18 Septembre 2025
The Morning Show // Saison 4. Episode 1. My Roman Empire.
Après deux ans d’absence, retrouver The Morning Show n’a pas été exactement ce que j’espérais. Le premier épisode de la saison 4 s’ouvre avec l’impression que tout a changé, mais paradoxalement, rien ne semble avoir évolué. La série tente de mélanger intrigue politique, enjeux médiatiques et drames personnels, mais le résultat m’a paru décousu et peu crédible. L’effet grand spectacle est là, mais il sonne souvent creux. L’épisode commence avec Alex Levy plongée dans une situation qui frôle l’absurde. Chargée d’interviewer une jeune escrimeuse iranienne et son père, elle se retrouve au centre d’une histoire de défection et de diplomatie internationale.
Rapidement, elle prend des décisions impulsives et irréalistes, mettant en danger une situation déjà fragile. La scène est censée être haletante, mais elle m’a surtout donné l’impression que la série ne sait plus doser ses excès. Alex agit comme une héroïne invincible et omniprésente, mais sans qu’on sente vraiment les conséquences de ses actes. Le chaos qu’elle déclenche aurait pu être dramatique, il devient surtout improbable et presque comique par excès. Le décor a changé, mais le fond reste le même. UBA a fusionné avec NBN pour devenir UBN, la direction a été réorganisée et de nouveaux personnages apparaissent. Pourtant, malgré ces changements, le sentiment de répétition domine.
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Les luttes de pouvoir, les rivalités et les compromis douteux ressemblent à ce que la série montrait déjà depuis le début. Les intrigues censées montrer la nouveauté se contentent de recycler d’anciens schémas avec des noms différents. On a beau tenter d’introduire des enjeux technologiques ou diplomatiques, tout reste trop artificiel pour captiver vraiment. Bradley Jackson fait son retour, mais là encore, l’écriture pêche. On la découvre dans un contexte plus calme, enseignant dans une université locale, mais elle est rapidement replongée dans un scandale médiatique. La justification de son retour est simpliste et peu convaincante : on lui envoie quelques vidéos de catastrophes locales et elle décide immédiatement de revenir à New York.
La tension est forcée, les enjeux dramatiques surjoués, et on ne ressent ni surprise ni suspense. Le traitement de son personnage semble tourner en rond : Bradley est rebelle, imprévisible, mais sans profondeur nouvelle. Son interaction avec Alex, censée être un point fort, finit par sonner comme une discussion de répétition plutôt qu’un vrai conflit crédible. Les personnages secondaires ne relèvent pas le niveau. Stella Bak et Mia Jordan sont là pour illustrer les luttes de pouvoir à la direction, mais leurs décisions sont souvent incohérentes ou exagérées. La série semble insister sur des intrigues romanesques qui prennent trop de place, au détriment de la logique interne de l’histoire.
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Même Cory Ellison, qui devrait apporter une dimension intéressante, n’est plus qu’un figurant nostalgique incapable de relancer la dynamique. Un autre point problématique est le traitement des thèmes. La saison 4 promet de s’intéresser aux Jeux Olympiques, aux questions de harcèlement et aux retombées du 6 janvier. Mais l’épisode 1 les aborde de manière superficielle, sans nuance. Le mélange d’enjeux personnels et politiques devient brouillon, et on a du mal à comprendre ce que la série cherche réellement à raconter. L’élément technologique de l’intelligence artificielle, censé apporter de la modernité, apparaît plus comme un gadget qu’autre chose. Il n’y a pas de réelle réflexion, juste un ajout pour faire moderne.
Au final, cet épisode donne l’impression que la série a perdu son équilibre. Les personnages principaux sont là, mais leurs arcs sont forcés et peu crédibles. Les intrigues secondaires se superposent sans cohérence et la tension dramatique peine à s’installer. Il reste des dialogues efficaces par moment, mais ils ne suffisent pas à sauver un ensemble qui se perd dans ses propres ambitions. Ce premier épisode de la saison 4 de The Morning Show m’a laissé un goût d’inachevé. La série tente d’élargir son spectre, de multiplier les enjeux et de surprendre, mais elle tombe dans des excès et des incohérences qui nuisent à la cohérence globale.
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Les fans de longue date peuvent retrouver certains personnages et ressorts familiers, mais pour quelqu’un qui espérait un retour solide et captivant, la déception est réelle. L’impression dominante est que la série continue de tourner en rond, avec de nouvelles décorations mais les mêmes mécaniques déjà vues, et que la créativité semble s’épuiser.
Note : 4.5/10. En bref, la série tente d’élargir son spectre, de multiplier les enjeux et de surprendre, mais elle tombe dans des excès et des incohérences qui nuisent à la cohérence globale.
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Apple a renouvelé The Morning Show pour une saison 5.
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