28 Mars 2026
The Last Thing He Told Me // Saison 2. Episode 6. The Prosecutor.
La saison 2 de The Last Thing He Told Me poursuit son parcours avec un épisode 6 qui délocalise une partie de l’intrigue à Marseille (une ville qui semble être tendance ces derniers temps après Vanished pour MGM+ avec Kaley Cuoco et Karin Viard). Ce changement de décor pouvait apporter un souffle nouveau à une narration qui en avait besoin. Le résultat laisse une impression assez mitigée, voire franchement décevante malgré quelques éléments intéressants. Le premier point qui attire l’attention reste évidemment le cadre. Marseille n’est pas ici un simple décor de substitution, et cela se ressent immédiatement à l’écran. Les rues, le port, la lumière particulière de la ville : tout contribue à donner une identité visuelle plus marquée à cet épisode.
Cette authenticité apporte un certain relief, surtout dans un paysage télévisuel où de nombreuses productions simulent des lieux sans jamais vraiment s’y rendre. Ce choix de tournage donne une texture plus crédible à l’ensemble, et c’est sans doute ce qui fonctionne le mieux dans cet épisode. Cependant, ce cadre ne suffit pas à masquer les limites d’une intrigue qui semble tourner en rond. Depuis plusieurs épisodes, une impression persiste : celle d’un récit qui peine à avancer de manière significative. L’épisode 6 ne fait pas exception. Malgré un déplacement géographique, les enjeux narratifs donnent le sentiment de stagner, comme si l’histoire hésitait constamment entre progression et répétition.
/image%2F1199205%2F20260328%2Fob_593a77_vlcsnap-2026-03-27-02h44m55s508.png)
Le duo formé par Hannah et Owen se retrouve au cœur de cette partie marseillaise. Pourtant, leur dynamique ne parvient pas vraiment à convaincre. Leur relation reste marquée par une distance difficile à ignorer, et leurs interactions manquent de naturel. L’intention de reconstruire un lien dans un contexte tendu est compréhensible, mais l’exécution donne parfois l’impression d’un enchaînement de scènes un peu mécaniques. Certaines séquences tentent d’instaurer une tension, notamment autour de leur infiltration et de leurs manœuvres pour récupérer des informations. L’idée de jouer avec les identités et de tromper leurs adversaires aurait pu créer un véritable suspense.
Pourtant, le résultat manque d’intensité. Les situations semblent se résoudre trop facilement, ce qui réduit considérablement l’impact dramatique. Il devient alors difficile de ressentir un réel danger pour les personnages. Ce problème de rythme est accentué par des moments plus calmes qui s’étirent sans apporter grand-chose. Les échanges entre Hannah et Owen, notamment dans des espaces plus intimes, peinent à captiver. Ils cherchent à approfondir les personnages, mais finissent par ralentir un épisode qui aurait justement gagné à être plus resserré. Pendant ce temps, Bailey évolue de son côté, et son arc narratif propose des pistes un peu plus intéressantes.
/image%2F1199205%2F20260328%2Fob_aa85e4_vlcsnap-2026-03-27-02h53m57s994.png)
Ses recherches autour du passé de sa mère apportent une dimension différente, presque plus personnelle. En explorant certains noms et en cherchant à comprendre les événements passés, elle tente de donner du sens à une histoire qui lui échappe encore en grande partie. Cette quête de vérité crée une tension plus émotionnelle, même si elle reste parfois freinée par un manque de réponses concrètes. Les révélations avancent lentement, et il devient difficile de savoir si la série construit réellement quelque chose ou si elle se contente d’entretenir le mystère sans réelle direction. Un autre point notable concerne les antagonistes et les forces en présence.
Les différentes figures liées aux Campano continuent d’évoluer dans une zone floue. Les intentions ne sont jamais totalement claires, et cette ambiguïté pourrait être intéressante si elle était mieux exploitée. En l’état, elle contribue surtout à une forme de confusion, où les enjeux deviennent moins lisibles. L’épisode tente malgré tout d’introduire quelques éléments nouveaux, notamment autour de certaines connexions entre personnages et institutions. Mais là encore, le manque de clarté empêche ces pistes de réellement captiver. L’impression générale reste celle d’un puzzle dont les pièces tardent à s’assembler. Il est difficile de ne pas ressentir une certaine frustration face à ce constat.
/image%2F1199205%2F20260328%2Fob_72be86_vlcsnap-2026-03-27-02h42m57s620.png)
Le potentiel de la série est toujours présent, notamment grâce à son casting et à son univers. Pourtant, l’écriture semble parfois hésitante, comme si elle cherchait encore sa direction en cours de route. Ce sixième épisode illustre bien cette contradiction. D’un côté, un environnement visuel réussi et quelques idées intéressantes. De l’autre, une narration qui peine à maintenir l’attention et à proposer des enjeux clairs. Le contraste est d’autant plus marqué que le cadre marseillais donnait l’opportunité de relancer véritablement l’histoire. Au final, cet épisode laisse une impression assez creuse. Le dépaysement ne suffit pas à compenser un manque de tension et une progression narrative limitée.
La saison semble s’enliser dans une mécanique répétitive, où les personnages avancent sans réellement évoluer. La suite devra apporter des réponses plus concrètes et redonner du rythme si la série souhaite retrouver un véritable intérêt. Car à ce stade, l’envie de poursuivre repose davantage sur l’espoir d’un sursaut que sur l’enthousiasme suscité par ce qui est proposé.
Note : 3/10. En bref, cet épisode laisse une impression assez creuse. Le dépaysement ne suffit pas à compenser un manque de tension et une progression narrative limitée. La saison semble s’enliser dans une mécanique répétitive, où les personnages avancent sans réellement évoluer.
Disponible sur Apple TV
Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog