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Critique Ciné : Equalizer, la loi pour tous

2 Octobre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Equalizer, la loi pour tous

Equalizer // De Antoine Fuqua. Avec Denzel Washington, Chloë Grace Moretz et Marton Csokas.


Adapté de la série The Equalizer des années 80 de Michael Sloan et Richard Lindheim, Equalizer s’avère être un petit thriller très classique mais avec de suffisamment bons ingrédients pour que l’on passe un agréable moment. C’est Richard Wenk (Le Flingueur, Expendables 2) qui s’est attelé à l’écriture du scénario et il s’y connaît plutôt bien dans les films de ce genre là. Il y a donc tout ce qu’il faut dans cette histoire, malgré quelques longueurs, afin que l’on passe un agréable moment et que l’on n’ait pas l’impression de retrouver trop souvent sa montre. Car c’est important avec un tel film de ne pas ressentir le temps qui passe (sinon, cela veut clairement dire qu’il n’est pas suffisamment bon). Quoi qu’il en soit, Equalizer porte surtout sur le talent de Denzel Washington (Déjà Vu) qui, même s’il commence à vieillir, sait encore très bien manier les armes en tout genre (car même un pistolet à clous peut servir, c’est tout de même fou). La mécanique de ce film ressemble énormément à celle d’une série. En effet, tout est condensé en près de deux heures et c’est clairement ce que l’on aurait pu voir au travers d’un épisode de 45 minutes ou bien d’une partie de saison. Il y a donc tout ce qu’il faut, de la base touchante (la rencontre avec Alina) aux faces à faces avec la mafia russe.

Pour McCall, la page était tournée. Il pensait en avoir fini avec son mystérieux passé. Mais lorsqu’il fait la connaissance de Teri, une jeune fille victime de gangsters russes violents, il lui est impossible de ne pas réagir. Sa soif de justice se réveille et il sort de sa retraite pour lui venir en aide. McCall n’a pas oublié ses talents d’autrefois…
Désormais, si quelqu’un a un problème, si une victime se retrouve devant des obstacles insurmontables sans personne vers qui se tourner, McCall est là. Il est l’Equalizer…

Si Equalizer pouvait très bien être un film complètement barré qui veut nous en mettre plein la vue, c’est loin d’être le cas. Antoine Fuqua (La Chute de la Maison Blanche, L’élite de Brooklyn) a préféré rester plus sobre cette fois et faire un film un peu plus proche de ce qu’il avait pu voir avec Training Day par exemple. C’est plutôt sympathique d’un point de vue de la mise en scène, Antoine Fuqua tente de coller sa patte au film ce qui permet d’y voir une certaine originalité. Le but n’était pas de faire une adaptation linéaire respectant tous les codes de l’adaptation de série au cinéma. Dans son scénario, Richard Wenk ne cherche pas à créer uniquement un grand face à face et nous permet donc de voir petit à petit la pression monter autour du personnage de Robert McCall. Il va donc venir en aide à sa petite protéger mais également se rendre compte qu’il peut venir en aide à d’autres personnes ce qui va nous emmener petit à petit vers le second volet qui est déjà en préparation pour l’année prochaine (ce que l’on peut comprendre vu le succès de ce premier volet).

Comme je le disais, Denzel Washington porte clairement Equalizer sur ses épaules et ce n’est pas plus mal puisqu’il s’en sort très bien. Il nous offre quelque chose d’à la fois touchant, sincère mais aussi de fort. On sent qu’il y a une bête derrière cet homme en apparence gentil qui veut faire le bien pour tout les gens qu’il aime mais aussi qui le mérite. C’est donc forcément le cas de Teri (ou Alina pour les intimes). Chloë Grace Moretz (Si je reste) que est une bonne actrice est bien plus intéressante dans ce petit rôle de prostituée russe que dans la plupart des rôles qu’elle a pu incarner au cinéma depuis l’an dernier (et il y a un sacré paquet de films décevants ou de navets, c’est au choix). Par ailleurs on soulignera l’efficacité redoutable de David Harbour (Manhattan, End of Watch) qui nous offre une prestation assez sensationnelle dans le rôle de Masters. Il fallait bien un méchant de cet acabit là pour faire face à McCall. Le scénario de Wenk n’oublie pas non plus de s’amuser un peu des russes, moquant le fait qu’ils se croient chez eux alors qu’ils ne sont pas en Russie.

Note : 7/10. En bref, un thriller noir efficace.

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