligeant.
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