19 Avril 2026
Monarch: Legacy of Monsters // Saison 2. Episode 8. Separate Ways.
On sentait que ça arrivait, et c’est enfin là. Il aura fallu s’armer d’une véritable patience. Avec cet épisode 8 de la deuxième saison, Monarch: Legacy of Monsters décide de passer la seconde. Après nous avoir baladé pendant des semaines entre souvenirs de famille et traumatismes personnels, la série semble se souvenir qu'elle fait partie du MonsterVerse. Résultat : les Titans reprennent du service, et ça fait du bien, même si tout n'est pas encore parfaitement huilé. Le schéma de l'épisode est plutôt classique. On suit différents groupes qui courent tous vers le même point de rendez-vous. Ça donne du mouvement à l'histoire, mais ça éparpille aussi un peu notre attention.
On passe d'une bande à l'autre sans que le rythme soit toujours constant. Pourtant, le simple fait de voir Godzilla pointer le bout de son museau change l'ambiance. Sa présence est brève, certes, mais elle remet instantanément les pendules à l'heure. Ce n'est plus juste une affaire de secrets de famille, c'est une question de survie planétaire. Ce qui est intéressant ici, c'est que le combat n'est pas juste là pour faire joli. Il met en lumière la façon dont les humains se plantent royalement dans leur lecture des monstres. Prenez le cas de Titan X. On aurait pu s'attendre à une bête féroce de plus, mais l'épisode nous le montre sous un jour différent. Il ne détruit pas pour le plaisir, il protège.
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Ce virage narratif est malin parce qu'il casse le côté binaire du "gentil humain contre méchant monstre". Malheureusement, la série effleure à peine le sujet sans vraiment creuser, ce qui laisse un petit goût d'inachevé. Ce changement de perspective bouscule aussi notre vision de Lee Shaw. Jusqu'ici, on pouvait comprendre son obsession. Mais face à un Titan qui agit par instinct protecteur, l'acharnement de Shaw devient presque dérangeant. Il s'enferme dans une logique de destruction qui le rend de plus en plus rigide. C'est un vrai point fort de l'épisode : nous forcer à nous demander si celui qu'on suit depuis le début n'est pas en train de devenir le vrai problème.
Côté humain, c'est encore un peu en dents de scie. On alterne entre des scènes qui font avancer les pions et des tunnels d'explications un peu lourds. On a parfois l'impression que les scénaristes ont peur qu'on ne comprenne pas tout, alors ils répètent des infos qu'on avait déjà captées. Ça plombe un peu la première partie de l'épisode. Heureusement, le personnage de Cate apporte une nuance bienvenue. Sa connexion avec Titan X reste mystérieuse, mais son envie de comprendre la créature plutôt que de l'abattre crée un vrai contraste avec la brutalité des autres. C'est une piste solide, mais elle arrive un peu tard dans la saison pour être totalement percutante.
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Le vrai coup de théâtre vient de Kentaro. Sa trahison apporte enfin le sel qui manquait aux relations entre les personnages. C’est une rupture nette, une décision motivée par des émotions qui bouillaient depuis un moment. Ça relance l'intérêt pour la dynamique du groupe, même si on aurait aimé que les personnages autour de lui soient un peu plus étoffés pour que le choc soit total. On voit aussi apparaître les prémices d'une menace plus humaine : une organisation qui veut contrôler les Titans. C'est un classique du genre, cohérent avec les films, mais pour l'instant, ça manque de corps. On nous balance de nouveaux visages sans qu'on ait vraiment le temps de s'y attacher ou de les craindre.
Le récit veut voir grand, mais il oublie parfois de consolider ses fondations. Visuellement, on sent qu'il y a eu un effort. Les scènes de Titans sont lisibles, bien cadrées, et même si on n'est pas sur un budget de blockbuster de cinéma, le rendu est très propre pour de la télé. L'action gagne en clarté dans la seconde moitié de l'épisode, et les différentes pièces du puzzle commencent enfin à s'emboîter. Au final, cet épisode 8 fait office de déclencheur. On quitte enfin la zone de confort pour entrer dans le vif du sujet. La série gagne en intensité et ose bousculer ses héros. Il reste quelques faiblesses, notamment des personnages secondaires qui font de la figuration et un rythme parfois haché, mais l'élan est là.
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Tout va maintenant dépendre du final. Les enjeux sont posés, les camps sont dessinés, et il ne reste plus beaucoup de temps pour conclure. Si Monarch arrive à garder cette énergie tout en clarifiant ses intentions, on pourrait finir sur une très bonne note. Mais attention à ne pas se perdre en route : il est temps que la série assume pleinement ses ambitions spectaculaires sans oublier de soigner son cœur émotionnel.
Note : 7/10. En bref, cet épisode 8 fait office de déclencheur. On quitte enfin la zone de confort pour entrer dans le vif du sujet. La série gagne en intensité et ose bousculer ses héros. Il reste quelques faiblesses, notamment des personnages secondaires qui font de la figuration et un rythme parfois haché, mais l'élan est là.
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