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Critique Ciné : Chair de Poule, le film (2016)

10 Février 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Chair de Poule, le film (2016)

Chair de Poule, le film // De Rob Letterman. Avec Jack Black, Dylan Minnette et Odeya Rush.


Quand j’étais jeune, Chair de Poule c’était une saga de livres créée par R.L. Stine. Je dois en avoir encore quelques uns dans ma bibliothèque. Puis c’était devenu une série en 1995 qui n’a pas duré très longtemps. Adapter cette saga au cinéma n’était pas si facile dans le sens où il était difficile pour Rob Letterman et les producteurs de savoir quel livre adapter (il y a plus de 200 histoires !). Du coup, plutôt que de faire une histoire pour un film, ils ont inclus plusieurs histoires en mettant R.L. Stine, le créateur, au centre du film. C’était une sacrée bonne idée qui a permis de délivrer un film qui n’est pas sans rappeler les livres Chair de Poule mais aussi les films d’aventures pour enfants des années 80-90 comme Jumanji ou Les Goonies. C’est Darren Lemke (Turbo, Shrek 4 il était une fin) qui s’est collé le travail complexe d’associer toutes les histoires et d’en faire une seule. R.J. Stine, en confiant ses livres entre les mains de Rob Letterman et des producteurs a expressément demandé à ce que l’humour, l’humour et tout ce qui fait le charme de Chair de Poule soit respecté. Rob Letterman (Gang de requins, Les voyages de Gulliver) connaît bien les films pour enfants et a voulu mettre tout ce qu’il savait là dedans. C’est une façon de jouer la carte de la nostalgie, rappelant les films de Joe Dante (Gremlins) et cie avec une ferveur assez étonnante.

Zach Cooper vient d’emménager dans une petite ville, et il a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie... jusqu’à ce qu’il rencontre sa très jolie voisine, Hannah, et se fasse un nouveau pote, Champ. Zach découvre rapidement que la famille d’Hannah est spéciale : l’énigmatique père de la jeune fille n’est autre que R.L. Stine, le célébrissime auteur des bestsellers horrifiques Chair de poule. Plus bizarre encore, les monstres que l’écrivain met en scène dans ses romans existent bel et bien. Stine les garde prisonniers à l’intérieur de ses manuscrits. Mais lorsque les créatures se retrouvent libérées par erreur, Zach, Hannah, Champ et Stine sont les seuls à pouvoir sauver la ville…

En gardant à l’esprit qu’il faut être drôle et savoir terrifier les spectateurs, Chair de Poule fonctionne à tous les points de vue. En assumant totalement une aventure rocambolesque avec des personnages tout aussi fous, le film s’amuse et parvient dans un premier temps à introduire son univers étrange à sa façon. Le premier tiers du film permet donc de cerner qui sont les personnages et de comprendre les enjeux qu’il y a derrière. L’histoire évolue par la suite de façon assez judicieuse, présentant petit à petit les mystères sans jamais tout balancer trop rapidement. Chair de Poule veut prendre le temps de nous préparer et c’est une marque de réussite. Un film qui sait prendre son temps et qui réussit à le prendre, c’est assez rare. Le dernier film d’aventures pour enfants que j’ai vu (Pixels) était ridicule à souhait, pourtant jouant aussi une carte nostalgique mais pas suffisamment bien assumée. En faisant appelle à des maquillages et à des créatures créées pour l’occasion, Chair de Poule parvient à jouer la carte de cette nostalgie ambiante jusqu’au bout. Chair de Poule prend un créneau qui n’existe plus vraiment au cinéma et le bordel général s’apparenterait presque à La Cabane dans les Bois en version plus enfantine.

Côté casting, là aussi les surprises sont plutôt bonnes. A commencer par Jack Black qui avait déjà tourné avec Rob Letterman dans Les Voyages de Gulliver (très médiocre au demeurant), mais qui s’avère être plutôt surprenant dans le rôle de Stine (et accessoirement de Slappy et du garçon invisible, dont il incarne les voix). Mais les enjeux Dylan Minnette (Prisoners, Scandal) et Odeya Rush (The Giver) ne sont pas en restent. Ils parviennent eux aussi à tirer leur épingle du jeu et à nous délivrer une prestation assez efficace. Dans la lignée d’un La nuit au Musée, Chair de Poule est donc un film plein de bonnes petites idées et de monstres suffisamment fous pour nous divertir du début à la fin. Au départ, quand apparaît l’abominable homme des neiges, on a l’impression que cela ne va être qu’une succession de petits monstres de ce genre là que l’on va remettre dans leurs livres. Mais c’est tout le contraire qui se passe. Je pense que Chair de Poule mériterait presque une suite car derrière ce côté parfois un peu inoffensif se cache finalement un film inventif qui donne l’impression de voir l’introduction de quelque chose qui donne envie d’en découvrir plus.

Note : 7.5/10. En bref, un film qui joue la carte de la nostalgie des Gremlins à Jumanji avec brio.

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TedMosby 10/02/2016 18:50

J'ai trouvé ce film très moyen moi, il ne m'a pas rappelé Gremlins comme toi, mais plutot Gremlins 2 qui était complètement raté et bien sur Jumanji vu que c'est en gros le même mécanisme. Je rajouterais des effets spéciaux pas top et une grosse incohérence a la fin d'après moi... 4/10 même si il devrait plaire aux plus jeunes. Mais perso dans le style Jumanji j'avais préféré de loin Zatura a l'époque.

delromainzika 29/02/2016 21:18

Ah j'adore Gremlins 2 perso ^^ Cette tour maudite c'était du grand n'importe quoi mais c'était tellement fun :D