Christmas Flow (Saison 1, 3 épisodes) : tout le monde ne l'a pas dans la peau

Christmas Flow (Saison 1, 3 épisodes) : tout le monde ne l'a pas dans la peau

Christmas Flow nous plonge dans la rencontre entre un misogyne et une féministe. Sur le papier ce n’est pas une mauvaise idée mais étant grand amateur de fictions de Noël, Christmas Flow est une incursion affligeante pour Netflix France. Une fiction de Noël doit avoir ce côté ultra chaleureux qui donne envie de boire un chocolat chaud devant sa télé, sous un plaid à manger l’intégralité d’une boîte de cookies. Christmas Flow ne parvient pas à créer cet environnement que l’on doit attendre d’une fiction de Noël. C’est jamais chaleureux, jamais pathos comme il se doit et souvent c’est même à se taper la tête contre le sapin. Le premier point qui ne va pas dans Christmas Flow c’est l’alchimie entre les deux héros de l’histoire. Il n’y en a pas vraiment. C’est tellement artificiel que l’on ne croit pas à cette rencontre des opposés. Henri Debeurme (Missions, Ben se fait des films), Victor Rodenbach (Dix pour cent, Perdrix) et Marianne Levy (Ali G) cherchent constamment à tenter des choses. Que cela soit dans les dialogues, les blagues, les moments plus touchants mais cela semble atterrir à chaque fois à côté de la plaque.

 

Quand un rappeur et une journaliste que tout oppose se rencontrent, la magie de Noël opère !

 

Je comprend l’envie de proposer une fiction de Noël française mais l’insertion de musiques Tiktok, de memes, etc dans l’espoir de parler à une génération n’a pas l’impact voulu. C’est tellement mal fagoté que l’on en vient à se demander pourquoi c’est là. L’influenceuse est bête, les féministes sont agressives, les blagues sont lourdes et à la fin on se demande ce que l’on est venu faire dans ce bordel. Il y a dans le troisième épisode un moment de joie intéressant sur fond de La Grenade de Clara Luciani. Mais c’est un court instant au milieu d’un marasmes de choses qui ne collent pas. La série manque aussi d’un brin de folie. Si l’on parle de sujets d’actualité, on pourrait l’entendre avec plus de surprises. Mais le traitement est tellement fait en surface que la série ne prend jamais le temps d’approfondir ce dont elle veut parler. Marcus, notre rappeur tombe sous le charme de Lila dans un grand centre commercial parisien. C’est un point de départ cohérent pour le genre mais l’exécution ne fonctionne pas du tout.

 

Les personnages n’ont jamais le temps de nous offrir ce que l’on est sensé attendre d’eux. Ce n’est donc pas attendrissant et les moments d’émotion que Christmas Flow tente de créer tombent à plat. Le manque de profondeur et cette constante recherche de tout ce qui peut séduire tout le monde n’est pas ce que j’attendais. La série effleure donc ce dont elle veut parler. La mise en scène est elle aussi assez peu originale. Ce n’est pas chaleureux. C’est même assez froid pour une fiction de Noël (et c’est dire car beaucoup de téléfilms de Noël ne sont pas brillants mais ont un charme indéniable). Je pense que la série a été commandée en kit par Netflix et que les scénaristes ont alors tenté de bricoler tout ça en peu de temps pour sortir la série rapidement.

 

Note : 2/10. En bref, une fiction de Noël qui n’approfondi jamais ses personnages et ses sujets. On doit alors se contente du strict minimum et le manque d’alchimie entre les deux héros assène le dernier coup à Christmas Flow.

Disponible sur Netflix

 

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