Critique Ciné : Call Me By Your Name (2018)

Critique Ciné : Call Me By Your Name (2018)

Call Me By Your Name // De Luca Guadagnino. Avec Armie Hammer et Timothée Chalamet.


Basé sur le roman de André Aciman et adapté par James Ivory (Chambre avec vue, Les vestiges du jour), le film de Luca Guadagnino (A Bigger Splash) a fait sensation et est un grand aimé de la critique. L’une des forces de Call Me By Your Name ce n’est pas d’être un film gay mais bel et bien d’être une magnifique histoire d’amour, non loin du lac de Côme en Italie dans les années 80. Il fait beau, il fait chaud, ils sont beaux. La lumière est éclatante et les corps brulants s’enlacent et s’aiment. Il y a quelque chose de beau dans ce film et cela va au delà de l’histoire d’amour, car c’est aussi un message fort à une période où l’homosexualité n’était pas acceptée de tous. La discussion entre Elio et son père à la fin du film est l’une des plus belles discussions du film. C’est un beau message de tolérance qui nous invite à aimer encore plus Elio et son désir de liberté, de vivre sa sexualité sans penser à ce que sa famille pourrait penser de lui étant donné que cela ne change jamais le regard qu’ils portent sur lui. Durant plus de deux heures de film, nous sommes alors plongés dans un univers plein de couleurs, de jus d’abricots, de littérature de toutes langues, de festins au milieu d’un verger, etc. Il y a tellement de beaux tableaux que Luca Guadagnino sublime tout au long du film sans faire de chichis.

Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation, et il est proche de ses parents. Sa sophistication et ses talents intellectuels font d’Elio un jeune homme mûr pour son âge, mais il conserve aussi une certaine innocence, en particulier pour ce qui touche à l’amour. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir, au cours d’un été ensoleillé dans la campagne italienne qui changera leur vie à jamais.

Bien d’autres films du genre n’ont jamais réussi à raconter une aussi belle histoire d’amour. Par ailleurs, l’autre force du film c’est Timothée Chalamet, le petit jeune qui incarne Elio Perlman. Alors qu’il est nominé aux Oscars à côté de grosses pointures, il parvient à communiquer tout de suite quelque chose de solaire au spectateur. Son innocence dans le film fait toute la force de son interprétation. La musique a elle aussi toute son importance, que cela soit les morceaux de classique revisités au piano ou « Mystery of Love » ou « Visions of Gideon » qui sont de jolis titres qui s’inscrivent parfaitement dans le côté solaire de ce film. Je n’ai pas encore lu le roman qui traine dans ma bibliothèque, mais je vais réellement me pencher dessus car j’ai envie de me remémorer certains beaux passages de ce film. Ce n’est pas facile de faire un résumé de ce film dans le sens où il se passe tellement de choses durant ces vacances d’été où il n’y a rien à faire à part se baigner, profiter du soleil et dîner avec les rares personnes qui sont encore dans les parages. Cette campagne italienne nous fait forcément passer de bons moments étonnants qui changent de ce que l’on aurait probablement pu imaginer au départ. Finalement, Call Me By Your Name est une belle surprise pleine de poésie.

Note : 10/10. En bref, touchant et rayonnant, une belle histoire d’amour.

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