Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Flaked. Saison 1. BILAN.

17 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Flaked

Critiques Séries : Flaked. Saison 1. BILAN.

Flaked // Saison 1. 8 épisodes.
BILAN


Sincèrement, quand Flaked a débarqué je dois avouer que je ne m’imaginais pas cette série de cette façon. Mais je ne savais que très peu de choses sur cette série à ce moment là et malgré un premier épisode médiocre, j’avais entrevu énormément de potentiel là dedans pour que l’ensemble porte véritablement ses fruits. Mais d’un autre côté, la suite de la saison n’a pas nécessairement délivrée. On retrouve alors Will Arnett, un acteur que j’aime beaucoup et qui n’a pas toujours été très chanceux depuis la fin d’Arrested Development. Je me souviens de l’échec de Running Wilde que j’avais beaucoup aimé malgré ses défauts. Je pouvais donc apprécier Flaked, sa nouvelle création personnelle, sans trop de problèmes. Derrière un ton assez grave et une ambiance au grain se voulant réaliste, nous avons donc une série qui tente de raconter quelque chose sans semble t-il aller au bout des choses. Durant une bonne partie de la saison 1, Flaked se présente comme une série proche de ce à quoi Netflix nous a habitué avec ses dramédies ces derniers temps : Master of None, Love, l’envie d’explorer la grande dépression qui touche le monde entier actuellement. C’est une idée judicieux, prenant en plus de ça pour paysage un décor familier et des personnages tout aussi classiques qui évoluent donc dans une histoire sans fioritures.

Un peu comme la déception que j’ai ressenti avec Love (et ce même si cette dernière s’est révélée au fil des épisodes avant d’exploser sur la fin), Flaked n’explose jamais et reste donc statique. Cette série que j’avais imaginé capable d’être à la hauteur des attentes ne pose pas vraiment de questions et se contente donc de faire des tas de trucs qui semblent être uniquement là pour faire jouer le héros. Comme je le disais pour le pilote de Flaked, cette dernière ressemble énormément à Californication sans avoir pour autant les « balls » d’être à la hauteur de la série de Tom Kapinos. En effet, ce que j’aimais dans la série avec David Duchovny c’est sa capacité à être complètement folle en toutes circonstances et à raconter des histoires en conséquence. Oui, le héros est ici aussi très amoureux des femmes ou en tout cas de leur plastique et du plaisir qu’elle peuvent apporter sexuellement. Lui aussi est incapable d’être dans une relation amoureuse longue durée avec la même personne et lui aussi à un comportement auto-destructeur. Mais l’originalité (si l’on peut parler d’originalité) vient plutôt du fait que le héros propose une réflexion sur le monde d’aujourd’hui et le problème dans lequel nous vivons. Love était plus ou moins celui du smartphone et des rencontres, Flaked est le problème de l’oubli, ce sentiment que l’on a de vouloir tout oublier.

Surtout quand la vie ne nous sourit pas vraiment. Avec tout un tas de personnages secondaires développés plus ou moins bien tout au long de cette saison, Flaked tente alors de nous prouver qu’elle en a dans le ventre sans véritablement être à la hauteur pour autant. Arnett incarne donc ce pathos à sa façon, plutôt bien au demeurant. Le fait est que la série pense que le fait que le héros soit auto-centré, qu’il ait pitié de lui-même et qu’il soit un gros con (littéralement) est suffisant pour porter toute la série. Cela aurait pu être le cas mais étrangement, il faut attendre la seconde partie de la saison pour que l’histoire décolle vraiment. Il y a donc tout un tas de choses qui surnagent durant une grande partie de la première partie (de l’épisode 2 à 5, je dois avouer que j’ai eu un peu de mal et puis l’épisode 6 et sa magnifique fin est arrivé). Mais malgré tous les efforts que Flaked semble faire, il n’y a rien de vraiment palpitant pour autant. La réflexion vient cruellement à manquer et les personnages ne sont pas tous très bien développés. Même le héros manque de développement alors qu’il est toujours présent, qu’il est toujours là à nous proposer quelque chose mais ce n’est pas suffisant. Du coup, Flaked est plus ou moins une déception à laquelle je ne m’attendais pas nécessairement. J’avais imaginé au départ être séduit instantanément mais c’est tout le contraire.

Ce que je reconnais cependant c’est que Flaked est bien plus sympathique dans sa seconde partie que dans sa première. Est-ce un signe que la saison 2 sera de bien meilleure facture ? Telle est la question, réponse l’année prochaine bien évidemment, quand Netflix proposera la suite.

Note : 4.5/10. En bref, une déception qui prend la forme d’une série qui ne va pas suffisamment au bout des choses.

Commenter cet article