12 Février 2014
Pretty Little Liars // Saison 4. Episode 19. Shadow Play.
Autrefois, le film noir était un passage obligé pour toutes les séries pour adolescents. En effet, des séries comme Charmed, Smallville, Supernatural, etc. ont déjà succombé au charme du genre et tout cela pour généralement le meilleur. L’esthétique travaillée, ces épisodes sortent du lot. Certes, il faut apprécier le genre pour en apprécier les épisodes mais je suis un très grand adepte du style et c’est aussi pour cela que j’ai apprécié cet épisode de Pretty Little Liars. Pourtant, cet épisode ne change rien du tout à la mécanique de la série et encore moins au fait qu’ils ne pouvaient pas faire avancer l’histoire. Cette semaine les petites menteuses sont toujours à la recherche d’indices prouvant que Ezra n’est pas quelqu’un de très gentil. Les filles vont tomber sur le journal d’Ali dans le bureau d’Ezra et forcément, les soupçons sur lui ne font que grandir. C’était assez gros tout de même que les filles trouvent ce journal au milieu du bureau d’Ezra alors qu’il a caché pendant tout ce temps sa vraie identité et qu’il a un vrai repère avec tout un tas de trucs étranges sur les filles. C’est la preuve que finalement Pretty Little Liars ne peut pas vraiment s’empêcher de créer des facilités. Ezra aurait pu tout de même se douter que les filles sont sur son dos.
Mais non, il n’a rien fait pour mieux se cacher. Mais tout d’un coup, Spencer commence à rêver qu’elle est dans un film noir et qu’elle cherche des indices afin d’incriminer Ezra. Si l’introduction de l’épisode permet de faire le lien avec le précédent, le film noir apporte une nouvelle lecture de la série. J’ai trouvé ça original et surtout très joliment fait. C’est un risque que de tenter le film noir mais étrangement, cela fonctionne très bien avec Pretty Little Liars. Surtout que le casting de la série s’en sort plutôt bien (sauf Emily comme à son habitude qui ne casse les pieds avec ses histories d’amour à la mord moi le noeud). Spencer, en meneuse d’enquête, a toujours été un personnage passionnant et l’actrice qui l’incarne a toujours su faire en sorte que l’on puisse la prendre au sérieux. Depuis la fin de la saison 3 et son passage à l’hôpital psychiatrique cette actrice me bluffe de plus en plus. Le fait que la série permette d’associer tout un tas de choses autour des personnages et de l’histoire avec une aussi grande efficacité m’a plu. Sans parler du fait que cela permet aussi de voir l’histoire de la saison sous un angle différent.
Ezra incarne un vrai vilain dans cet épisode. Si l’épisode ne change pas grand chose à l’histoire (seul le début se déroulant au présent sert réellement le récit de la saison), il permet avant tout de voir les personnages différemment et de les mettre dans des situations beaucoup plus plaisantes à mon goût. Pretty Little Liars a toujours été une série qui adore rendre des hommages. Elle l’a déjà fait à de nombreuses reprises avec le cinéma d’horreur, il était donc normal de voir la série rendre hommage au film noir. Mon seul regret dans cet épisode c’est la relation entre Paige et Emily. On s’en moque complètement et j’ai l’impression que cela tue plus ou moins certains moments de l’épisode. Joseph Dougherty réalisait par ailleurs ici son premier épisode de Pretty Little Liars. La plastique travaillée de celui-ci permet de voir quelque chose de différent et de plus singulier. En tout cas, cela fonctionne terriblement bien et je ne pouvais pas demander mieux de la part de la série. Reste à voir maintenant où tout cela va nous conduire dans l’épisode prochain où tout va revenir à la normale. Je pense que le but de cet épisode était simplement l’occasion pour Spencer de se rendre compte qu’elle savait déjà tout mais qu’il lui fallait quelque chose pour lier tous ses indices.
Note : 7/10. En bref, un hommage réussi malgré encore une fois certains éléments problématiques (Emily / Paige par exemple).
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