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Critique Ciné : 12 Heures, ou comment kidnapper le temps du spectateur...

24 Juillet 2013 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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12 Heures (Stolen) // De Simon West. Avec Nicolas Cage, Malin Akerman et Josh Lucas.


Nicolas Cage retrouve avec 12 Heures (ou Stolen en VO) le réalisateur de Les Ailes de l'Enfer, le très sympathique Simon West. Plus récemment réalisateur du très bon The Expendables 2, il nous offre ici quelque chose de plus classique mais toujours aussi divertissant et superficiel. Il a fait alors appel à David Guggenheim, le scénariste du très moyen Sécurité Rapprochée pour écrire ce petit film d'action de course contre la montre. Ce que j'adore une fois de plus c'est le fait que Nicolas Cage n'a peur de rien. L'acteur peut jouer dans les pires navets mais il s'amuse comme un fou et c'est surement pourquoi je trouve généralement les films qu'il fait plutôt sympathiques et agréables. 12 Heures n'est pas parfait, et loin des films d'auteur que Nicolas Cage a pu faire des années auparavant mais c'est un divertissement de bonne facture grâce à la personnalité de l'acteur. On voit qu'il est à fond dans son rôle et le pire c'est qu'il est excellent. Peu importe la qualité du scénario ou même du personnage qu'il incarne, Cage est toujours au top de sa forme.

Voleur des plus doués, Will Montgomery sort de prison après avoir purgé une peine de 8 ans. Il n'a qu'une hâte : mettre un terme à son passé de criminel pour passer du temps avec sa fille. Mais son ancien partenaire kidnappe et enferme cette dernière dans le coffre d'un taxi new-yorkais, pour faire chanter Will, qui est alors obligé de s'engager dans une redoutable course contre la montre pour la récupérer. Une rançon de 10 millions de dollars lui est demandée...

12 Heures (ou Stolen) est donc un thriller sympathique mais sans plus. Disons que l'histoire n'est pas terrible non plus. On est donc proche du téléfilm du samedi après midi. Même si la course contre la montre était correcte, grâce à quelques scènes d'action assez bien menée (Simon West s'amuse lui aussi avec sa caméra). Mais globalement cela manque d'ambition et d'envergure. On voit bien que le film ne veut pas aller chercher midi à quatorze heures alors il se contente de nous offrir quelque chose de très mécanique. Efficace mais robotique. C'est cependant un divertissement assez sympathique qui nous permet de passer un bon moment. Cependant, je pense que je préfère encore Les Ailes de l'Enfer (si l'on compare les deux films que Cage et West ont fait ensemble). D'un autre côté, 12 Heures ressemblait pas mal à 60 Secondes Chrono, un autre film avec Cage. Et là encore, c'est ce dernier qui gagne haut la main. Le fait que l'histoire n'ait rien de nouveau et qu'elle ne tente jamais de nous surprend (même le twist final était prévisible et quelques facilités scénaristiques viennent ruiner le postulat de fin).

Côté cast, Simon West s'est donc entouré de son acteur fétiche, héros de son tout premier film en tant que réalisateur : Nicolas Cage. Excellent dans son rôle. Mais il y a également le très bon Mark Valley (Human Target) que je regrette de ne pas avoir vu plus souvent dans le film, Josh Lucas (The Firm) correct et malheureusement beaucoup trop dans la caricature du méchant de service. Et puis il y a aussi Malin Akerman (Mon Comeback) dont je déplore l'exploitation minimaliste également. Du coup, 12 Heures reste du divertissement correct sans sucres ajoutés. Peut être que quelque chose de plus nerveux et surtout de plus frais que ce sentiment de réchauffé m'aurait beaucoup plus plu. Mais cela reste malgré tout un film qui permet de passer le temps un dimanche après midi si l'on n'a pas grand chose à voir à côté. Je pense que vous pourrez très bien passer un bon moment vous aussi si vous êtes fans de Nicolas Cage qui plus est.

Note : 5/10. En bref, décent mais pas exceptionnel, un film qui vaut surtout pour Nicolas Cage, brillant et toujours au top de sa forme. Le reste fait office de déjà vu et de routine du thriller dominical. Dommage.

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