Critique Ciné : Solo : A Star Wars Story (2018)

Critique Ciné : Solo : A Star Wars Story (2018)

Solo : A Star Wars Story // De Ron Howard. Avec Alden Ehrenreich, Woody Harrelson et Emilia Clarke.


Je n’ai jamais été le plus grand fan de la franchise Star Wars mais Star Wars VII était très bien (merci J.J. Abrams) et m’a alors plongé dans cet univers avec l’envie d’en voir plus. Le premier spin off de la franchise, « Rogue One : A Star Wars Story » était honorable. Ce nouveau spin off l’est beaucoup moins. Véritable flop au cinéma dans le monde entier (ou presque), on pourrait presque croire que c’est les problèmes en coulisse qui en sont responsables mais je ne suis pas sûr non plus. Au départ réalisé par Phil Lord et Chris Miller, les deux ont quitté le navire en cours de tournage (pour des problèmes créatifs) et c’est Ron Howard, qui entre toujours dans les moules que les producteurs lui donnent, qui s’en occupe. Du coup, Ron Howard aurait alors retourné presque de 80% du film, ce qui a engendré des coûts supplémentaires inutiles. Avec une histoire comme celle de Solo : A Star Wars Story, il n’y a pas de quoi sauter de joie. Disons que le film est particulièrement long à la détente et a alors un peu de mal à surprendre. Je pense que l’erreur ici est de faire constamment des efforts (sûrement imposés par Disney) pour que le film puisse plaire aux plus jeunes générations, ce qui nous éloigne de ce qui fait un peu l’intérêt de cette franchise mine de rien.

Embarquez à bord du Faucon Millenium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.

On perd donc la notion de magie des étoiles, mais quand on se retrouve avec un film aussi long, on est en droit de se demander ce que celui-ci peut réellement faire pour sauver sa peau. Certains moments sont alors très décevants et pourtant, ce qui est paradoxal là dedans, c’est que certaines scènes sont pleines d’idées et d’inventions visuelles qui permettent de se dire que finalement on n’a peut-être pas totalement perdu notre temps. Reste probablement sûrement ce dernier acte du film qui est la partie la plus digeste (et la moins digeste reste le premier acte d’exposition). Ce projet était prometteur mais Disney a encore une fois dû mettre son grain de sable là dedans et à la fin on se retrouve avec un truc qui n’a pas grand chose à voir avec ce que j’aurais imaginé de la part d’une telle franchise. Mais Solo : A Star Wars Story symbolise parfaitement ce que je pensais de Star Wars jusqu’à ce que J.J. Abrams vienne s’occuper de son retour sur grand écran il y a quelques années de ça. Le film manque aussi d’humour (et ce n’est pas Chewbaka qui va changer grand chose), de moments qui apportent une vraie liberté aux personnages, et ce grand spectacle voulu devient rapidement lassant.

Note : 4/10. En bref, un divertissement un brin ennuyeux, en partie sauvé par son dernier acte. Rien de neuf sous le soleil de Star Wars.

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