21 Mars 2026
Rimini Editions nous gâte en ce mois de mars avec la sortie en combo Blu-ray + DVD des films On l’appelle Trinita et On continue à l’appeler Trinita. Occasion rêvée pour moi de revoir ces films que je n’ai pas vu depuis des années.
Ca parle de quoi ?
Trinita, cow-boy crasseux mais fine gâchette, se dirige vers la ville dont son frère Bambino, voleur de chevaux, est devenu shérif. Au même moment un homme d’affaires malhonnête et sa bande s’emparent de terres appartenant à une communauté de mormons…
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Sorti en 1970, On l’appelle Trinita reste aujourd’hui une référence incontournable pour tous les amateurs de western spaghetti… mais pas seulement. Ce film réalisé par Enzo Barboni a su bousculer les codes d’un genre jusque-là dominé par des œuvres plus sombres, comme celles de Sergio Leone, pour proposer une approche radicalement différente, mêlant humour, autodérision et scènes d’action décalées. Dès les premières minutes, le ton est donné. On découvre Trinita, incarné par Terence Hill, un personnage nonchalant, malin et provocateur, qui semble traverser le Far West avec une désinvolture presque insolente.
Face à lui, son demi-frère Bambino, joué par Bud Spencer, impose une présence plus brute, plus taciturne, mais tout aussi efficace. Leur complémentarité fait immédiatement mouche : l’un charme et esquive, l’autre cogne et grogne. Une alchimie parfaite qui explique en grande partie le succès du film. Car On l’appelle Trinita n’est pas qu’un simple western. C’est avant tout une comédie qui détourne les conventions du genre avec une légèreté assumée. Là où les duels sont habituellement tendus et dramatiques, ici ils deviennent prétextes à des gags visuels et à des échanges savoureux. Les coups de feu laissent souvent place à des baffes retentissantes, devenues la signature du duo.
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Cette approche, à la fois parodique et respectueuse, permet au film de séduire un public bien plus large que celui des westerns traditionnels. Le scénario, il faut bien l’admettre, reste assez simple. L’intrigue tourne autour d’un conflit classique entre des colons pacifiques et un propriétaire terrien sans scrupules. Mais ce n’est clairement pas l’histoire qui fait la force du film. Ce qui marque, c’est l’ambiance, les personnages et surtout le rythme des interactions entre les deux héros. Chaque scène semble construite pour mettre en valeur leur complicité, avec des dialogues souvent drôles, parfois absurdes, mais toujours efficaces. Impossible d’évoquer le film sans parler de ses scènes cultes.
Parmi elles, celle du repas de haricots est devenue légendaire. Ce moment, pourtant simple en apparence, résume parfaitement l’esprit du film : un mélange de burlesque, de gourmandise et de performance physique. On sent presque l’implication totale de Terence Hill dans cette scène, qui dépasse le simple gag pour devenir un véritable moment de cinéma. Côté mise en scène, Enzo Barboni réussit à conserver l’esthétique du western spaghetti tout en y injectant une touche de dérision. Les plans larges sur les paysages poussiéreux, les gros plans sur les regards et les silences appuyés sont bien présents, mais souvent détournés pour servir l’humour.
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Le résultat est surprenant mais fonctionne remarquablement bien. On reste dans l’univers du western, tout en ayant constamment le sourire. La musique joue également un rôle essentiel dans l’identité du film. Composée par Franco Micalizzi, la bande originale est immédiatement reconnaissable et contribue fortement à l’ambiance générale. Elle accompagne parfaitement les scènes, qu’elles soient comiques ou plus posées, et reste en tête bien après le visionnage. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si elle a marqué durablement la culture populaire. Ce qui frappe aussi, c’est l’impact du film sur le genre lui-même. En introduisant une dimension comique aussi assumée, On l’appelle Trinita a ouvert la voie à une nouvelle forme de western, plus accessible et moins codifiée.
Certains puristes y verront peut-être une perte de sérieux, mais il est difficile de nier l’efficacité de cette approche. Le film ne cherche pas à être réaliste ou profond, il assume pleinement son statut de divertissement. Bien sûr, tout n’est pas parfait. Le rythme peut parfois sembler inégal, avec quelques longueurs, notamment dans la seconde moitié. Certaines blagues peuvent également paraître datées aujourd’hui. Mais ces petits défauts sont largement compensés par la bonne humeur générale et le plaisir évident que prennent les acteurs à jouer leurs rôles.
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Au final, On l’appelle Trinita est un film qui ne se prend jamais au sérieux, et c’est précisément ce qui fait sa force. Il ne révolutionne pas le cinéma, mais il propose une expérience sincère, drôle et chaleureuse. Un classique du divertissement, porté par un duo devenu mythique, qui continue encore aujourd’hui de séduire de nouvelles générations. Si vous cherchez un western différent, accessible et résolument fun, difficile de passer à côté de cette œuvre. Un film imparfait, certes, mais terriblement attachant.
Et le Blu-ray ?
Sorti dans les années 70, On l'appelle Trinita reste aujourd’hui un film culte, surtout grâce au duo mythique formé par Terence Hill et Bud Spencer. Mais cette version Blu-ray vaut-elle le coup ? Bonne nouvelle : oui, sans hésiter. Déjà, côté image, le film est proposé en haute définition (1080p), ce qui permet de le redécouvrir dans de bonnes conditions. L’image est plus nette que sur les anciennes versions, même si on reste sur un film ancien. Les paysages et les décors typiques du western spaghetti ressortent bien, et le format d’origine est respecté. Rien d’exceptionnel, mais c’est propre et agréable à regarder. Pour le son, le Blu-ray propose la version française et anglaise avec une bonne qualité audio.
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Les dialogues sont clairs et la musique ressort bien, notamment la célèbre bande originale de Franco Micalizzi. C’est un vrai plus, car la musique participe énormément à l’ambiance du film et reste facilement en tête. Mais le vrai point fort, c’est évidemment le film lui-même. On l’appelle Trinita mélange parfaitement humour et action. Ici, pas de violence sérieuse : les bagarres sont surtout là pour faire rire, avec des claques exagérées et des situations absurdes. C’est ce ton léger qui rend le film aussi agréable, même aujourd’hui. Les personnages y sont aussi pour beaucoup.
Trinita est malin, un peu provocateur et très cool, tandis que Bambino est plus ronchon et direct. Leur différence crée des scènes drôles et mémorables. Autour d’eux, on retrouve plein de personnages secondaires amusants qui ajoutent encore plus de charme à l’ensemble. Cette édition Blu-ray ne s’arrête pas au film. Elle propose aussi quelques bonus intéressants, comme des petits documentaires qui expliquent l’origine du personnage et le succès du film. C’est simple, mais ça permet d’en apprendre un peu plus.
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Au final, cette version Blu-ray de On l’appelle Trinita est une belle réussite. La qualité est au rendez-vous, le film reste toujours aussi fun, et les bonus sont un petit plus appréciable. Que vous soyez fan du duo ou simplement curieux, c’est une très bonne façon de découvrir ou redécouvrir ce classique.
Caractéristiques techniques
Durée : 1H50 – Langues : Français (doublage 1982) et Anglais Dual Mono – Sous-titres : français
Son : DTS HD (Blu-Ray) et Dolby Audio (DVD)
Les montages et versions sonores proposés dans cette édition sont les seuls que nous sommes autorisés
à exploiter en France.
Suppléments : Aux origines de Trinita (25’20) par Philippe Lombard, journaliste auteur de Les aventures de Bud Spencer et Terence Hill ; Les Raisons d’un succès (27’05’’) par Stéphane Lacombe, responsable éditorial aux éditions Frenezy ; Galerie photos animée. Inclut également 3 photos du film.
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