Somewhere Boy (Saison 1, 8 épisodes) : The Birth of Daniel F. Harris

Somewhere Boy (Saison 1, 8 épisodes) : The Birth of Daniel F. Harris

Présentée au Festival Série Mania sous le nom The Birth of Daniel F. Harris, elle a été renommée Somewhere Boy. Tout se concentre donc sur Danny, un jeune garçon de 18 ans tout juste qui a été isolé par son père depuis que sa mère est décédée. Il n’était alors qu’un bébé et ne connait pas le monde extérieur. Sauf que maintenant qu’il est majeur, il doit s’adapter au monde. Le point de départ de Somewhere Boy est assez étrange mais c’est aussi ce qui fait le charme de cette nouvelle série Channel 4. Si sa tante Sue l’aide dans la vie quand elle est là, dès qu’il est seul il ne sait pas ce que c’est que de vivre dans ce monde. Il y a donc énormément de scènes étranges mais qui transpirent une véritable poésie. Jusqu’au bout des huit épisodes on est happés par un récit surprenant qui sait toujours quoi faire de ses personnages, de ses dialogues et de tous ces petits moments qui permettent de comprendre le monde à travers les yeux de notre héros.

 

La mère de Danny est tuée dans un accident de voiture alors qu’il n’est encore qu’un bébé. Accablé par le chagrin, son père Steve achète une maison isolée où il enferme Danny qui grandit persuadé que le monde extérieur est rempli de monstres. Mais lorsque Danny atteint l’âge de dix-huit ans, tout son univers explose et il doit s’adapter à un nouveau monde dont il ignorait l’existence. Et trouver le vrai monstre : le meurtrier de sa mère.

 

Somewhere Boy mélange donc savoureusement quelque chose de gothique avec une ambiance de thriller et de drame familial. Le ton de la série est relativement bien équilibré et jusqu’à la fin ne nous lâche jamais. Lorsque l’on ne sait que peu de choses sur Somewhere Boy, on est encore plus surpris. Mais Somewhere Boy fait partie de ces rares séries capables de maintenir sur huit épisodes plusieurs thématiques en proposant de les examiner chacune avec minutie. Personne n’est laissé sur le bord de la route, la série ne laisse rien passer au hasard. On passe son temps à contempler le héros évoluer dans un monde qu’il ne connait et comprend pas. Somewhere Boy passe alors par le traumatisme d’avoir été isolé et de découvrir le monde. Par ces monstres qui dans son univers sont nombreux alors qu’il y a tant de belles personnes à découvrir aussi par la même occasion.

 

Somewhere Boy c’est un peu l’histoire d’un enfant qui découvre le monde mais ici à 18 ans. Il ne connait pas plein de choses (comme de toquer à la porte avant d’entrer dans la chambre de quelqu’un). Mais il ne comprend pas non plus pourquoi il a été éloigné du monde pendant tout ce temps. Tout cela permet de prendre son temps durant huit épisodes à la façon d’un slow burn, un thriller qui cherche à faire ressortir des émotions plutôt que de nous offrir des twists à tous les coins de rue. C’est un genre que j’affectionne beaucoup et qui colle à la perfection à cette série. Chaque épisode nous permet aussi d’en savoir plus sur le passé de Danny. On voit tout cela au travers de flashbacks et les histoires que Steve raconte à Danny permettent de maintenir l’illusion que le monde extérieur est dangereux. Si au premier abord Somewhere Boy apparaît comme une série exigeante est complexe, elle s’avère être plus douce et brutale.

 

Il y a quelques moments plus légers et amusants qui permettent de rire sans rire à gorge déployer. Le but n’est pas d’être une comédie non plus mais de nous attacher à ces instants de vie de Danny.

 

Note : 9.5/10. En bref, magnifique.

Prochainement sur Canal+

 

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K
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