7 Janvier 2026
High Potential // Saison 2. Episode 8. The One That Got Away: Part 2.
Après la pause des fêtes, High Potential revient avec l’épisode 8 de la saison 2, intitulé « The One That Got Away: Part Two ». Cet épisode reprend exactement là où le précédent s’était arrêté, avec une promesse claire : apporter des réponses sur Rhys, sur le tableau volé, et sur la menace qui plane autour de Roman et d’Arthur. Sur ce point, la série tient plutôt bien son engagement, même si tout n’est pas aussi limpide qu’on pourrait l’espérer. Contrairement à l’épisode 7, qui donnait parfois l’impression de s’éparpiller, cet épisode 8 se concentre majoritairement sur l’affaire en cours. Et pour une fois, ce choix fonctionne. Il fallait conclure l’arc autour du Rembrandt et de Rhys, et la série prend le temps de le faire sans précipitation excessive.
Le face-à-face intellectuel entre Morgan et Rhys est clairement le cœur de l’épisode. Leur relation repose moins sur l’attirance que sur un jeu permanent de faux-semblants. Aucun des deux n’est dupe, mais chacun fait semblant de l’être. Cette dynamique rappelle ce que High Potential réussit le mieux depuis le début de la saison 2 : des confrontations basées sur l’observation, l’instinct et la manipulation douce plutôt que sur l’action brute. Cela dit, le dénouement laisse un goût mitigé. Morgan choisit de laisser Rhys partir après qu’il a rendu le tableau à sa véritable propriétaire. Sur le fond, le geste peut se comprendre. Sur la forme, il interroge. Rhys n’est pas un simple justicier désintéressé, et la série entretient volontairement ce flou moral.
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On sent que ce personnage n’a pas fini de graviter autour de Morgan, et ce n’est probablement pas anodin. Ce qui rend Rhys intéressant, ce n’est pas tant son rôle de voleur que ce qu’il renvoie à Morgan. Il agit hors du cadre, suit ses propres règles, et refuse l’autorité classique. À bien des égards, il lui ressemble. Et c’est sans doute pour cela que leur relation, même brève, fonctionne à l’écran. Mais justement, cette proximité souligne aussi pourquoi il ne peut pas être une option durable pour elle. Là où Karadec incarne une forme de stabilité et de cadre, Rhys représente le chaos maîtrisé. Séduisant, oui, mais difficilement compatible avec ce que Morgan tente de construire depuis le début de la saison.
S’il y a bien un personnage qui sort renforcé de cet épisode, c’est Karadec. Sa confiance envers Morgan est totale, presque instinctive. Il n’a pas besoin de preuves immédiates pour la croire, et surtout, il accepte de prendre des risques professionnels pour la soutenir. Ce positionnement est d’autant plus marquant qu’il contraste avec son attitude en début de saison, où il incarnait le respect strict de la hiérarchie. Ici, il choisit clairement Morgan plutôt que le règlement. Ce glissement est cohérent avec l’évolution de leur partenariat, et rappelle ce qui faisait la force de certaines intrigues de la saison 1 : une confiance construite dans l’action, pas dans les discours.
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Face au capitaine Wagner, Karadec agit avec retenue mais fermeté. Il ne cherche pas l’affrontement, mais il ne recule pas non plus. Cette posture donne de l’épaisseur au personnage et équilibre bien une Morgan parfois trop impulsive. L’autre point fort de l’épisode réside dans l’arc autour d’Arthur. Pour la première fois depuis plusieurs épisodes, le danger lié à Roman devient tangible. Arthur n’est plus un simple détenteur d’informations floues : il est directement menacé. Sa disparition en fin d’épisode marque un vrai tournant. Contrairement à certains cliffhangers précédents, celui-ci fonctionne parce qu’il repose sur une inquiétude déjà installée.
On comprend désormais que le contenu du sac de Roman dépasse largement le simple mystère narratif et qu’il met en danger des innocents. Cette intrigue rappelle ce que la série faisait bien en début de saison 2 : entremêler les enquêtes policières avec des enjeux personnels concrets, sans chercher à tout résoudre trop vite. Si cet épisode 8 est globalement plus solide que le précédent, il met aussi en lumière les hésitations de High Potential. La série avance, mais parfois à petits pas. Certains personnages secondaires, comme Daphne et Oz, restent encore trop en retrait, alors même que la saison est bien entamée. Malgré tout, cet épisode redonne une impulsion bienvenue après un épisode 7 plus frustrant.
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Il ne révolutionne pas la série, mais il recentre les enjeux et rappelle pourquoi High Potential fonctionne lorsqu’elle mise sur ses personnages plutôt que sur des twists artificiels. La suite de la saison devra maintenant transformer cette tension en véritable progression narrative. Et surtout, répondre à une question devenue centrale : jusqu’où Morgan est-elle prête à aller pour protéger ceux qui comptent pour elle, même si cela signifie franchir des lignes qu’elle critiquait encore récemment ?
Note : 6/10. En bref, si cet épisode 8 est globalement plus solide que le précédent, il met aussi en lumière les hésitations de High Potential. La série avance, mais parfois à petits pas. Certains personnages secondaires, comme Daphne et Oz, restent encore trop en retrait, alors même que la saison est bien entamée. Malgré tout, cet épisode redonne une impulsion bienvenue après un épisode 7 plus frustrant.
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