23 Mars 2026
Tracker // Saison 3. Episode 13. Breakaway.
Avec l’épisode 13 de la saison 3, Tracker continue sur une dynamique assez intéressante amorcée ces dernières semaines. Après un épisode 11 centré sur un réseau criminel et un épisode 12 beaucoup plus intime, la série propose ici une enquête qui flirte avec le spectacle pur, tout en gardant ses codes habituels. Et clairement, cet épisode donne parfois l’impression de regarder un film d’action plutôt qu’un simple épisode de série. Tout commence sur un tournage. Un cascadeur expérimenté disparaît après une journée compliquée sur un plateau. Très vite, l’ambiance laisse entendre que quelque chose ne tourne pas rond dans cette production. Mais ce qui m'a surtout fait plaisir dans cet épisode c'est la mini-réunion Smallville avec la présence d'Erica Durance qui incarnait Loïs Lane dans la série de WB/The CW.
Entre tensions sur le plateau et comportements douteux, l’univers du cinéma sert ici de point d’entrée à une intrigue plus large. C’est un type d’environnement que la série n’explore pas souvent, et c’est plutôt appréciable. Même si on reste en surface sur certains aspects du tournage, cela change des décors habituels et apporte un peu de fraîcheur. On sent aussi que Tracker aime jouer avec cette idée de mise en abyme : une série d’action qui plonge son héros dans un monde où tout est censé être faux… sauf que rien ne l’est vraiment. Comme souvent, Colter Shaw s’infiltre sur place sans grande difficulté. Ce n’est pas très réaliste, mais c’est presque devenu une signature du personnage.
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Il se fond dans le décor, pose des questions, observe, et finit toujours par trouver un détail qui lui permet d’avancer. Ici, ses soupçons se dirigent rapidement vers les producteurs du film, dont les activités semblent dépasser largement le cadre du cinéma. L’enquête prend une autre dimension lorsque l’on découvre que certains membres de la production sont liés à des affaires beaucoup plus sombres. On quitte alors le simple mystère de disparition pour entrer dans quelque chose de plus structuré, avec des ramifications criminelles. C’est un schéma que la série utilise régulièrement, mais qui fonctionne encore, notamment grâce au rythme. Comme dans les épisodes précédents, Randy joue un rôle essentiel.
Ses capacités à trouver des informations en quelques minutes restent parfois difficiles à croire, mais elles permettent de maintenir une certaine fluidité dans le récit. On sent d’ailleurs que la relation entre lui et Colter est de plus en plus centrale dans la série, presque autant que les interactions avec Reenie. L’un des éléments qui m’a marqué dans cet épisode, c’est la place importante donnée à l’action. Courses-poursuites, fusillades, affrontements… la série ne fait pas dans la demi-mesure. À certains moments, on a vraiment l’impression que les scénaristes ont voulu se faire plaisir en proposant des séquences plus ambitieuses que d’habitude. La scène de course automobile, notamment, sort un peu du cadre classique de Tracker.
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Elle est efficace, même si elle s’étire légèrement. Voir Colter s’inviter dans un environnement aussi chaotique avec son véhicule, sans vraiment être à sa place, crée un contraste intéressant. Mais derrière cette façade très “spectaculaire”, l’épisode revient aussi à quelque chose de plus humain : la relation entre un père et son fils. L’enquête finit par révéler que la disparition du cascadeur est liée aux problèmes de son fils, impliqué dans des activités risquées. Ce type de thématique n’est pas nouveau dans la série, mais il reste pertinent. On retrouve ici un parallèle discret avec les épisodes précédents, notamment le 12, qui explorait déjà les conséquences du passé sur le présent.
Dans Tracker, les affaires ne sont presque jamais isolées. Elles sont souvent le résultat de choix, de traumatismes ou de relations compliquées. Ce lien familial donne un peu de profondeur à une intrigue qui aurait pu rester uniquement centrée sur l’action. Même si le développement des personnages secondaires reste limité, on comprend assez vite les enjeux émotionnels. En revanche, l’épisode soulève aussi une question qui revient de plus en plus souvent : la gestion de la violence dans la série. Colter se retrouve encore une fois dans des situations où il doit neutraliser plusieurs adversaires, parfois de manière définitive, sans que cela ait de réelles conséquences visibles.
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C’est un élément que la série aborde rarement. Contrairement à l’épisode 12, qui prenait le temps de réfléchir aux motivations et aux conséquences, celui-ci reste davantage dans l’action. Ce n’est pas forcément un problème, mais cela crée un certain décalage entre les épisodes. Du côté de Reenie Greene, l’intrigue secondaire continue d’évoluer doucement. On sent qu’elle n’est toujours pas totalement remise de ce qu’elle a vécu auparavant. Ses scènes restent plus calmes, mais elles apportent un équilibre intéressant face à l’intensité de l’enquête principale. Ce qui manque encore, selon moi, c’est une vraie interaction entre Colter et Reenie. Depuis plusieurs épisodes, la série développe leurs arcs chacun de leur côté, mais sans vraiment les réunir.
Pourtant, leur relation reste l’un des piliers émotionnels de Tracker. Au final, cet épisode 13 propose une expérience assez différente, plus orientée vers l’action, tout en conservant les bases de la série. Ce n’est pas forcément l’épisode le plus marquant sur le plan émotionnel, mais il reste efficace dans son genre. Et surtout, il confirme une tendance de cette saison 3 : Tracker aime varier les styles. Entre enquêtes sombres, récits personnels et épisodes plus spectaculaires, la série cherche à ne pas s’enfermer dans une seule formule. Reste à voir si cet équilibre tiendra sur la durée.
Note : 6.5/10. En bref, cet épisode 13 propose une expérience assez différente, plus orientée vers l’action, tout en conservant les bases de la série. Ce n’est pas forcément l’épisode le plus marquant sur le plan émotionnel, mais il reste efficace dans son genre.
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