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Critique Ciné : We Are Your Friends (2015)

29 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : We Are Your Friends (2015)

We Are Your Friends // De Max Joseph. Avec Zac Efron, Emily Ratajkowski et Wes Bentley.


Zac Efron est devenu depuis quelques années un acteur bancale à films plus adultes, même si les gamineries assez fun de Nos Pires Voisins ont aussi fonctionné pour moi. Max Joseph, homme de documentaire, cherche à intégrer ce qu’il connaît dans son premier long métrage de fiction. En effet, à plusieurs reprises, We Are Your Friends va plus ou moins être un documentaire sur les DJ et la façon dont le mix doit être fait pour séduire pleinement l’audience (le fameux 128 BPM, les variations qu’il y a entre les musiques de la House au Raggae, etc.). La vraie réussite de ce film c’est justement ça, d’être à la fois une sorte de documentaire, de fiction réaliste et de moment proche du psychédélisme (certaines scènes, dont une sous PCP force le respect d’avoir osé quelque chose de stylistiquement intéressant au sein d’un tel film). We Are Your Friends me rappelle un peu l’excellent Spring Breakers même si l’histoire est très différente. Par ailleurs, ce film bénéficie du regard assez intéressant de Max Joseph sur le monde de la musique électronique, notamment le fait que pour faire quelque chose de vrai et authentique, un DJ ne peut pas faire une musique depuis un ordinateur, il a besoin de quelque chose de beaucoup plus organique. Cette plongée dans le milieu de la musique ne peut se faire dans un détour à quelques festivals musicaux : Summerfest à Los Angeles, Coachella, etc.

Cole, un DJ de 23 ans vit dans le milieu de l’électro et des nuits californiennes. La journée, il traîne avec ses amis d’enfance. La nuit il mixe, dans l’espoir de composer le son qui fera danser le monde entier. Son rêve semble alors possible lorsqu’il fait la connaissance de James, un DJ expérimenté, qui décide de le prendre sous son aile…

Dommage cependant que We Are Your Friends n’ait rien de révolutionnaire. En effet, le film ne cherche pas à renouveler le genre ou à faire quoi que ce soit de nouveau sur son apport sur la musique électronique. Je n’ai pas nécessairement appris grand chose pour quelqu’un qui vient du documentaire mais le script reste suffisamment intelligent pour associer l’aspect documentaire avec une histoire entre humour, émotions et divertissement brut. Le destin de Cole est intéressant à suivre, de la fabrication de son premier titre à la création de ce fameux titre. Le film est d’ailleurs un peu facile (on nous dit qu’il fait arrêter de s’enfermer dans ses influences et s’ouvrir à l’extérieur et c’est ce qui va sauver le héros à la fin du film). Max Joseph parvient, au travers de sa mise en scène à faire quelque chose d’assez efficace. Outre l’utilisation assez intelligente des couleurs et des ambiances, il y a un grain un peu suranné sur son film qui vient mettre en valeur la Californie de façon assez intelligente. Le but n’est pas pour autant de faire de la Californie un eldorado. On nous parle du créateur d’Instagram comme d’un héros mais pour s’en sortir ils vont devoir eux faire des choses assez peu reluisantes (notamment voler des gens qui n’ont jamais plus d’argent pour payer les traites de leurs maisons).

Ensuite, pour réussir à film de ce genre là, il fallait une bonne bande originale. C’est là aussi une réussite. Outre le titre de Justice et Simian qui fait office de titre du film « We Are Your Friends », Max Joseph a construit son film autour de plusieurs remix assez intéressants par de jeunes DJ : Gryffin, Tchami, Kygo, ou encore Pete Tong & Kingstown. De ce point de vue là, la bande son est terriblement efficace, avec de très bons choix de titre pour illustrer certaines scènes. Finalement, We Are Your Friends est un film qui profite souvent du spleen de cette Amérique qui croit encore au rêve américain ou qui en tout cas veut tout faire pour passer de l’autre côté de la colline d’Hollywood Hills. Cette jeunesse que veut dépeindre Max Joseph montre qu’il y a encore de l’espoir et qu’il ne faut pas perdre de vue que les Etats-Unis est un pays dans lequel tu peux réussir. D’ailleurs, j’ai trouvé assez intéressant la façon dont est créé le parallèle entre les acteurs et le DJ. On reproche à un moment à Cole qu’il y a trop de DJ en concurrence et qu’il ne pourra jamais sortir du lot mais en parallèle, il va répondre par le fait qu’il y a énormément d’acteurs à Los Angeles également et pourtant, il y a du boulot pour quiconque a du talent, il faut juste trouver la bonne opportunité.

Note : 8.5/10. En bref, rien à redire sur un film qui permet de ne pas oublier l’été.

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