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Critiques Séries : Gotham. Saison 2. Episode 1.

16 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Gotham

Critiques Séries : Gotham. Saison 2. Episode 1.

Gotham // Saison 2. Episode 1. Rise of the Villains : Damned If You Do.


Bruno Heller, le créateur de Gotham continue d’afficher sa vision des choses dans une saison 2 qui n’est pas introduite de la meilleure des façons. Disons que ce premier épisode n’est pas la plus belle des mise en abîme. L’un des premiers problèmes de cet épisode, c’est le fait qu’il s’éparpille autour de tellement de personnages et d’intrigues qui nous perd très rapidement. J’aime bien le fait que la série donne une importance au Joker et que Cameron Monaghan semble donc voué à apparaître de façon un peu plus importante dans la série. J’aime bien l’arrivée de James Frain au casting de la série même si ce dernier incarne un personnage assez cliché et mal introduit. Theo Galavan est donc un personnage qui a du potentiel c’est certain, mais transformer son introduction en une sorte de professeur pour vilains, c’est un peu facile. Disons que je n’ai pas envie de voir Gotham se transformer en une Batman Academy. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais de cette série et je crois qu’elle continue dans la mauvaise direction. Je me demande même si Bruno Heller a lu des avis sur la série et le fait qu’il a terriblement déçu sur la première saison (surtout dans sa façon de gérer les personnages et l’univers). Cet épisode a beau être rythmé, c’est uniquement par l’enchaînement qu’il y a entre les personnages et les intrigues. Il n’y a rien de bien surprenant au delà et c’est bien dommage.

Accessoirement, « Damned if you Do » est peut-être plus pertinent dans sa vision du monde des méchants. En effet, on voit très bien que Gotham semble cette année donner plus de crédit aux vilains. Pourquoi pas car les gentils ne sont pas très intéressants. Je pense notamment à notre héros, James Gordon qui se contente de faire des choses assez médiocres dans son univers assez médiocre. Il ne se passe rien de bien palpitant dans sa vie, ni professionnellement parlant ni même dans sa vie personnelle. Son histoire avec le Dr. Thompkins n’était pas bête au premier abord mais j’ai l’impression que c’est uniquement là pour ratatiner l’action que met en place Gotham dans des scènes d’une mièvrerie à couper la chique à tout le monde. Ce n’est pas que je ne veux pas de romance dans cette série, c’est juste fait de la mauvaise façon. En tout cas, je ne suis pas vraiment d’accord avec ce que la série fait ici, c’est ennuyeux la plupart du temps et cela n’évolue pas vraiment non plus. Nous avons aussi le fameux Penguin.  Ce dernier est maintenant le roi de Gotham et c’est une occasion pour lui d’asseoir assez rapidement sa place au sein de l’univers vilain de la série. Le Penguin n’est pas un mauvais personnage mais il navigue en eaux troubles. Disons que je ne sais pas trop ce que la série recherche avec lui.

Peut-être car il ne se passe rien de bien nouveau pour lui non plus. Le Penguin est tout ce que la série peut faire de plus médiocre par moment, et de meilleur à d’autres. Ici c’est assez correct, uniquement car le personnage est drôle (sans vraiment le vouloir). Dans le registre de la comédie, Gotham peut être assez cocasse par moment, sans qu’elle ne soit construite pour autant comme une comédie. Car là n’est pas le but non plus. James Gordon est toujours à sa recherche, avec la sérieuse envie de l’arrêter. L’une des disparitions les plus problématiques cette année c’est celle de Jada Pinkett Smith. C’est déplorable. Elle était un excellent personnage de la série et maintenant, elle disparaît sans laisser de traces. Si c’était l’un des rares bons vestiges de Gotham, je me demande vers quoi on se dirige cette année avec ce qui reste qui n’est pas toujours des plus reluisant. C’est peut-être là que le petit Bruce Wayne, dans ses aventures façon Goonies avec Alfred pourrait potentiellement devenir intéressant. Si le côté aventure n’est pas très bien utilisé dans cet épisode, cela reste tout de même plein de potentiel. La construction du personnage de Batman ne doit surtout pas être ratée car sinon, Gotham risque de perdre encore plus de téléspectateurs qu’elle n’en a déjà perdu l’an dernier au fil des épisodes (et je pense que la chute qui attend la série cette année pourrait bien être dramatique).

Note : 4/10. En bref, retour en demi teinte.

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