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Critiques Séries : Killjoys. Saison 1. BILAN.

30 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Killjoys

Critiques Séries : Killjoys. Saison 1. BILAN.

Killjoys // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


Quand Killjoys a débarqué sur Syfy, je dois avouer que je partais avec tout un tas d’a priori assez négatifs. Le premier épisode ne m’avait pas non plus transcendé mais j’avais décidé de poursuivre l’aventure, sans trop savoir pourquoi. Créée par Michelle Lovretta, créatrice de la très médiocre Lost Girl (dont pour moi le succès reste incompris), Killjoys est une série qui a avait tout l’atout de savoir utiliser ses personnages féminins. C’est forcément une bonne chose et le personnage de Dutch (incarné par Hannah John-Kamen) est un personnage assez étonnant dans le sens où l’on est loin de l’héroïne de Lost Girl et qu’il s’agit d’un personnage tout de suite beaucoup plus appréciable. Par ailleurs, l’intérêt de Killjoys se dessine assez rapidement dans l’univers assez fun de ses personnages. Il n’y a pas grand chose de très surprenant dans cette série, fonctionnant sur une mythologie assez simpliste mais justement, au delà de toutes ces apparences là, le tout fonctionne étrangement bien. A côté d’elle, nous avons John Jaqobis (incarné par Aaron Ashmore), un personnage tout aussi intéressant, notamment pour son côté un peu sarcastique. Le trio de tête est complété par le frère de John, D’Avin (incarné par Luke Macfarlane), lui aussi toujours là pour nous permettre de passer un agréable moment.

Je ne m’attendais pas nécessairement à ce que la série parvienne à nous surprendre et pourtant, en développant la dynamique entre ses trois personnages elle a réussi à faire quelque chose d’assez inattendu. Ils sont ennuyés du Reclamation Apprehension Coalition ou RAC et sont en chasse, encore et toujours. Le but de cette série est de raconter les aventures du RAC, de son statut assez indépendant mais aussi de son plus gros client, The Company, dont la morale reste assez ambigu et qui va donner à toute la saison plus ou moins son rythme. C’est aussi une série qui a su développer quelque chose qui visuellement sort un peu des rangs. La série nous sort la palette de couleurs et à sa façon elle nous offre justement quelque chose d’assez prenant de ce point de vue là aussi. J’aime bien cette vision très colorée de la SF, ce qui change de ce que l’on a pour habitude de voir ces derniers temps. En effet, ces derniers temps le genre semble tirer sur le sombre, les univers très marqués par le noir et les couleurs tristes. C’est presque dommage dans le sens où la SF c’est aussi quelque chose de fun bien souvent qui nous réserve des aventures colorées. Killjoys prend tout cela au pied de la lettre, sortant aussi Michelle Lovretta de son univers assez sombre (Lost Girl) afin de faire des choses totalement différentes (et bien plus passionnantes).

Killjoys prend des inspirations un peu de partout, de Battlestar Galactica à Firefly en passant même par Orphan Black (même si pour le coup, la comparaison avec cette dernière reste presque flou pour moi-même mais j’avais surtout envie de la caser là). Bien que Killjoys fonctionne comme une série procédurale (Grrrrr…), elle parvient tout de même à développer sa propre mythologie tout au long de la saison. C’est un peu comme Firefly dans un sens, avec des chasses, des quêtes et puis une mythologie qui nous permet d’en savoir plus sur les personnages et sur l’univers dépeint. La série parvient aussi à mettre en évidence le côté un peu étrange du système solaire, en parlant de plusieurs espaces, d’espèces, de relations mais elle garde tout de même les pieds sur Terre et surtout à l’esprit que Killjoys doit rester proche des humains pour que l’on se sente attaché aux personnages. A côté de ça, le Quad est quelque chose d’assez complexe, mythologiquement parlant. C’est là aussi que la série trouve son essence et son envie de nous faire découvrir des choses. C’est parfois passionnant, parfois un peu moins mais globalement cela parvient à se tenir et ce n’est pas plus mal. Killjoys a de l’ambition et de la créativité à revendre, même si à l’écran le résultat n’est pas toujours réussi.

Des histoires touchantes se retrouvent alors ensevelies sous des histoires totalement différentes, cherchant à mettre en place l’histoire et les personnages, sans parler de ce que la série ne parvient pas du tout à faire d’un point de vue de ses mystères. Mais bon, on ne peut pas trop en vouloir non plus à la série, elle reste assez agréable dans son ensemble et trouve surtout sur la fin le besoin de prouver qu’elle s’émancipe du reste. A côté de Dark Matter (Syfy), actuellement diffusée aux Etats-Unis et qui aborde le sujet SF sous un angle plus sombre, Killjoys est beaucoup plus intelligente et prouve aussi au travers de ses personnages (notamment sa force féminine) que la SF a un véritable besoin de nouveauté et de fraîcheur. Bien que Killjoys ne soit pas le nouveau Battlestar Galactica ou Firefly, je trouve que l’on est ici en bonne voie, celle qui tend à prouver que finalement Syfy a l’ambiance de refaire honneur au nom qu’elle porte (qu’elle avait tendance à abandonner ces dernières années au profit de séries fantastiques totalement différentes, pas nécessairement plus mauvaises non plus). Avec un casting réussi, des intrigues qui grandissent au fil des épisodes et des cas de la semaine parfois sympathiques, Killjoys s’avère être un parfait petit divertissement sans trop de fioritures. Elle mériterait en tout cas un renouvellement pour une saison 2 que j’ai bien envie de déguster.

Note : 6/10. En bref, une agréable petite surprise.

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