Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Cucumber. Saison 1. Episode 5.

23 Février 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Cucumber

Critiques Séries : Cucumber. Saison 1. Episode 5.

Cucumber // Saison 1. Episode 5. Episode Five.


« Sometimes we take a wrong turn, sometimes we get lost ». Je pense que Henry résume très bien sa propre vie qu’il est plus ou moins en train de faire partir dans tous les sens. Il y a de jolies scènes encore une fois mais après cet épisode Henry ne sera plus jamais le même car à l’issue de cet épisode, c’est la rupture. Henry et Lance vont donc mettre un terme à leur relation. Enfin, Lance va mettre un terme à leur relation. Je pense sincèrement que ces deux là se sont gâchés la vie à ne pas la vivre pleinement en tant que couple bien évidemment. Car s’ils s’aimaient, ils auraient dû s’amuser ensemble et pas chacun dans son coin à s’astiquer le haricot. Non, ce n’est pas comme ça que cela fonctionne un couple, il y a aussi un partage, sexuel. Et Cucumber est presque la réponse à ce problème. La série tente de nous dire que finalement la relation entre Lance et Henry ne pourra jamais changer tant que les deux ne seront pas prêt à changer. La scène dans le coffee shop était donc terrible. C’est une scène qui dure presque 10 minutes, c’est d’ailleurs assez rare de voir ça, mais c’est la scène où Lance annonce que sa vie de célibataire lui a fait pousser ses ailes et c’est tout ce que j’attendais de la part de cette histoire, que les deux se séparent, qu’ils tentent de vivre leur vie.

Car c’est ce qu’ils tentent de faire finalement, de vivre leur propre vie, celle qu’ils n’ont pas eu la chance de vivre auparavant. La relation que Lance a avec Daniel me fait doucement rire, surtout pour cette séquence de branlette où Lance ne pourra rien faire à partir regarder. Je trouve que c’est une relation tout ce qu’il y a de plus terrible qui ne va pas pouvoir l’amener à faire grand chose d’autre. Je suis certain que Lance est encore en train de s’emprisonner, un peu comme Henry mais pour ce dernier les choses sont différentes, il s’est emprisonné dans la jeunesse. Son attirance pour les jeunes et beaux garçons. La scène que Henry partage avec Freddie était à la fois érotique et touchante. C’est presque étrange de voir des scènes qui peuvent à la fois procurer des petits frémissements chez le spectateur et qui peut également nous émouvoir. Car c’est clairement ce qui se passe. Cela a beau être un dialogue où le sexe passe le premier, Cucumber n’oublie pas que le plus important ce sont les personnages et l’impact que chacune des histoires peut avoir sur les personnages. Russell T. Davies fait quelque chose de brillant avec cet épisode mine de rien mais ce n’est pas le seul élément important.

Alice Troughton (Doctor Who) a mis en scène cet épisode de façon très intelligente et dès l’ouverture de l’épisode on a l’impression que les choses sont complètement différente. J’ai adoré l’introduction mais ce que j’ai également adoré c’est la façon dont l’empire de Henry et de son histoire de vidéo va prendre un tournant dramatique. L’idée de Nervous, un jeu qui teste l’intimité physique entre les hétéros pose là aussi les bonnes questions. Celles d’Internet et de ce que l’on peut finalement mettre plus ou moins de nous sur Internet. Ce qu’ils vont rapidement comprendre c’est que « Nervous » est maintenant devenu populaire et que cela n’implique plus du tout que des garçons. L’histoire est bouleversante et permet à Cucumber de démontrer qu’elle n’est pas qu’une série sur des romances gays ou lesbiennes, que ce n’est pas qu’une série sur les problèmes sexuels d’un homme et de sa frustration, mais plutôt une série qui pose des questions aux téléspectateurs et leurs demande de réfléchir avec leur propre morale. Je trouve les messages vraiment beau dans Cucumber et pour le coup, celui de cet épisode était très intéressant. Je me demande vraiment ce que Cucumber va pouvoir faire encore de nouveau par la suite mais elle me fascine toujours autant.

Note : 10/10. En bref, rien que pour Nervous, Henry/Lance et Henry/Freddie je ne peux qu’être émerveillé de voir que Russell T. Davies a compris comment parler d’homosexualité en 2015, tout en restant drôle et touchant à la fois.

Commenter cet article