22 Mars 2026
Après On l’appelle Trinita, me voilà plongée dans la suite. Encore une fois, merci à Rimini Editions de faire revivre ces classiques du cinéma sur des supports physiques. On ne souligne pas suffisamment le fait que c’est une excellente nouvelle pour les collectionneurs.
Ca parle de quoi ?
Trinita et Bambino font une promesse à leur père sur le point de mourir : ils deviendront de vrais bandits et leurs têtes seront mises à prix. Mais ce n’est pas si simple : leur bonne nature va les amener à prendre la défense de moines menacés par des hors-la-loi.
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Sorti dans la foulée du triomphe de On l’appelle Trinita, On continue à l’appeler Trinita s’impose comme l’un des plus grands succès populaires du cinéma italien. Porté par l’alchimie unique entre Terence Hill et Bud Spencer, ce second volet a su conquérir un public encore plus large que son prédécesseur, au point de devenir un véritable phénomène en Europe. Mais au-delà des chiffres impressionnants, que vaut réellement cette suite aujourd’hui ? Dès les premières minutes, le film reprend exactement là où le précédent s’arrêtait.
Ce choix de continuité immédiate renforce l’attachement aux personnages et donne l’impression de prolonger une aventure déjà bien installée. Trinita et Bambino, fidèles à eux-mêmes, se retrouvent rapidement embarqués dans une nouvelle histoire faite de malentendus, de combines et de situations improbables. Leur retour dans le giron familial, en plein désert, apporte une touche presque intimiste avant que le récit ne bascule à nouveau dans la comédie d’action. L’intrigue repose une fois de plus sur un quiproquo savoureux : les deux compères se font passer pour des représentants de l’autorité alors qu’ils sont tout sauf des modèles de vertu.
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Ce décalage constant entre leur statut supposé et leur vraie nature alimente une bonne partie de l’humour du film. Ce qui rend l’ensemble particulièrement attachant, c’est que leurs actions finissent souvent par avoir des conséquences positives… même si leurs intentions de départ sont loin d’être héroïques. Cette dimension involontaire du “bien” donne au film une tonalité plus humaine et chaleureuse. Cependant, tout n’est pas aussi fluide que dans le premier opus. Le rythme se montre parfois inégal, avec quelques longueurs qui viennent casser la dynamique générale. Certaines scènes semblent s’étirer davantage que nécessaire, ce qui peut donner une impression de relâchement narratif.
Là où le premier film brillait par sa spontanéité et son efficacité, cette suite prend davantage son temps, quitte à perdre un peu en intensité. Malgré cela, le charme opère toujours grâce à ses deux têtes d’affiche. Terence Hill incarne un Trinita toujours aussi malicieux, agile et charismatique. Son énergie communicative contraste parfaitement avec le flegme de Bud Spencer, dont la force tranquille et les célèbres baffes font toujours mouche. Leur complémentarité reste le cœur du film, et c’est clairement ce duo qui maintient l’intérêt du spectateur du début à la fin. L’humour, plus assumé encore que dans le premier film, s’oriente franchement vers le burlesque. Les situations absurdes, les gags physiques et les jeux de regard s’enchaînent avec une efficacité redoutable.
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Certaines scènes marquent durablement, notamment celles où les deux héros évoluent dans des environnements qui ne leur correspondent pas du tout. Le contraste entre leur comportement et les codes sociaux environnants crée des moments particulièrement savoureux. Le film s’amuse également à détourner les codes du western classique. Fusillades, parties de poker ou figures de bandits sont traitées avec une distance ironique qui renforce le ton parodique de l’ensemble. Cette approche contribue à faire de On continue à l’appeler Trinita une œuvre accessible, même pour ceux qui ne sont pas familiers du genre. Côté action, les amateurs de bagarres devront patienter un peu.
Le film privilégie d’abord l’installation de ses situations comiques avant de proposer une véritable montée en puissance. Le final, en revanche, tient toutes ses promesses avec une longue séquence de confrontation où Bud Spencer et Terence Hill peuvent enfin laisser libre cours à leur talent. Entre coups spectaculaires et cascades impressionnantes, cette conclusion constitue l’un des points forts du film. Les personnages secondaires participent également à la réussite de l’ensemble. Chacun apporte sa touche d’humour et contribue à enrichir cet univers déjà bien fourni. Leur présence renforce le côté vivant et parfois complètement décalé de l’histoire. En ce qui concerne les différentes versions du film, il est intéressant de noter qu’il n’existe pas une édition unique et définitive.
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Selon les pays et les époques, le montage a connu plusieurs variations, avec des scènes ajoutées ou retirées. Cette multiplicité de versions peut surprendre, mais elle témoigne aussi du parcours international du film et de son adaptation à différents publics. Au final, même s’il n’atteint pas tout à fait la fraîcheur et l’équilibre du premier Trinita, ce second volet reste une comédie western extrêmement divertissante. Plus burlesque, parfois moins rythmé, mais toujours porté par un duo mythique, On continue à l’appeler Trinita conserve un charme intact. C’est un film qui ne cherche pas à être parfait, mais qui réussit pleinement sa mission : faire rire et passer un excellent moment.
Et le Blu-ray ?
Si tu aimes les westerns drôles et les duos mythiques, On continue à l’appeler Trinita est un incontournable. Bonne nouvelle : son édition Blu-ray permet de (re)découvrir le film dans de très bonnes conditions, sans le dénaturer. Dès le début, l’image est agréable à regarder. La qualité est nette, surtout sur les visages et les gros plans. On voit bien les détails, que ce soit sur les costumes ou les décors. Le film garde aussi son côté “ancien”, avec un léger grain qui rappelle qu’il a été tourné à l’époque en pellicule. Et c’est plutôt une bonne chose, car ça évite un rendu trop moderne ou artificiel. Les couleurs sont aussi réussies. Elles sont chaudes, naturelles, et donnent une belle ambiance au film.
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Les paysages ressortent bien, tout comme les scènes en intérieur. Les contrastes sont bien équilibrés : les noirs sont profonds sans cacher les détails, et les scènes plus lumineuses ne sont pas trop fortes. Même dans les moments plus sombres, on arrive toujours à bien voir ce qui se passe. Côté son, c’est simple mais efficace. La version originale (en anglais) est claire, même si les voix ont été enregistrées après le tournage, comme c’était souvent le cas à l’époque. Les dialogues restent faciles à comprendre, et il n’y a pas de bruit gênant en fond. Pour la version française, tu as le choix entre deux doublages. Le premier, plus ancien, plaira aux fans de la première heure avec ses voix emblématiques.
Le second est un peu plus moderne, avec des différences dans les dialogues. Dans les deux cas, le son est propre et agréable à écouter. La musique, elle aussi, passe très bien. Elle est entraînante et colle parfaitement à l’ambiance du film, surtout pendant les scènes d’action ou les moments comiques. Au final, ce Blu-ray fait vraiment le job. L’image est propre, le son est clair, et l’ensemble respecte bien l’esprit du film. C’est une très bonne façon de revoir On continue à l’appeler Trinita ou de le découvrir pour la première fois, dans des conditions bien meilleures qu’avant.
Caractéristiques techniques
Durée : 1H47 et 1h51 – Langues : Français et Anglais Dual Mono – Sous-titres : français
Son : DTS HD (Blu-Ray) et Dolby Audio (DVD)
Les montages et versions sonores proposés dans cette édition sont les seuls que nous sommes autorisés
à exploiter en France.
CETTE ÉDITION PROPOSE LE DOUBLAGE FRANÇAIS DE 1972 ET LE DOUBLAGE DE 1982,
RÉALISÉ POUR LA RESSORTIE DU FILM EN SALLES
Suppléments : Le phénomène Trinita (25’20) par Philippe Lombard, journaliste auteur de Les aventures de Bud Spencer et Terence Hill ; Interview inédite de Bud Spencer (2014 - 32’) ; Galerie photos animée ; Film annonce 1972 et Film annonce 1982 - Inclus également 3 photos du film
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