27 Septembre 2025
The Rainmaker // Saison 1. Episode 7. Episode #1.7.
L’épisode 7 de The Rainmaker ressemble à un carrefour où tout semble se télescoper. L’histoire emprunte à plusieurs registres à la fois — thriller domestique, drame judiciaire, complot corporatiste — mais l’assemblage paraît souvent désordonné. Malgré cette impression de déséquilibre, certains passages méritent d’être soulignés, car ils marquent des évolutions importantes pour Rudy, Bruiser et Sarah. Cet épisode a également mis fin à l’un des arcs narratifs les plus pesants de la saison, ce qui laisse enfin de la place pour se concentrer sur l’essentiel : le procès et le réseau de mensonges qui l’entoure. L’épisode démarre avec une décision étonnante : Prince fournit une arme à Rudy.
Plutôt que de la garder, il la confie immédiatement à Dot, qui choisit de la cacher dans une boîte à biscuits, comme si ce geste était anodin. Cette scène illustre le climat de tension qui entoure Rudy : il se retrouve pris entre le besoin de protéger Kelly et le risque de se compromettre davantage. La situation bascule lorsqu’un Cliff menaçant refait surface. L’homme apparaît brutalement dans la salle de bain de Kelly, une intrusion aussi soudaine que terrifiante. Ce qui suit va plus vite que prévu : Cliff est abattu. L’arme se retourne contre lui, mais contrairement aux apparences, ce n’est pas Rudy qui a tiré. C’est Kelly qui a mis fin à l’emprise de son mari.
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Ce choix narratif, précipité, prive le spectateur de la profondeur émotionnelle que méritait cette confrontation. La conséquence immédiate est l’arrestation de Rudy, accusé à tort d’un meurtre qui n’est pas le sien. L’épisode installe ainsi une tension forte autour de son avenir judiciaire, mais sans prendre le temps de développer la portée psychologique de l’événement. Ce qui frappe dans cet épisode, c’est le rôle inattendu de Bruiser. Jusqu’ici présentée comme une stratège dure et pragmatique, elle devient presque la garante d’une certaine vérité. Son intervention permet de replacer les faits : l’acte de Kelly relève de la légitime défense. En plus de défendre Rudy face aux accusations, Bruiser s’occupe de convaincre le procureur d’abandonner les charges.
Elle agit non seulement en tant qu’avocate, mais aussi comme une protectrice, assumant des responsabilités qu’elle n’aurait sans doute pas prises au début de la saison. Sa détermination à obtenir la libération de Rudy, allant jusqu’à payer sa caution, montre un changement dans leur relation. Ce rapprochement laisse penser que Bruiser commence à voir en lui un véritable allié, malgré leurs différends passés. Parallèlement, Dot s’impose de plus en plus comme un pilier émotionnel dans la série. Sa maison devient un lieu d’accueil improvisé pour Kelly, puis une scène de solidarité inattendue. Le moment où Kelly termine le coffret à bijoux laissé inachevé par Donny Ray apporte une forme de réconfort à Dot, mêlant mémoire et reconstruction.
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Cette dynamique, plus intime et domestique, contraste avec le chaos extérieur. Elle montre que, même au milieu des procès et des manipulations, il existe des instants où la tendresse et l’entraide reprennent leurs droits. Ce fil narratif peut sembler secondaire, mais il renforce la dimension humaine de l’histoire et met en valeur les choix de Rudy, qui cherche à protéger avant de chercher à gagner. La comparution de Rudy aurait pu être l’un des moments les plus lourds de l’épisode. Au lieu de cela, la scène prend des allures de comédie involontaire : Bruiser lui demande de ne pas avoir l’air coupable, Deck lâche des remarques à voix basse, et le procureur multiplie les provocations grossières.
Derrière cette légèreté, Bruiser montre pourtant ses compétences. Elle parvient à réduire la caution de Rudy à 50 000 dollars et se mesure à son vieil adversaire Bobby Quinn. Cette confrontation donne un aperçu de ce que la série réussit lorsqu’elle revient à ses bases : des duels juridiques où l’enjeu n’est pas seulement judiciaire, mais aussi personnel. Dans ces moments-là, le récit retrouve une forme de cohérence. Pendant ce temps, Sarah continue de graviter dans l’orbite de Tinley Britt. Son père l’encourage à profiter de l’ascension rapide que le cabinet lui offre, tandis que Brad lui tend de nouvelles clés d’accès, notamment aux fameux documents.
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Pourtant, Brad prend aussi un malin plaisir à la déstabiliser, notamment en lui montrant la photo d’arrestation de Rudy. Sarah reste tiraillée : une partie d’elle veut soutenir Rudy, mais ses choix la rapprochent de plus en plus des pratiques opaques du cabinet. Ses conversations laissent percevoir un malaise grandissant. Elle semble consciente que son avenir est en train de se lier à une structure qui élimine systématiquement ceux qui s’approchent trop près de la vérité. L’éviction soudaine de Jane Allen, après celle de Jackie, ne laisse plus aucun doute : Tinley Britt fonctionne selon un mode opératoire brutal. Brad renforce sa position au sein de Tinley Britt, notamment en écartant Jane Allen.
Ce geste confirme que le cabinet continue de privilégier l’élimination plutôt que l’affrontement direct. Leo, de son côté, intrigue encore davantage en rencontrant Prince dans un parking sombre, échangeant argent et directives pour faire disparaître Jackie et Pritcher. Ce rapprochement suggère que Prince a déjà servi de « fixer » dans le passé. Les liens entre lui, Leo et Lymon Stone (le père de Bruiser) ouvrent la porte à un réseau de relations encore plus complexe que ce qui avait été esquissé jusqu’ici. Ces manœuvres laissent présager que le complot dépasse le cadre du procès actuel et s’ancre dans une histoire plus ancienne.
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Au milieu de ce chaos narratif, un élément continue d’apporter une certaine consistance : la relation entre Bruiser et son père. La découverte de micros placés dans son appartement rappelle que les autorités s’intéressent de près à son entourage et aux affaires en cours. Ce fil narratif progresse doucement, parfois trop, mais il sert de rappel : au-delà des petites intrigues, il existe une machination d’envergure qui reste à dévoiler. Le départ de Kelly à la fin de l’épisode marque la conclusion d’un arc qui aurait mérité davantage de nuances. Son histoire, pourtant riche en potentiel dramatique, se termine trop vite. La décision de montrer sa responsabilité dans la mort de Cliff comme une évidence, sans exploration émotionnelle prolongée, laisse un goût d’inachevé.
Pourtant, son passage a permis de rapprocher plusieurs personnages clés. Sa relation avec Dot a apporté de la douceur, et sa confiance en Rudy a souligné sa capacité à attirer la loyauté par ses actes. Mais une fois cette intrigue terminée, il reste à savoir si la série saura se recentrer sur son cœur : l’affaire contre Great Benefit et les stratégies judiciaires. Cet épisode 7 de The Rainmaker donne l’impression d’un désordre narratif, où plusieurs genres se croisent sans toujours s’harmoniser. Pourtant, au milieu du chaos, certaines avancées sont notables : la réhabilitation progressive de Rudy grâce au soutien de Bruiser, le rôle protecteur de Dot, et les doutes croissants de Sarah face aux méthodes de Tinley Britt.
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Même si l’intrigue autour de Kelly se referme de manière abrupte, elle a servi de catalyseur pour rapprocher les protagonistes. L’avenir de la série semble désormais suspendu à deux axes : l’exploration du réseau de corruption autour de Great Benefit et la manière dont Rudy va affirmer sa place face à Sarah et au cabinet. Ce mélange d’instabilité et de révélations laisse entrevoir un tournant. Si la série parvient à délaisser les digressions trop rapides pour se concentrer sur le procès et ses ramifications, elle pourrait transformer ce chaos en matière dramatique solide.
Note : 4.5/10. En bref, cet épisode 7 de The Rainmaker donne l’impression d’un désordre narratif, où plusieurs genres se croisent sans toujours s’harmoniser.
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