Social Distance (Saison 1, 8 épisodes) : confinement anxiogène et pessimiste

Social Distance (Saison 1, 8 épisodes) : confinement anxiogène et pessimiste

Jenji Kohan s’est probablement dit que pour faire fructifier son contrat avec Netflix il fallait trouver rapidement une nouvelle idée et quoi de mieux pour être original que de nous offrir un nouveau concept autour du confinement. Sincèrement cela commence à devenir sérieusement anxiogène. Que cela soit les informations ou les séries télévisées, tout le monde se met à entretenir ce climat morose qui a bien du mal à me plaire. Si je comprends que la pandémie a besoin de certaines mesures pour être endiguée, a t-on besoin d’en faire aussi des divertissements anxiogènes ? Mais si ces divertissements étaient bons alors peut-être que cela aurait un autre impact mais Social Distance est tout sauf ce que j’aurais aimé voir. La série n’a de cesse de jouer la carte pessimiste sans apporter un peu d’espoir et de bonheur aux téléspectateurs. Créée par Hilary Weisman Graham (Bones, Orange is the New Black), Social Distance n’a pas grand chose à raconter et se raccroche alors à toutes les histoires entendues ici et là sur le confinement tout en ajoutant un angle d’autant plus ennuyeux et pompeux que cela fini par devenir encore plus mauvais que cela en avait l’air au premier abord. 

 

Série d'anthologie qui suit les vies de personnes en quarantaine suite à la pandémie mondiale de coronavirus.

 

Social Distance a aussi du mal à orchestrer sa mécanique. On est loin de ce que le cinéma d’horreur a pu faire avec l’excellente franchise Unfriended. Là l’enchainement des écrans, des FaceTime (oui car la publicité pour Apple est dans tous les recoins de la série), des messages et j’en passe n’offre que des dialogues assez creux et des personnages plus ennuyeux que réellement captivants. Etant donné qu’une série comme celle-ci ne se découvre pas pour ses images (visuellement il n’y a rien d’original et c’est aussi très complexe de l’être), les dialogues se doivent d’être excellents mais ils donnent l’impression de surprendre des gens en pleine conversation sur Chatroulette. Des morceaux de vie qui n’ont rien à dire, des personnages qui n’ont pas suffisamment de personnalité et une aventure qui n’a rien d’attachant si ce n’est le fait qu’elle m’a angoissé du début à la fin. Il ne faut pas se leurrer, on peut être reconfiner et Social Distance ne fait qu’accentuer le problème et la peur. L’idée de départ aurait clairement pu faire une bonne série car je suppose que artistiquement parlant tout n’est pas mauvais dans le principe mais il aurait fallu de meilleurs scénaristes. 

 

En huit épisodes, Social Distance brasse donc dans tous les sens tout un tas de sujets sensés nous raccrocher à quelque chose de vécu mais rien ne prend vraiment. La série flotte et se laisse porter au gré d’aventures stériles. C’est donc une fois de plus du gâchis et je préfère finalement Connecting dans le même style, la comédie de NBC, qui tente d’apporter une réponse plus positive sur ce principe artistique.

 

Note : 2/10. En bref, une série pessimiste aux personnages et aventures stériles. Rien n’a vraiment d’intérêt alors si vous cherchez une comédie de confinement, celle de NBC (Connecting) s’avère plus originale et surtout positive.

Disponible sur Netflix

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