La Casa de Papel (Saison 5, Partie 2) : un dernier round pour la gloire (series finale)

La Casa de Papel (Saison 5, Partie 2) : un dernier round pour la gloire (series finale)

Comment terminer une série comme La Casa de Papel ? C’est quelque chose de complexe dans le sens où depuis cinq saisons la série est un phénomène inattendu sur Netflix. Lorsque cette dernière a récupéré les droits de la série a une petite chaîne espagnole, personne n’aurait pensé à un tel succès. Pourtant, La Casa de Papel est un succès international et avant de découvrir Berlin en 2023 (le spin off sur l’un des personnages emblématiques de la série), cette seconde partie et fin de la saison 5 est une réussite. Là où la première partie m’a déçu par son manque d’évolution des intrigues, cette fin de saison est une vraie montagne russe. Le rythme s’accélère et ne s’arrête jamais. La Casa de Papel revient alors à ce que l’on avait pu aimer aux débuts de la série (et aussi au début de la saison 3 et son rythme effréné).

 

La série a toujours ses incohérences inhérentes aux débuts mais tout cela passe finalement au second plan. La Casa de Papel parvient ici à donner un sens aux personnages et aux intrigues. En plus de nous révéler enfin l’histoire de l’ex de Berlin et le fils de ce dernier, La Casa de Papel nous amuse en nous embarquant dans des aventures saugrenues (comme lorsque le Professeur et Sierra doivent se cacher dans un canapé pour échapper à la police). Avec quelques références amusantes comme une dernière fois Bella Ciao en version tamtam dans la fonderie improvisée (clairement là pour séduire les fans de la série) et des flashbacks qui certes complexifient le récit mais apportent une certaine forme d’humanité à rappeler les débuts de la série. Avec la mort de Tokyo à la fin de l’épisode 5 de la saison 5, La Casa de Papel se devait de réellement bousculer l’histoire et donner aux autres personnages une vraie place.

 

C’est plus ou moins réussi ici. Notamment le Professeur qui sort enfin de sa tanière (dont personnellement j’en avais un peu marre). Comme lors des deux premières saisons lorsque le Professeur se retrouvait dehors afin de sauver tout le monde, dans cette partie c’est la même chose. La Casa de Papel ne perd plus de temps et les assauts connus dans la première partie ne sont plus ici exploités comme des effets de style là pour dire regardez on a de l’argent on en fait ce que l’on veut. La Casa de Papel aura toujours ses détracteurs mais ici on n’aligne pas les scènes de fusillades interminables qui donnaient l’impression que le scénario n’avançait pas. Alvaro Morte reprend donc la place qui lui est dû dans la série, offrant une présence magnétique sous les traits du Professeur.

 

La Casa de Papel parvient donc à joindre les quelques bouts d’intrigue qui restaient en suspend afin d’offrir un happy end aux personnages. L’idée de lier l’histoire de l’or à la situation économique de l’Espagne était bonne et permet aussi de sauver tout le monde. Quelques retournements de situation sont imprévisibles quand le reste l’est. Mais le côté prévisible de La Casa de Papel n’a jamais été un problème dans le sens où cela a toujours permis de créer des séquences qui s’enchaînent sans temps morts. La Casa de Papel offre donc une conclusion réussie à une série qui méritait bien ça.

 

Note : 7/10. En bref, une seconde partie maîtrisée qui malgré les défauts d’incohérences inhérents à la série elle parvient à offrir un final drôle, touchant et sans temps morts.

Disponible sur Netflix

 

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