28 Mai 2025
The Librarians: The Next Chapter // Saison 1. Episode 2. And the Dance of Doom.
The Librarians: The Next Chapter revient avec un deuxième épisode qui plonge directement dans un univers oscillant entre conte surnaturel et intrigue légère. Cette nouvelle aventure continue de poser les bases d’un monde où la magie a réinvesti le quotidien, tout en cherchant à donner une dynamique de groupe à ces nouveaux personnages. Pourtant, malgré quelques trouvailles intéressantes, tout ne fonctionne pas parfaitement, et certains choix laissent un goût d’inachevé. Dès l’ouverture, l’ambiance se veut étrange : une danseuse de ballet s’élance dans la rue avant de se faire percuter par une voiture.
Là où la scène bascule dans l’étrange, c’est que, même inconsciente, ses pieds continuent de bouger, comme si un sort la maintenait en mouvement. Cette image est forte, mais elle laisse une impression étrange, comme si l’histoire cherchait à surprendre sans vraiment développer ce qu’elle veut raconter. Au sein de l’Annex, le cœur logistique de ces nouvelles aventures, Lysa et Connor commencent à prendre leurs marques. L’un se montre curieux et avide de découverte, l’autre reste sceptique, refusant de plonger trop vite dans ce monde surnaturel. Leur opposition apporte un peu de piquant, mais cette dynamique finit par tourner en rond, chaque échange tombant dans le cliché du duo qui se chamaille pour tout et rien.
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Cela donne l’impression que ces deux personnages servent plus à remplir l’espace qu’à apporter une réelle profondeur à l’intrigue. L’arrivée d’Elaine Astolat, gardienne de l’Annex depuis deux siècles, apporte un peu de contexte au monde magique qui entoure les personnages. Son rôle de guide est utile, mais la présentation de ses pouvoirs – notamment sa carte magique qui révèle l’étendue des dégâts causés par l’ouverture du puits magique – semble un peu trop convenue. Cela donne l’impression d’un exposé un peu scolaire plutôt qu’une intégration naturelle à l’histoire. L’épisode bascule ensuite dans une enquête autour de cette étrange danseuse, ce qui permet d’introduire le monde du ballet comme décor principal.
L’idée de lier l’univers de la danse à des forces surnaturelles n’est pas inintéressante, mais le traitement reste superficiel. La mise en scène au théâtre, l’ambiance des répétitions, la rivalité entre la chorégraphe Yelena et la directrice Dame Anna, tout cela aurait pu donner lieu à des moments plus tendus. Malheureusement, les dialogues restent souvent plats, et certaines scènes tombent dans un comique de situation un peu forcé. L’intervention de Charlie, qui se révèle avoir des connaissances en ballet, apporte une note surprenante, mais son intégration dans le groupe reste fragile. Son rôle dans l’épisode est utile sans être marquant : elle navigue entre assistante improvisée et outil scénaristique pour justifier certaines actions, sans vraiment exister en tant que personnage à part entière.
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Cela laisse une impression d’inachevé, comme si les auteurs n’avaient pas encore trouvé comment lui donner de la consistance. Le personnage de Vikram, lui, commence à montrer une autre facette. Après un premier épisode où il semblait un peu trop sûr de lui, il dévoile ici des failles, notamment lorsqu’il se retrouve face à Anna – ou plutôt Lady Midday, la sorcière cachée derrière ces événements. Sa confrontation avec elle offre enfin un moment de tension plus soutenu, et la scène où elle le neutralise laisse présager des difficultés plus grandes pour lui à l’avenir. La révélation que Dame Anna est en réalité Lady Midday, une sorcière cherchant à voler l’énergie vitale des danseurs pour conserver sa jeunesse, arrive sans grande surprise.
L’idée d’une entité maléfique manipulant les artistes pour prolonger sa propre existence est intéressante, mais l’exécution reste bancale. Le plan de Lady Midday, qui repose sur une performance théâtrale capable de drainer la vie du public, avait du potentiel, mais tout se déroule de manière un peu précipitée. L’intrigue se conclut rapidement, avec une solution qui manque de subtilité : Vikram sabote la musique, ralentissant le tempo pour empêcher le rituel de fonctionner. Ce retournement est astucieux, mais il donne l’impression d’une pirouette scénaristique un peu facile, comme si tout devait être résolu en quelques minutes. La disparition de Lady Midday, qui se désintègre en poussière sous les applaudissements du public, laisse un arrière-goût d’inachevé.
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On aurait aimé une confrontation plus marquante, un véritable duel entre le bien et le mal, plutôt qu’un simple sabotage technique. De plus, la disparition de Yelena, vidée de son essence, aurait pu être l’occasion d’explorer des thèmes plus profonds comme le sacrifice ou la perte, mais cela reste à peine effleuré. Au-delà de l’intrigue de l’épisode, ce qui ressort surtout, c’est le manque d’alchimie entre les membres de l’équipe. Lysa et Connor, malgré leurs chamailleries incessantes, peinent à créer une véritable dynamique de duo. Leur opposition systématique finit par lasser, d’autant plus qu’elle repose sur des arguments assez basiques : l’une refuse de croire à la magie, l’autre s’y abandonne sans réserve.
Ce schéma a besoin d’évoluer rapidement pour éviter de devenir répétitif. Charlie reste une énigme. Ses talents de danseuse et sa capacité à improviser sur le terrain sont utiles, mais son passé et ses motivations restent flous. Difficile de s’attacher à un personnage dont on ne connaît presque rien, et ses interactions avec le reste du groupe manquent de profondeur. Seul Vikram semble réellement évoluer. Le contraste entre sa confiance initiale et les difficultés qu’il rencontre face à des menaces plus grandes que prévu commence à le rendre plus intéressant. Il semble prendre peu à peu conscience du poids de sa mission, et sa position de leader devient moins une évidence et plus un fardeau à assumer.
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Ce deuxième épisode laisse une impression mitigée. D’un côté, il est agréable de retrouver l’univers des Librarians, avec ce mélange de magie, d’aventure et de mystère. Mais de l’autre, la structure reste trop prévisible, et certaines scènes manquent d’émotion ou de tension. La dynamique de groupe peine à s’installer, et l’histoire semble avancer sans réel fil conducteur fort. Le méchant du jour est vaincu, mais l’intrigue de fond – notamment celle de Gregor et des forces obscures qui menacent l’équilibre du monde – reste trop en retrait. Il reste à espérer que les prochains épisodes parviendront à mieux exploiter le potentiel de ces personnages et à offrir des arcs narratifs plus aboutis.
L’univers est là, les bases sont posées, mais il manque encore cette étincelle qui permettrait à The Librarians: The Next Chapter de se démarquer réellement. Pour l’instant, le sentiment qui domine est celui d’une série qui tâtonne, qui cherche encore sa voix sans vraiment la trouver. Il sera intéressant de voir comment Vikram évoluera dans son rôle de leader, comment Lysa et Connor réussiront – ou non – à dépasser leurs disputes stériles, et si Charlie finira par prendre de l’épaisseur. Mention spéciale à la présence d’Arielle Dombasle en guest dans cet épisode. C’est bien le genre de trucs auquel je ne m’attendais pas du tout (et qui démontre une fois de plus son manque de talent).
Note : 5/10. En bref, The Librarians: The Next Chapter donne l’impression d’une aventure sympathique mais encore trop timide pour marquer les esprits.
Prochainement en France
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