18 Avril 2011
The Killing // Saison 1. Episode 4. A Soundless Echo.
L'écho retentissant de cette pluie bâtante à Seattle est un des bruits qui fait mouche dans cette série. Quand on regarde la bande originale on voit tout de suite qu'il n'y a pas tellement de place pour des musiques pris au hasard dans une playlist iTunes. Non, The Killing offre à ses téléspectateurs la vraie aigreur d'une enquête de terrain, on a presque l'impression de retrouver dans la boue, dans la vase jusqu'au coup pour chercher le ou la coupable. Qui à tuer Rosier Larsen.
C'est toujours la même question que l'on se pose au fond mais une question si redondante que l'on en vient à suspecter tout le monde. J'ai même penser à un moment à Richmond, le candidat maire contre le maire Adams, actuellement en poste. Pour moi, tout le monde est susceptible d'avoir tuer Rosie car avec les petits indices qui s'accumulent, et même si l'on n'est qu'au quatrième épisode, c'est comme si tout le monde avait déjà tuer quelqu'un pour sauver sa peau.
La série joue avec son téléspectateur. C'est d'ailleurs cette tension psychologique qui permet de nous garder en haleine aussi longtemps. En tout cas, c'est fait avec brio. On est comme purgé par l'histoire. Mireille Enos donne vraiment l'impression d'être une enquêtrice, elle n'est pas formatée, ne rentre dans aucun moule. Dans cet épisode on revient un peu en parallèle sur sa relation avec Rick joué par l'excellent Callum Keith Rennie. Ce personnage offre une jolie petite scène qui donne le sourire et fait éclater un peu toute cette bulle de tension qu'il y a dans la série. Le face à face avec le fils de Sarah était un bon moment. On s'attends pas tellement à ce qu'il y est une scène de délire aux parts de gâteau.
Je pense aussi au côté profiling qu'est cette série. On est un peu old-school aussi. C'est très profond. Sarah va au bout de ses pensées, c'est pas haché comme dans les séries policières habituelles. Alors certes, peut être que c'est la longueur de la saison qui veut ça, pour résoudre une enquête habituellement il ne faut qu'un seul épisode dans une série policière. En tout cas c'est tellement bien écrit et soigné que j'ai l'impression de rêver parfois. De me dire mais est ce que c'est vraiment une série et pas un moment que je vis.
J'adore Joel Kinnaman. Son personnage de Stephen Holder est tout simplement parfait. Il est un peu ce genre de flic borderline qui fait un boulot monstre. En tout cas l'acteur est au sommet de sa forme. Aussi bien en interrogatoire que lorsqu'il va suivre un suspect, il est vraiment impressionnant. Il me ferait presque peur. Pour ce qui est de Sarah elle va tenter de trouver de nouveaux indices sur Rosie et découvrir des lettres de Bennett dans la chambre de cette dernière. Alors je ne sais pas trop ce que cela va amener par la suite mais il semblerait que Bennett est un rôle important dans la vie de Rosie. D'ailleurs, la rencontre entre Bennett et Mitch Larsen est assez émouvante en elle même. Très silencieux et donc propice à l'émotion.
Enfin Stan Larsen, le père. Il est lui aussi très touché par la mort de sa fille. La visite pour acheter un cercueil pour leur fille était également un lourd moment. Finalement l'acteur est assez surprenant. On apprend un peu plus du personnage dans cet épisode. Il avait acheté une maison et est impliqué dans quelques affaires criminelles. Peut être de nouvelles pistes pour la suite de la série. Du côté des candidats à la Mairie je trouve que l'on gère plutôt bien les histoires de campagnes et de gros sou. En tout cas on sent qu'il y a des magouilles et bien sûr des ralliements. La politique est traité avec intérêt dans cette série. Au final, l'épisode est également excellent.
Note : 9/10. En bref, la perfection en série est très rare. Voilà un spécimen rare.
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