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Critiques Séries : Doctor Who. Saison 9. Episode 2.

28 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Doctor Who

Critiques Séries : Doctor Who. Saison 9. Episode 2.

Doctor Who // Saison 9. Episode 2. The Witch’s Familiar.


Des Daleks ? C’est toujours une brillante idée. C’est en tout cas ce que la série nous prouve depuis la saison précédente, voire même la saison 7 (Asylum of the Daleks était l’un des meilleurs de l’une des pires saisons). C’était donc brillant comme idée de se concentrer sur les Daleks cette année et le résultat est assez inattendu. Il est vrai que lors du premier épisode de la saison j’ai oublié de parler de Missy. Michelle Gomez est vraiment excellente dans ce rôle. C’est quelque chose que l’on avait déjà vu l’an dernier mais que je retrouve encore une fois cette année. Je suis content car la série démontre qu’elle a encore des idées pour introduire des personnages. Missy fait partie de ces personnages à la fois mystérieux et fascinants qui peuvent apporter un peu d’humour. On ne peut pas dire que de ce point de vue là Steven Moffat ait rien fait car il y a justement des tas de bonnes surprises avec Michelle Gomez. Elle a apporté un vrai plus dans ce double épisode chargé d’introduire la nouvelle saison. Cette nouvelle saison a un enjeu particulier. Dans un premier temps, confirmer tout le bien que j’ai pensé de la saison précédente et des efforts qui avaient été fait avec le Doctor, Clara et accessoirement les autres personnages. Mais c’est aussi une saison qui se doit d’introduire aussi toute une nouvelle histoire.

Doctor Who a besoin de cette nouveauté afin de nous surprendre et de nous offrir quelques bons moments. Missy et Clara c’est peut-être ce qu’il y a de plus étrange au premier abord par exemple mais finalement à l’écran c’est succulent. Steven Moffat a su créer une vraie dynamique féminine dans cette série. C’est quelque chose que l’on voit depuis l’an dernier alors que Peter Capaldi se faisait constamment volé la vedette par Jenna Coleman. Je sais bien que cette dernière a ses détracteurs (et je suis persuadé qu’elle aurait pu faire un très bon Doctor s’ils n’avaient pas opté pour Capaldi) mais je n’ai de cesse de trouver chez ce personnage de vraies idées développées de façon intelligentes. Après une première partie savamment orchestrée, menée de façon à ce qu’il n’y ait rien de véritablement laissé au hasard, Doctor Who reprend les hostilités cette semaine avec une suite tout aussi passionnante. Cet épisode cherche aussi sa propre thématique au travers de sa façon de mettre en scène les Daleks. Les Daleks sont des créatures que je n’ai pas toujours aimé. Disons que Moffat n’en a pas toujours fait de bons épisodes. Je me souviens du très médiocre épisode de la saison 5 qui ne m’avait guère convaincu.

A côté de ça, il y a l’épisode de la saison 7, qui nous offre une vision beaucoup plus intéressante du monde des Daleks et surtout qui donne l’impression que ce n’est pas une petite créature avec une voix reconnaissable. La saison 8 a là aussi changé un peu la direction autour des Daleks en leur offrant une sorte de porte vers quelque chose d’autre, ce que cet épisode poursuit (et que le précédent avait déjà réintroduit). Il est vrai que Steven Moffat a toujours su donner une occasion à certaines de ses intrigues de prouver qu’elles peuvent être beaucoup plus que ce qu’elles ne paraissent. C’est un épisode qui veut nous surprendre mais aussi nous offre de vrais moments de jeu. Le casting de la série se doit d’être utilisé à bon escient et je pense que le face à face entre Davros et le Doctor est l’un des meilleurs que j’ai pu voir depuis un bout de temps. Le truc de ce moment c’est le jeu des acteurs. Peter Capaldi et Julian Bleech sont juste exceptionnels ce qui nous permet de vraiment prendre conscience du fait que Doctor Who ne serait peut-être rien sans son casting. Car le casting a toujours fait beaucoup. A une époque c’était surtout pour les Doctor, maintenant pour des personnages peut-être plus secondaires comme Clara et Missy.

Il y a aussi toujours une voix féminine dans Doctor Who qui tend à rappeler que ce n’est pas une série vraiment macho. Elle a toujours défendu les femmes et ces derniers ont toujours été émancipées. C’est l’une des forces de Doctor Who, de faire de la femme un personnage fort, qui n’a pas besoin d’être soumise à l’homme et cela colle aussi avec le propos actuel, de plus en plus féministe et engagé de ce point de vue là dans beaucoup de séries. Doctor Who a juste été en avance sur son temps (ou presque). Demander au Doctor s’il est un homme bon est tout de même assez filou. Disons que l’on sait pertinemment que le Doctor se pose des questions sur son utilité, sur sa bonté et ce dont il est vraiment capable, s’il est quelqu’un de bien ou pas du tout. Je pense que cette saison va reposer quelques questions fatalistes autour du Doctor et je pense que cela ne peut qu’être une excellente chose. Mais d’un autre côté, c’est une confrontation intense car au delà du jeu, les dialogues sont soignés. On sent que Steven Moffat a mis tout ce qu’il pouvait dans ce moment là de l’épisode afin de sortir le tout du lot. A côté de ça, Skaro, Missy et Clara sont en vie (est-ce étonnant ?).

Mais si Doctor Who a souvent tendance à justifier la survie de certains personnages avec le côté temporel, cette semaine quelque chose de différent est utilisé et le côté de la téléportation par Missy, activée par les lasers des Daleks, cela reste assez ingénieux et une façon de changer un peu les réponses toujours trop faciles de la série sur le sujet de la survie de chacun. Les Daleks ont donc une influence assez forte dans cet épisode et au delà de l’apparition de ces créatures, nous avons également droit à un épisode qui veut les montrer sous un jour différent, comme déjà prouvé par le précédent épisode sur les Daleks que l’on a pu voir l’an dernier qui concluait leur histoire à sa façon. Steven Moffat ne les a pourtant pas laissé de côté, les rappelant à la rescousse dès le double épisode de début de la saison 9 histoire de nous convaincre que finalement Doctor Who a peut-être besoin d’eux plus que l’on n’aurait probablement pu l’imaginer au départ. Finalement, ce nouvel épisode de Doctor Who donne surtout envie de voir la suite. Pour une fois que Steven Moffat rappelle que Doctor Who peut être une série sans fioritures, simple et belle à la fois c’est une occasion en or. Il faut peut-être sabrer le champagne. Je pense que Moffat a aussi compris ses erreurs passées sur la complexité de certaines de ses intrigues (saison 5 et 6) et en revenant à quelque chose de plus accessible, il prouve aussi qu’il a grandi avec ce que les fans ont pu lui reprocher.

Note : 9/10. En bref, beau et simple.

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