All Night (Saison 1, 10 épisodes) : la dernière nuit du début du reste de leur vie

All Night (Saison 1, 10 épisodes) : la dernière nuit du début du reste de leur vie


All Night fonctionne sur le principe de la saison qui se déroule durant une journée entière. Comme Worst Week se déroulait sur une semaine au travers de sa première saison, All Night fait la même chose mais avec la journée de la remise des diplômes et la suite qui va suivre. C’est Jason Ubaldi (Youth & Consequences) qui a eu l’idée de cette petite comédie pour Hulu (qui appartient maintenant en grande partie à Disney). C’est aussi l’occasion de revoir Kate Flannery (Meredith Palmer dans The Office) sur le petit écran alors qu’elle avait pour moi un peu disparu entourée de stars de Youtube. L’histoire de cette saison de All Night est classique et n’a rien de très original, mais finalement l’association de toutes ces personnalités de Youtube qui sont complètement différentes (mais complémentaires) rend le tout assez sympathique dans son ensemble. La fin du lycée est une thématique que les américains adorent : de American Graffiti (1973) à Génération Rebelle (1993) en passant par Big Party (1998), il y a un film du genre pour toutes les générations. Mais l’idée d’en faire une série n’est pas toujours ce qu’il y a de plus facile. La série se déroule donc durant une soirée post-remise des diplômes. Il y a un truc très anglais là dedans par moment qui rappelle Bad Education ou encore The Inbetweeners (et d’ailleurs Chanel Celaya, qui incarne Stefania a joué dans un épisode de la version MTV de la série britannique). Ce n’est pas aussi cru, pas aussi fin non plus, mais c’est suffisamment sympathique pour apprécier le tout.

Des lycéens fraîchement diplômés font en sorte d'accomplir leurs rêves pendant la nuit qui suit la remise.

Mais l’actrice que j’ai retrouvé avec le plus grand plaisir c’est Allie Grant, qui incarnait Isabelle Hodes dans Weeds (puis Lisa dans Suburgatory). J’aime beaucoup cette actrice et son côté misfits qu’elle parvient à installer encore une fois très rapidement au détour d’un regard ou d’une ligne de dialogue. All Night n’est pas toujours brillante et se repose bien souvent sur des trucs assez médiocres mais on s’amuse suffisamment pour aller au bout de la saison sans trop le regretter. Ce que je trouve dommage avec All Night c’est le fait que la série n’ose pas suffisamment de choses et se repose donc un peu trop sur ce que l’on a vu ailleurs. Mais il y a des références sympathiques comme une à Dr Strange (1.04) ou encore le « Jell-O wrestling » (1.05) et j’en passe. Les ados de All Night sont donc enfermés du soir jusqu’au petit matin dans un environnement où il est sensé ne pas y avoir d’alcool ou de drogues. Sauf que l’on sait très bien que les personnages sont malins et dès le premier épisode on apprend comment ils vont faire pour passer l’alcool et la drogues au sein de l’établissement sous les yeux de ceux qui vont devoir s’occuper d’eux.

Par moment, All Night traine en longueur et donne l’impression que cette histoire n’aurait probablement pas dû durer plus d’une durée de film. C’est étrange aussi, mais loin d’être une série que l’on n’a pas envie d’aimer. C’est un mélange savoureux de personnages étranges et de situations avec ce qu’il faut d’alcool et de drogues et de choses interdites. Dans le registre des relations entre les personnages, là aussi la série tente d’être un peu plus fun que les autres. Nous avons Deanna, une fille sympathique qui aimerait bien faire de son meilleur ami d’enfance Fig son petit ami, sauf que Fig est plus intéressé par son crush secret, Roni, une jeune reine de la promo dont le petit ami, Oz, a toujours évité d’avoir des relations sexuelles avec elle. Deanna a également peur de perdre sa meilleure amie Cassie pour une autre amie. Mais tout cela ce n’est qu’une partie de All Night car il y a aussi les nerds qui ont des envies complètement différentes et surtout qui vont permettre de faire entrer l’alcool dans l’établissement. Par moment, All Night a un côté un peu old-school qui lui sied assez bien aussi : pas de téléphones portables (confisqués au début), l’alcool est la seule drogue dans les parages et tous les groupes de musiques sont presque que des groupes de rock. Finalement, ce n’est pas si mal alors qu’il y a une leçon à retenir plus ou moins de tous les personnages. Que demander de plus…

Note : 5/10. En bref, pas brillant mais suffisamment agréable à suivre pour passer un bon moment.

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