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Critiques Séries : No Activity. Saison 1. BILAN (Australie).

29 Décembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #No Activity

Critiques Séries : No Activity. Saison 1. BILAN (Australie).

No Activity // Saison 1. 6 épisodes.
BILAN


No Activity est une série assez étrange dans le sens où son but n’est pas de parler de grand chose, si ce n’est de la vie des flics et des criminels au jour le jour. On suit donc les personnages ne pas faire autre chose que discuter les uns avec les autres. C’est une série qui n’est rien d’autre que là pour montrer des personnages qui ne font que parler. Cela me fait un peu penser à l’idée de départ de Seinfeld qui était celle de faire une série sur rien, sauf des gens qui parlent. Finalement, Seinfeld s’est avérée être une excellente série et elle parlait de choses intéressantes de façon assez intelligente. No Activity n’est pas Seinfeld mais Patrick Brammall (Galitch, Upper Middle Bogan) et Trent O’Donnell (Review, The Moodys) ont eu une assez bonne idée de départ, pas toujours bien utilisée étant donné qu’il y a des épisodes plus faibles que d’autres mais cela a au moins le mérite d’être vraiment efficace. Lancée sur Stan, un service de streaming australien (la première du genre puisque Netflix n’a pas encore créé de contenu original sur le sol australien), No Activity délivre donc six épisodes d’une sorte de réflexion sur la vie de flics et de criminels dans un monde où ils vont passer beaucoup de temps à parler de leurs histoires et pas à faire grand chose d’autres.

La série suit les différents points de vue lors d’une opération de grande envergure afin de raconter la réalité des flics et des criminels au jour le jour.

Les deux créateurs de la série, aussi réalisateurs, ont tenté de créer une série où rien ne se passe vraiment. Les dealers, en supposant qu’ils existent quelque chose, sont tout de même très forts de par leur capacité à ne pas se montrer, ce qui veut dire aussi que No Activity est intégralement comprimé derrière des conversations en tout genre. C’est sympathique dans un sens mais pas brillant non plus. No Activity était en apparence une série avec laquelle je ne devais pas forcément avoir d’affinités mais je suis forcé de constater que finalement il y a pas mal de choses intéressantes dedans. Les deux créateurs ont été inspiré lors du tournage de The Moodys en se demandant ce qui pourrait bien se passer durant les planques de policiers. Il y a toujours de longs moments où ils attendent et doivent se poser tout un tas de questions, parler de leurs vies, etc. C’est là dessus que s’est basée No Activity, sur ces passages à vide durant lesquels les deux créateurs ont pensé qu’ils pourraient raconter des tas de choses intéressantes. C’est parfois le cas, notamment le premier épisode qui est assez ingénieux à sa façon. Les deux premiers épisodes sont même assez efficaces.

Cela se tasse un peu par la suite, mais le rythme reste présent. Notamment car la série trouve toujours la bonne réplique qui fait mouche et qui sort un peu de certains carcans du genre. Ce n’est pas plus mal. No Activity nous introduit des personnages ennuyés comme Hendy et Stokes qui se retrouvent coincés en planque sans savoir quoi faire. Par ailleurs, chacun des acteurs de la série contribue au processus d’écriture, ce qui permet aussi à la série de donner une impression légèrement plus authentique tout en restant artisanale. C’est aussi l’un des attraits de la série, d’être artisanale d’une certaine façon. Si certains échanges restent assez classiques et attendus, d’autres le sont beaucoup moins. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de vous conseiller No Activity dans le sens où ce n’est pas la série la plus originale du monde mais elle sait rester assez efficace de par son précepte de base. Finalement, parfois les idées les plus bêtes peuvent donner des tas de choses sympathiques même si un travail un peu plus intéressant aurait pu être fait ailleurs.

Note : 5.5/10. En bref, une idée intéressante pas toujours bien utilisée mais cela reste curieux.

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