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Critiques Séries : Billions. Saison 1. Episodes 5 et 6.

7 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Billions

Critiques Séries : Billions. Saison 1. Episodes 5 et 6.

Billions // Saison 1. Episodes 5 et 6. The Good Life / The Deal.


« Short Squeeze » était assez étonnant en son genre, un épisode qui sortait de certains carcans afin de nous plonger autrement dans la mécanique de la série. J’avais beaucoup aimé, d’autant plus que le retournement de situation fonctionnait bien. « The Good Life » apporte toujours autant de bons éléments mais le tout est utilisé de façon totalement différente. C’est un épisode assez conflictuel dans un sens et puis c’est surtout un épisode dans lequel Bobby tente de consolider les fondations. J’aime bien sa relation avec sa femme et la façon dont cette dernière se rend compte qu’elle est le dernier maillon de la chaîne. Elle s’en rend compte de façon très intelligente et je ne m’attendais pas nécessairement à ce que cela soit fait de cette façon. Elle n’a pas peur de tenir tête à son mari, quitte à ce que cela se termine en une petite séquence de sexe dans la piscine. Bon, la série a un rapport assez fort avec le sexe, peut-être car Billions cherche à montrer aussi que les hommes de pouvoirs sont aussi des hommes accros au sexe. Le personnage de Paul Giamatti est accro au sexe et la série va même l’envoyer dans un club BDSM histoire de rappeler encore une fois ses préférences un peu déviantes.

Je conçois le fait que Billions ait besoin de parler de sexe mais parfois je trouve que justement, cela nous sort un peu trop de ce qui fait l’intérêt de cette série. La déception est forcément de mise par rapport à ça. Mais « The Good Life » est cependant un épisode intéressant par rapport au fait qu’il s’agit probablement de l’épisode le plus important jusqu’à présent. Quand on le prend scènes par scènes, pas forcément de façon globale. Il y a pas mal de choses intelligentes alors que les relations semblent beaucoup plus profondes et naturelles. Cela change des débuts parfois un peu chaotiques qui ne savaient pas forcément comment jongler entre les personnages. Bobby aime bien jouer avec le téléspectateur. Il joue déjà avec tout le monde mais aussi avec nous. Il aime bien prétendre des choses afin de détourner l’attention des autres. L’histoire du personnage dans cet épisode fonctionne donc assez bien dans son ensemble, sans trop forcer non plus. En se jouant un peu des téléspectateurs, le scénario se trouve être légèrement plus fun que l’on aurait probablement pu l’espérer au départ. Tout est d’un coup plus fluide, plus ensoleillé en somme. On n’a plus trop l’impression de suivre chacun des personnages dans son coin.

Billions est donc devenue plus chaleureuse, plus accueillante avec le téléspectateur. Ce dernier a forcément envie d’en connaître plus même si le scénario n’est pas toujours parfait. Il y a une densité qui se développe chez les personnages, grâce notamment aux relations qui se profilent petit à petit, tant d’un point de vue professionnel que d’un point de vue personnel. L’histoire de Wendy par exemple est assez étonnante. Elle change clairement la direction des choses et Billions parvient enfin à nous donner envie d’en voir beaucoup plus sans que l’on ait besoin de réclamer cette envie. L’arrestation de Stearn et le rôle de Wags sont là aussi des moments importants dans une histoire qui n’a de cesse de proposer des choses. On ne peut pas dire que Billions ne propose rien. Au contraire, elle déroule des tas d’intrigues diverses et tente de les connecter les unes avec les autres. « The Deal » était à côté de ça un épisode risqué. Peut-être aussi car il montre comment les conflits de Billions pourraient être mis en place. Il n’y a rien dans Billions qu’une signature ou quelques milliards ne peut résoudre. Il n’y a pas de vies en jeu, et les relations importantes semblent assez solides malgré tous les efforts mis pour nous faire croire le contraire.

Au fond, Billions c’est un peu l’histoire de quelqu’un qui a de l’argent, qui ne sait pas quoi en faire et voilà l’histoire. Bon, c’est un peu plus compliqué que ça mais cela reste assez fun en grande partie car le jeu de la finance aurait très bien pu être complètement raté mais c’est tout le contraire qui s’est passé. Si la fin me laisse curieux, je suis un peu plus septique quant à la façon dont Billions cherche à arriver à ses fins ici. La série manque d’enjeux. C’est un fait et ce n’est pas forcément un défaut non plus. Après tout, Billions n’a jamais créée de promesses sur le sujet. On ne nous a jamais dit qu’il devait forcément y avoir des enjeux et la série s’en sort bien avec ça pour le moment. Le problème c’est que les dangers semblent pouvoir être résolus d’un coup de stylo sur un bout de papier ou bien simplement avec un joli chèque de quelques millions de dollars. Je pense aussi que Billions a envie de parler de choses beaucoup plus intéressantes, notamment du comportement de Wall Street, aussi dangereux soit-il avec l’économie de tout un pays voire même du monde entier. Cela me fait un peu penser à The Big Short, le film sur ceux qui ont vu la crise économique arrivée et qui ont décidé de parier là dessus. C’était un film qui faisait un constat très réaliste sur un monde qui vit d’argent.

Et l’argent les aveugle par rapport au reste. Ensuite, Billions a aussi le désavantage de parler d’investissements, de trading, etc. Ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus mignon ou attachant au monde et étant donné que la plupart des relations personnelles tournent autour du sexe, derrière ce n’est pas facile de s’attacher non plus aux personnages. Mais ce à quoi je me suis attaché personnellement c’est au sujet, à la façon de traiter l’économie. Tant pour la petite critique que Billions semble faire mais aussi un peu plus que ça. Les choses sont encore abstraites pour le moment et j’aimerais bien qu’elles deviennent plus concrètes. Je suppose que cela va arriver prochainement mais le fait est que l’on doit encore attendre. Dommage.

Note : 7/10 et 5/10. En bref, dans l’attente d’un petit plus…

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