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Critiques Séries : One Child. Mini-series. Pilot.

13 Décembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #One Child

Critiques Séries : One Child. Mini-series. Pilot.

One Child // Mini-series. Episode 1. Pilot.


One Child est une mini-série de Sundance TV avec BBC diffusée en quatre épisodes. Créée par Guy Hibbert (Five Minutes of Heaven, Prime Suspect), nous avons ici l’occasion d’explorer un univers assez efficace qui parvient aussi à renouveler un peu le genre des séries policières de ces dernières années. J’ai donc beaucoup aimé la façon dont est traité le cas, le fait qu’une jeune fille se retrouve à retourner dans son pays d’origine, la Chine, afin de sortir son petit frère de prison et de lui éviter la peine de mort alors qu’il est accusé de meurtre sauvage dans la rue. La façon dont débute l’histoire est déjà passionnante, notamment car l’on nous plonge dans l’ambiance de la Chine d’aujourd’hui. On est donc loin du côté bidonville et ce n’est pas le but de la série. Bien au contraire, on veut nous parler d’une sale histoire qui a touché un garçon qui aurait très bien pu être vous ou moi à son âge. Petit à petit on va donc nous emmener vers le fameux meurtre dont le petit frère ne fût que le témoin avec son meilleur ami. Sauf qu’il a été accusé à tord et forcément, cela ne pardonne pas. En Chine, la peine de mort existe et il risque de mourir si l’on ne fait rien et surtout si l’on ne convainc pas dans un premier temps son meilleur ami de témoigner en sa faveur afin de créer quelques suspicions dans l’affaire et sa résolution aussi facile et simpliste. Je suis certain que cela implique des gens plus hauts placés et qu’il y a anguille sous roche mais l’introduction est réussie et efficace.

Mei, une jeune fille chinoise adoptée par une mère américaine et un père anglais, doit retourner dans son pays d'origine après que sa mère biologique l'eut imploré de venir sauver son petit frère. Mei pourra-t-elle faire face à la famille qui l'a abandonnée et sauver ce frère qu'elle n'a jamais connu?

Ce que j’aime bien dans cette introduction c’est le fait que l’on cherche avant tout à placer les personnages dans un contexte. Dans un premier temps le petit frère puis le meurtre et enfin Mei qui va découvrir petit à petit ce qui s’est passé et qui va donc demander à ses parents adoptifs si elle peut se rendre en Chine afin d’aller rendre une dernière visite à son frère qui pourrait mourir et qu’elle pourrait donc voir potentiellement pour la dernière fois. J’ai déjà certaines idées sur comment One Child veut évoluer au travers de cette histoire et j’ai hâte de découvrir la suite mais en tout cas c’est tout de même une série sacrément efficace. Je n’ai pas décroché l’oeil de l’écran, moi qui m’attendait à voir une mini-série certes policière mais bien plus classique que ça et donc moins originale et entrainante. Car plus le temps passe et plus on a envie d’en voir. Je comprends donc l’envie de certains de binge-watcher des séries car j’ai longuement hésité avant de venir vous parler du premier épisode plutôt que d’aller enchaîner les épisodes suivants (ce que je vais probablement faire afin de revenir vous parler de One Child à l’issue de la saison). Pour en revenir à nos moutons, le personnage de Mei est tout de suite intéressant car il peut là aussi être vous ou moi.

On sent que le soin est apporté afin de faire de One Child une mini-série réaliste, ancrée dans un monde moderne. La façon dont est dépeinte la Chine de 2014 est un choix judicieux. Les décors sont beaux mais aussi intelligemment choisis. On sent que rien n’est fait au hasard dans cette mini-série et c’est en grande partie pour ça que je l’apprécie comme elle est. A la mise en scène on retrouve John Alexander (White Heat, Rogue) qui prouve qu’il maîtrise l’univers du polar de façon assez intelligente. Sa façon de ne jamais brusquer les téléspectateurs tout en gardant en tête le fait qu’il doit y avoir du rythme là dedans, cela me plaît tout simplement. En tout cas, One Child est la preuve que Sundance TV sait très bien choisir ses projets (même si je suis toujours aussi septique vis-à-vis de The Red Road dont la seconde saison sera probablement décisive pour moi, tant la médiocrité de la première était désolante). Ainsi, je me demande vraiment où est-ce que va aller One Child par la suite mais j’ai sérieusement hâte de le découvrir. Outre une mise en scène soignée, une narration fluide et travaillée, un décor savamment choisi, c’est un casting sans faille et notamment pour Katie Leung (que tout le monde connaît probablement sous les traits de Cho Chang dans la saga des Harry Potter).

Note : 8/10. En bref, un contexte, une narration efficace et de bons éléments personnages, un premier épisode réussi.

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