Critique Ciné : Wonder Woman 1984 (2021)

Critique Ciné : Wonder Woman 1984 (2021)

Wonder Woman 1984 // De Patty Jenkins. Avec Gal Gadot, Chris Pine, Kristen Wiig et Pedro Pascal.

 

J’avais hâte de voir Wonder Woman 1984. Je voulais le voir au cinéma, découvrir un film de super-héros qui me donnait envie étant donné que le premier Wonder Woman était une très bonne surprise. Wonder Woman 1984 est aux antipodes de ce que le premier film pouvait représenter. Ce que je trouve dommage avec Wonder Woman 1984 ce n’est pas tant le manque d’action au premier abord mais plutôt le fait que Gal Gadot est une ombre dans le film. C’est sensé être elle Wonder Woman et pourtant, elle est tellement absente de cette aventure que l’on n’a pas l’impression de voir l’histoire de Diana Prince mais des morceaux de film imbriqués les uns avec les autres. Tout commence comme un épisode de Ninja Warrior sur Themyscira (une scène que Warner voulait couper) et qui a de quoi déjà donner le ton sur la façon dont Patty Jenkins veut mettre le tout en scène. C’est laid et les effets spéciaux voulaient peut-être rendre hommage aux films de super-héros des années 80 (je pense aux Superman avec Christopher Reeve) mais c’est un échec. Tout cela nous ramène rapidement en 1984 lors d’un braquage dans un centre commercial. Là aussi cette scène voulait être coupée par Warner mais elle introduit l’intrigue. Cependant, à mes yeux j’ai eu l’impression de revoir l’épisode pilote de Wonder Woman abandonné par NBC dont les effets spéciaux n’étaient pas terminés (ou pire… le remake de Charlie’s Angels pour ABC).

 

Suite des aventures de Diana Prince, alias Wonder Woman, Amazone devenue une super-héroïne dans notre monde. Après la Première guerre mondiale, direction les années 80 ! Cette fois, Wonder Woman doit affronter deux nouveaux ennemis, particulièrement redoutables : Max Lord et Cheetah.

 

Une fois que l’on nous offre deux scènes comme celles-ci, je dois avouer que je n’étais pas serein quant à la suite du film. J’ai beaucoup d’admiration pour Gal Gadot et elle tente tout au long du film de faire quelque chose du peu de scénario qu’elle a entre les mains ou de faire en sorte d’exister dans un film qui donne souvent l’impression de ne pas vouloir d’elle. Mais il faut aussi rappeler que la scène du supermarché est l’une des trois scènes d’action importantes du film (oui, il n’y en a que trois dont ce truc dans un centre commercial). Wonder Woman 1984 tente le pot-pourri, ajoutant de la comédie au travers de son vilain qui en fait des caisses. Pedro Pascal qui se transforme en pierre à voeux c’était plus hilarant que sérieux, ce qui n’aide pas à se laisser prendre au jeu de son aventure. Mais l’acteur est de partout et je me demande s’il n’est pas mieux sous un casque (The Mandalorian) que quand on voit son visage de monolithe aux expressions qui partent dans des délires que seul lui à l’air de comprendre. Ensuite nous avons… Steve. Outre le fait que les Escalators ont été inventés à la fin du XIXe siècle, les anachronismes qui tentent d’être amusants c’est à un moment assez lourd.

 

Le message de Wonder Woman 1984 est clairement de parler de la cupidité et de ses dangers. La morale est d’ailleurs capilotractée par la voix de Gal Gadot. Cependant, cette scène aurait pu créer de l’émotion et elle ne fait rien de tout ça. Car toutes les scènes de ce genre là en font des caisses et les dialogues, la mise en scène, le rythme tout cela tombe dans des méandres que je n’aurais jamais cru possible. Tout au long du film, je me suis dit qu’il y avait un espoir que Wonder Woman 1984 devienne quelque chose d’autre qu’un film ringard. Tout cela m’amène à dire que Zach Snyder est responsable du premier film et que Wonder Woman 1984 a clairement été laissé entre les mains de Patty Jenkins. Cette réalisatrice a le mérite d’avoir réussi à être derrière la caméra d’un film comme Wonder Woman, notamment pour son côté très engagé pour les femmes sauf que Wonder Woman 1984 vient ruiner tout ce que le premier film avait en symbole d’une femme forte. Tout cela car au final, Wonder Woman n’est presque pas l’héroïne de son propre film tant elle donne l’impression d’être absente. Si l’on part du principe que Patty Jenkins voulait faire de Wonder Woman 1984 un film de super-héros comme on pouvait en faire dans les années 80, je me dois presque d’être plus indulgent tant cela peut être un véritable hommage mais je ne comprends pas vraiment quel était le but en cassant tout le travail fait dans Wonder Woman premier du nom…

 

Note : 2/10. En bref, j’avais hâte de voir Wonder Woman 1984 et une fois terminé j’avais hâte d’aller me coucher pour tout oublier et imaginer que ce n’était qu’un cauchemar.

Disponible sur HBO Max aux Etats-Unis. Prochainement en France.

 

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