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Critiques Séries : Tatau. Saison 1. BILAN (UK).

21 Mai 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Tatau

Critiques Séries : Tatau. Saison 1. BILAN (UK).

Tatau // Saison 1. 8 épisodes.
BILAN


Sincèrement, quand je vois l’issue de cette première saison de Tatau, je me demande encore pourquoi j’ai été autant perdre mon temps. Le premier épisode laissait entrevoir un potentiel mais la dernière série de BBC Three est finalement une immense déception qui ne sait pas du tout quoi faire de ses personnages et encore moins de l’univers qu’elle a voulu dépeindre. L’idée de base n’était pas si mauvaise que ça mais disons que l’exécution laisse sincèrement à désirer. Les scénaristes ne savent pas quoi faire des personnages et Richard Zajdlic, le créateur de la série, n’a probablement pas compris lui-même ce qu’il voulait faire de son histoire de base. Au début, cette série c’est un homme qui a des visions de la mort d’une jeune femme dont il est déjà tombé amoureux avant même (ou presque) de l’avoir rencontré. Il se retrouve avec son meilleur ami sur les îles Cook et forcément, ils vont devoir retourner là bas après leurs vacances afin de comprendre pourquoi Kyle avait des visions et surtout pour prévenir de la mort de cette jeune fille qu’il pensait au premier abord avoir rencontré et qu’il n’avait finalement pas rencontré. Déjà, dès le premier épisode, Tatau est une série ultra confuse. On ne sait pas où l’on met les pieds.

Dès le second épisode, Tatau cherche à faire se rencontrer notre très cher Kyle avec celle qu’il aime déjà profondément et dont il ne connaît presque rien. Jusque là, tout semble aller plutôt bien ou en tout cas la série tente de faire évoluer son histoire en restant assez cohérente par rapport aux prémices du premier épisode. Ce n’est pas bête mais sincèrement, on dirait que le scénario ne sait jamais quoi nous raconter. Les choses s’enchaînent sans fluidité alors que les révélations peine à faire de leur effet. Au fil des épisodes, on se rend de plus en plus compte de l’arnaque et je crois que le dernier épisode est le pompon. On a l’impression que Tatau a voulu s’inspirer de Lost avec ce trou qui nous embarque dans un univers fantastique particulièrement mal fichu, sauf que rien ne fonctionne là aussi. C’est sincèrement l’un des problèmes de cette série car Tatau n’arrive jamais à être à la hauteur de ses ambitions. Dotée en plus de ça d’un casting plus que douteux, la série a énormément de mal surprendre car cela part dans tous les sens. La série est difficile à suivre dans tous les cheminements qu’elle tente d’emprunter. J’ai parfois un peu pensé à The Wicker Man sauf que cela n’est jamais arrivé à la hauteur de ce film avec Nicolas Cage (c’est dire l’intérêt de cette mini-série) et ce malgré la référence dans le pilote.

En 8 épisodes (oui, il y en a tout de même huit), il faut s’accrocher. Plus le temps passe et plus Tatau tente de gagner du temps. Le tatouage en lui-même, celui qui est sensé être l’un des éléments les plus importants pour Kyle, apparaît vers la moitié de la saison, ce qui ne permet même pas de nous apporter de bonnes surprises par la suite. C’est assez drôle de voir que BBC Three peut produire de très bonnes comédies britanniques et accessoirement un truc comme Tatau. Je ne comprends pas du tout comment un tel script, aussi confus dès le départ, a pu donner envie aux directeurs de la chaîne d’en commander des épisodes. La qualité de la production est en plus de ça plus que discutable. On se demande même si l’argent utilisé pour produire la série n’est surtout pas passé dans la localisation et rien d’autre. Cela peut être une mini série divertissante par moment, surtout car prise au second degré elle m’a parfois amusé mais globalement c’est un écran de fumée comme on en voit rarement dans ce genre là. Et c’est l’un des plus gros problèmes qu’il soit, surtout actuellement. Enfin, je dis ça… je dis rien. Mais c’est bête d’avoir un point de départ pas si bête que ça, et d’en faire une série aussi fainéante avec des rebondissements aussi rocambolesques et ridicules.

Note : 1/10. En bref, difficilement je suis allé au bout de cette bouillie aussi étrange qu’effarante.

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