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Critiques Séries : Hand of God. Saison 1. Pilot.

31 Août 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Hand of God

Critiques Séries : Hand of God. Saison 1. Pilot.

Hand of God // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Ben Watkins (Burn Notice) tente de nous parler de la voix de Dieu. Ce n’était pas un sujet facile, surtout que le but n’est pas de transformer ça en quelque chose de réel mais plutôt comme quelque chose de métaphysique. En tout cas, ce premier épisode met pas mal de temps à accoucher de ce qu’il veut réellement nous raconter. La personnalité d’Harris Pernell on a du mal à la décoder au premier abord, surtout après cette première saison qui m’a énormément étonné. Ben Watkins s’est alors associé à Mark Forster (World War Z, Quantum of Solace) afin de mettre en scène le premier épisode de Hand of God (et c’est aussi la première fois que le réalisateur passe derrière la caméra pour un épisode de série). La mise en scène est léchée et il n’y a rien à redire de ce point de vue là. Le problème vient clairement du scénario qui met un peu trop de temps à se mettre en place alors que globalement ce n’est pas un mauvais premier épisode. Loin de là. Je dirais même que j’ai envie de comprendre ce que tout cela cache, notamment toute cette histoire de secte menée par le révérend Paul Curtis (incarné par Julian Morris - Pretty Little Liars -). Vous pourriez penser qu’il n’y a rien d’excitant dans ce premier épisode à la vue du pitch mais finalement c’est légèrement différent.

Juge peu orthodoxe, Harris Pernell fréquente une call-girl alors qu'il est marié. Un matin, il commence à avoir des visions et entendre des voix. Il pense alors que Dieu s'adresse à lui.

Ce qui fait aussi le charisme de Hand of God c’est avant tout la prestation de Ron Perlman (Sons of Anarchy). On a ici un homme accablé mais qui sait aussi rester ferme. On ne sait pas vraiment sur quel pied danser avec lui, surtout que dans sa cour de justice il se tient comme tous les juges (avec un côté un peu plus piquant bien sûr) mais en dehors du bureau il est bien différent. C’est un personnage que l’on a d’ailleurs envie d’apprécier. Pernell a beau ne pas être parfait, c’est pile poil le genre de héros avec un truc qui finalement fait que cela fonctionne très bien. Sa femme c’est Crystal (incarnée par Dana Delany - Body of Proof -). Cette dernière cache tout un tas de choses et cela colle parfaitement avec l’esprit de l’actrice. J’aime bien quand celle-ci a des trucs à cacher. C’est bien plus amusant. Je me souviens de ce qu’elle avait pu faire dans Desperate Housewives il y a de ça quelques années maintenant. Dans le reste du casting (cinq étoiles !) nous avons Andre Royo (Fringe) sous les traits de Bobo, Garret Dillahunt (Raising Hope) qui n’a pas froid aux yeux afin de changer complètement de registre ici beaucoup plus dramatique ou encore Alona Tal (Supernatural) sous les traits de Jocelyn.

Sincèrement, le casting c’est un vrai sans faute. C’est même ce qui m’a vraiment motivé au début alors que ce premier épisode semblait être un peu trop mou à mon goût. Comme je le disais, il faut un peu de temps pour que Hand of God délivre ce qu’il faut. Le résultat est bien évidemment au rendez-vous et c’est tout ce que l’on pouvait attendre de la part de cette série (ni plus, ni moins). J’aime bien aussi la relation qui se tisse entre Pernell et le révérend. Après tout c’est le genre de relations pleine de sous entendu qui pourrait bien donner un truc un peu plus sympathique dans un futur épisode de Hand of God. J’aime bien aussi toute cette histoire autour de cette femme violée. Sans compter KD, le sociopathe dont toutes les séries un peu judiciaires et/ou policières peuvent rêver (surtout incarné par Garret Dillahunt). Ben Watkins parvient donc à capturer les émotions des personnages et le plaisir du téléspectateur reste donc entier. Marc Forster tente de son côté de mettre tout cela en scène de la meilleure façon qu’il soit et il rend plutôt sympathique l’ambiance de la série. Je pense que tout cela peut devenir une brillante série si seulement Ben Watkins parvient à transformer l’essai dans de nouveaux épisodes.

Note : 5.5/10. En bref, un premier épisode qui met du temps à démarrer mais qui donne envie d’en voir plus.

Critiques Séries : Hand of God. Saison 1. Pilot.

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