Critiques Séries : Percy Jackson and the Olympians. Saison 2. Episode 3.

Critiques Séries : Percy Jackson and the Olympians. Saison 2. Episode 3.

Percy Jackson and the Olympians // Saison 2. Episode 3. We Board the Princess Andromeda.

 

L’épisode 3 de la saison 2 de Percy Jackson and the Olympians, intitulé « We Board the Princess Andromeda », marque un tournant assez net dans le rythme de la série. Après deux épisodes qui posaient les bases de cette nouvelle étape du récit, celui-ci choisit de ralentir l’action pour se concentrer davantage sur les relations, les dilemmes et les choix difficiles. Le résultat est un épisode inégal, mais intéressant dans ce qu’il cherche à raconter. Dès le départ, l’histoire s’oriente vers la mer. Percy, Annabeth et Tyson se retrouvent embarqués dans une situation qui les dépasse rapidement, coincés sur un navire qui n’a rien de rassurant. 

 

Le cadre fonctionne bien : l’océan accentue l’isolement, le sentiment de danger, et l’idée que le groupe avance sans véritable filet de sécurité. Ce décor apporte une tension naturelle, même lorsque l’action reste limitée. L’absence de Grover continue de se faire sentir. Ce manque force Percy et Annabeth à fonctionner différemment, sans ce troisième point d’équilibre qui définissait jusque-là leur dynamique. Annabeth tente de prendre les décisions, tandis que Percy adopte une posture plus attentive, presque prudente. Leur relation évolue clairement dans cet épisode. Les échanges sont parfois brefs, mais chargés de sous-entendus. Les silences comptent autant que les mots, et cette retenue donne une épaisseur émotionnelle bienvenue à leur duo.

L’épisode insiste beaucoup sur la confiance. Percy accepte de ne pas tout savoir, ce qui en dit long sur le chemin parcouru depuis la saison 1. Annabeth, de son côté, lutte visiblement avec un secret qui la ronge. Cette tension interne devient l’un des fils conducteurs de l’épisode. Le thème de la prophétie, évoqué sans être totalement explicité, ajoute un poids supplémentaire à leurs décisions. L’idée du destin plane au-dessus des personnages, sans jamais être traitée de manière frontale, ce qui rend l’ensemble plus crédible. Tyson occupe une place particulière dans cet épisode. Longtemps mis à l’écart, souvent isolé physiquement du reste du groupe, il apparaît comme un personnage en décalage. Cette distance semble volontaire. 

 

Tyson n’appartient jamais complètement à un seul monde, et la série exploite bien ce sentiment de solitude. Malgré cela, il apporte une chaleur sincère dès qu’il est présent à l’écran. Sa loyauté et sa simplicité contrastent avec l’atmosphère plus lourde du récit. En parallèle, l’épisode suit Clarisse sur une trajectoire différente. Ce choix narratif fonctionne bien, car il permet de varier les points de vue sans casser le rythme. Clarisse apparaît ici moins agressive, plus vulnérable, même si son orgueil reste bien présent. Son passage chez l’Oracle met en lumière le décalage entre l’entraînement et la réalité du terrain. Elle semble préparée sur le papier, mais beaucoup moins face aux conséquences concrètes de sa mission.

La rencontre avec son père renforce cette impression. La relation est tendue, faite de respect et de crainte mêlés. Clarisse tente de reproduire une forme d’autorité qu’elle admire sans réellement la maîtriser. Cette imitation maladroite la fragilise, et c’est précisément là que le personnage devient intéressant. Elle ne peut pas s’appuyer sur un groupe comme Percy. Chaque décision lui revient entièrement, et cela se ressent. Là où l’épisode montre ses limites, c’est dans l’écriture de certains antagonistes secondaires. Une figure en particulier manque de relief et sert surtout de déclencheur artificiel au conflit. Ce personnage n’existe jamais vraiment en dehors de sa fonction narrative, ce qui affaiblit plusieurs scènes clés. Dans un épisode aussi centré sur les dialogues, cette faiblesse se remarque rapidement.

 

Les échanges verbaux manquent parfois de naturel, surtout dans les moments censés être les plus tendus. Certains dialogues paraissent trop explicatifs, d’autres trop rigides. Cela empêche certaines scènes de trouver leur pleine intensité émotionnelle. L’action, elle aussi, reste en retrait. Les combats sont courts, peu lisibles, et donnent rarement l’impression d’un réel danger physique. Le choix de privilégier des effets pratiques fonctionne pour l’ambiance, mais limite l’impact des affrontements. Visuellement, l’épisode alterne entre de très bonnes idées et des résultats plus discutables. Les intérieurs du navire créent une atmosphère oppressante réussie, tandis que les plans extérieurs trahissent parfois leur nature numérique.

Les créatures, en revanche, sont bien intégrées et participent à l’étrangeté de cet environnement flottant, à mi-chemin entre monde ordinaire et menace mythologique. Malgré ses faiblesses, cet épisode joue un rôle important dans la saison. Il ne cherche pas à impressionner par le spectacle, mais à poser des questions sur le choix, la responsabilité et le poids du savoir. Percy n’est plus un enfant dépassé par les événements. Il avance avec une forme de lucidité nouvelle, même si celle-ci s’accompagne de doutes plus lourds à porter. 

 

Note : 6.5/10. En bref, l’épisode 3 de la saison 2 de Percy Jackson and the Olympians prépare le terrain pour la suite, approfondit les personnages et installe une tension émotionnelle durable. Tout ne fonctionne pas, mais l’ensemble témoigne d’une série qui cherche à évoluer sans renier son identité. Une étape imparfaite, mais révélatrice de la direction prise par cette saison.

Disponible sur Disney+

 

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G
ah j'ai pas vue la serie j'ai que vue les film<br /> donc une serie a découvrir ;OP
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