Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Faking It. Saison 2. Partie 2. BILAN.

17 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Faking It

Critiques Séries : Faking It. Saison 2. Partie 2. BILAN.

Faking It // Saison 2. Partie 2.
BILAN


Quand on est une comédie pour adolescents, ce n’est pas toujours facile de se renouveler. Awkward en a fait les frais. Mais étrangement, pour le moment je dois avouer que Faking It a une belle tenue de route. Jusqu’à présent le parcours n’est pas sans fausses notes mais elles sont assez bien camouflées derrière des personnages qui ont encore de belles choses à raconter. Entre humour et émotions, Faking It continue donc son bout de chemin et moi aussi avec elle. Ce que Dana Min Goodman et Julia Wolov, les créatrices de la série ont bien compris avec Faking It c’est qu’il faillait contraire des personnages qui savent rester drôles en toute circonstance car ce n’est pas les éléments les plus dramatiques qui nous font vraiment revenir mais plutôt la capacité qu’a cette série d’être une comédie. Si Awkward a échoué à trouver un équilibre, notamment car elle n’a eu de cesse de se répéter au travers de ses triangles amoureux, je trouve que cette comédie a su échapper aux mêmes erreurs. Au fil des épisodes, elle sait même rester égale à elle-même (et cette saison 2 est même bien plus intéressante que la première si prise dans sa globalité). La première partie était une occasion de faire évoluer les personnages, presque de façon drastique. Notamment Shane qui, en plus d’être un bon élément comique, les scénaristes vont lui donner une relation.

Et quelle relation, celle qu’il entretient avec Duke m’a beaucoup touché car elle sortait un peu du commun. Habituellement, dans ce genre de séries, les personnages homosexuels entretenant une relation sont plus proche des clichés incarnés par Kurt et Blaine dans Glee que de Duke et Shane. Cela reste assez facile d’associer un garçon un peu efféminé à un garçon viril et pourtant, c’est assez rare. D’autant plus que derrière l’histoire de Duke se cachait quelque chose de beaucoup plus intéressant à explorer sur le coming out dans le monde du sport. Duke a été l’un des intérêts de cette saison 2 et ce jusqu’à ce que la série décide plus ou moins de l’abandonner en cours de route (dans l’épisode « Boiling Point » 2.15). Le charme de cette relation est forcément celle en laquelle je suis sensé me reconnaître et pourtant, mon personnage préféré c’est Liam. Il a beau incarner par moment une sorte de cliché de la série pour adolescent (impossible de ne pas penser à Matty par exemple), je trouve qu’il y a là aussi des idées beaucoup plus adultes qui sortent de ce personnage et de la réflexion que la série tente autour de lui. Je pense par exemple à son amour pour Karma. La série enchaîne les idées dans la première partie de la saison afin de poursuivre l’aventure de Liam dans la seconde.

Ce n’est pas toujours facile de développer un personnage comme Liam car il incarne un idéal masculin physique pour les téléspectatrices de Faking It, et en plus de ça, il doit développer une intrigue agrippant le téléspectateur jusqu’au bout. Car Liam a beau être mignon, je ne pense pas regarder la série pour cela sinon j’aurais abandonné depuis un sacré bout de temps. Je me suis attaché à ce personnage et à la façon dont le malheur semble par moment le frapper. Le pauvre se retrouve forcément dans une sale situation à la fin de la première partie de la saison 2 mais la seconde tente de gérer les conséquences à sa façon tout en ouvrant de nouvelles possibilités. L’autre intrigue de cette seconde partie de saison c’est la relation entre Amy et Karma. Là aussi les choses ne sont pas forcément facile alors que la première pense que la seconde cache quelque chose, ou encore que les deux personnages se retrouvent dans des situations différentes. Amy doit aider Lauren à se venger de Theo pendant que Karma et Reagan doivent travailler ensemble. Ce n’est pas toujours facile de s’amuser aussi avec ce que chacun peut bien raconter mais l’humour et la tension dramatique s’ajustent parfaitement à la série.

Cela me rappelle tout de même tout le chemin parcouru depuis la saison 1. La relation entre Amy et Karma n’est plus du tout la même mais les deux jeunes filles restent plus ou moins main dans la main. A chaque épisode, Faking It tente de parler aussi un peu plus du futur des personnages notamment quand Amy se pose des questions sur ce qu’elle veut faire. C’est une question typique dans les séries de ce genre là et pourtant, je trouve qu’il y a beaucoup plus de profondeur dans le traitement. On n’a pas l’impression que Faking It enchaîne tous les carcans du genre mais délivre sa propre vision des choses à elle, pas copiée sur une autre série pour adolescents qui a déjà pu faire cette intrigue des dizaines de fois auparavant. Quant à l’histoire personnelle de Liam (notamment quand il pense avoir retrouvé son père) apporte un coup de fouet à la saison. Je ne pense pas que Faking It avait besoin de ça ou en tout cas pas de cette tension dramatique là mais elle reste la bienvenue car la réflexion est là aussi beaucoup plus adulte. Même quand Lauren et Amy pense que l’un de leurs parents ont une relation extraconjugale. C’est pour ce genre de choses que j’aime Faking It, car elle ne cherche pas à utiliser tous les poncifs et tente de faire des choses intéressantes avec des idées pourtant très simples et classiques.

Au fil des années, Faking It a appris à ne pas être qu’une comédie mais aussi à rester une série touchante, mignonne et intelligente. Des épisodes comme « Boiling Point » par exemple élèvent un peu plus l’idée qu’ils ont derrière la tête. Toute l’histoire du bal de la promo est elle aussi très importante et implique tout un tas de choses différentes. Je me demande ce que la saison 3 va bien pouvoir raconter l’année prochaine mais je suis très curieux de le découvrir. La série a su démontrer au fil des épisodes qu’elle avait de bonnes idées et une bonne façon de les mettre en scène. Si Faking It a tendance à passer un peu à l’as quand on parle des séries pour ados, je pense qu’elle mériterait d’être beaucoup plus appréciée. De plus, l’alchimie entre Rita Volk et Katie Stevens est une raison supplémentaire de s’attarder sur une petite comédie qui évolue sans prétention aucune. Ainsi, Faking It est une série originale, qui brosse le portait de personnages originaux dans un monde original. Et pourtant, la base même de cette série reste assez classique.

Note : 7/10. En bref, belle seconde partie de saison pour une série originale qui cherche à le rester.

Commenter cet article