Critique Ciné : Animals (2023)

Critique Ciné : Animals (2023)

Animals // De Nabil Ben Yadir. Avec Soufiane Chilah, Gianni Guettaf et Vincent Overath.

 

Le titre du film, Animals, fait préférence à une phrase dite par l’un des prévenus lors du véritable procès : « On s’est comporté comme des animals », symbolisant à la perfection le niveau zéro d’intelligence de ces hommes qui ont commis un acte de barbarie. Car Animals est inspiré d’une histoire vraie qui a ému toute la Belgique en 2012 : le meurtre de Ihsane Jarfi. Ce dernier avait été embarqué à la sortie d’une boîte gay à Liège avant d’être trainé dans un terrain vague dans lequel il a agonisé d’après le médecin légiste entre 4 et 6 heures. Ce meurtre abominable est donc l’histoire que Nabil Ben Yadir veut nous raconter. Mais avant de lancer Animals, je ne savais rien du film. Il faut dire que le synopsis est mystérieux et l’on ne sait jamais à quoi s’attendre. Mais plus le film avance et plus on comprend ce que l’on est amenés à voir. Si certains verront dans Animals une complaisance envers la violence qui est ici mise en scène, je vois avec Animals une immersion dure qui montre à quel point ces hommes ont été inhumains. 

 

Brahim est un jeune homme, la joie de vivre de sa mère. Un jour il trouvera l'amour de sa vie. il deviendra père de famille et les rendra tous fiers. Un jour, il sera mûr et comblé. Un jour ...

 

Animals ne cherche pas à faire dans la demi-mesure et bien que certains moments très graphiques ne soient pas montré face caméra, il n’y a jamais de complaisance. Il n’y a rien de cool dans Animals, juste une histoire horrible qui m’a glacé le sang. Du début à la fin on a envie de voir Brahim s’en sortir (même si une fois le film terminé, j’ai découvert l’histoire vraie qu’il y a derrière). Animals ne cherche jamais à glorifier les agresseurs mais bel et bien à en faire des personnes qui n’ont aucune humanité, dépourvu de tout sens et de toute intelligence. L’immersion en elle-même est un peu moins intéressante. Visuellement c’est réaliste grâce à l’utilisation de caméras de téléphone dans le champ (où les agresseurs passent ici pour les réalisateurs) mais il n’y a jamais vraiment d’identifier. Animals n’a jamais froid aux yeux. Soufiane Chilah (Black, Dode Hoek) brille du début à la fin de ce film. La joie de vivre du garçon dans les premières minutes du film nous permet de nous attacher à eux et à sa sensibilité. Mais aussi à sa gentillesse innocente qui va le conduire finalement dans les bras de gens sans coeur. Animals est terrifiant et me hante depuis que je l’ai vu. On n’en ressort pas indemne. 

 

Note : 7.5/10. En bref, un acte de barbarie que je ne connaissais pas mais qui méritait d’être mis en scène pour la conscience collective. En espérant que ce genre d’agressions et de tortures disparaissent. 

Sorti le 15 février 2023 au cinéma 

 

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