13 Avril 2026
Tracker // Saison 3. Episode 16. Struck.
Avec l’épisode 16 de la saison 3 de Tracker, la série continue sur une lancée intéressante amorcée ces dernières semaines : proposer des intrigues indépendantes tout en avançant doucement ses arcs narratifs de fond. Après un épisode 15 davantage centré sur les dilemmes moraux, “Struck” revient à une formule plus classique, mais avec quelques éléments qui permettent de garder l’attention. L’intrigue démarre autour d’une disparition qui, sur le papier, semble assez simple : un homme, futur père, disparaît sans laisser de trace. Pourtant, comme souvent dans Tracker, les apparences sont trompeuses. Ce qui m’a frappé dès le début, c’est ce sentiment familier que la série installe : celui que chaque personnage cache quelque chose.
Et ici, c’est clairement le cas. Le personnage de Finn incarne bien cette idée. Ce n’est pas un homme parfait, loin de là. Il ment à sa femme, enchaîne les petits boulots sans lui dire, et se met dans des situations compliquées. Mais en même temps, on comprend assez vite qu’il essaie simplement de maintenir un certain équilibre dans sa vie. Ce genre de nuance fonctionne bien, car elle évite de tomber dans une opposition trop simple entre “bons” et “méchants”. Comparé à l’épisode 14, qui jouait beaucoup sur la tension émotionnelle autour d’un enfant disparu, cet épisode 16 adopte une approche plus progressive.
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L’enquête prend son temps, accumule les indices, et laisse planer plusieurs pistes avant de révéler la vérité. C’est un rythme que j’apprécie, même si certaines ficelles restent visibles. L’une des forces de cet épisode, selon moi, réside dans la manière dont il construit son antagoniste. Sans en faire trop, la série propose ici un personnage dérangeant, dont les motivations reposent sur une vision déformée de la réalité. Ce type de profil n’est pas nouveau dans les séries procédurales, mais il fonctionne toujours lorsqu’il est bien amené. Et ici, même si l’on devine assez tôt la direction que prend l’histoire, la tension reste présente. Ce qui m’a aussi marqué, c’est la façon dont l’épisode joue avec les attentes du spectateur.
Pendant un moment, on peut croire à une simple affaire liée à un travail illégal qui tourne mal. Puis, petit à petit, le récit bascule vers quelque chose de plus personnel, presque obsessionnel. Ce glissement est plutôt bien géré, même s’il manque peut-être un peu de surprise. Du côté de Colter Shaw, on retrouve une approche fidèle à ce que la série propose depuis le début. Il avance, analyse, agit. Mais ce qui change légèrement ici, c’est le parallèle implicite avec son propre passé. L’épisode introduit quelques éléments supplémentaires autour de son père, un fil rouge qui devient de plus en plus présent à mesure que la saison avance.
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C’est un aspect que j’attendais de voir davantage développé, et cet épisode va dans ce sens. Sans en faire trop, il pose des bases qui pourraient devenir importantes pour la suite. Après plusieurs épisodes où cette intrigue était en retrait, cela fait du bien de sentir qu’elle revient au centre. En parallèle, la série continue de suivre l’évolution de Reenie. Et là encore, il y a un petit changement. Depuis le début de la saison, elle semble porter beaucoup de choses sans vraiment les exprimer. Ici, on commence à voir une ouverture, même si elle reste prudente. Sa relation avec les autres personnages évolue lentement, et c’est plutôt cohérent avec ce qu’elle traverse.
J’ai trouvé intéressant que ce ne soit pas forcément Colter qui déclenche ce changement, mais plutôt une interaction plus inattendue. Cela permet de varier les dynamiques et d’éviter de tout ramener systématiquement au duo principal. En revanche, on peut regretter que ces moments restent encore assez courts. En termes d’action, l’épisode reste dans la moyenne de la série. Il y a quelques scènes efficaces, notamment vers la fin, mais rien qui cherche à en faire trop. Et c’est peut-être là que cet épisode se distingue de l’épisode 13, qui misait davantage sur le spectaculaire. Ici, l’action sert surtout à conclure l’histoire, sans prendre le dessus.
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Le final, justement, fonctionne plutôt bien. Il repose sur une tension simple mais efficace, avec un enjeu clair et immédiat. Sans être particulièrement surprenant, il reste cohérent avec le reste de l’épisode et permet de conclure l’intrigue de manière satisfaisante. Au final, cet épisode 16 de Tracker s’inscrit dans la continuité de cette seconde partie de saison : une série qui cherche encore son équilibre entre enquête hebdomadaire et développement de ses personnages. Tout n’est pas parfait, mais l’ensemble reste solide, avec une vraie volonté d’élargir son univers sans perdre son identité.
Si la série continue dans cette direction, en renforçant ses arcs narratifs tout en gardant des intrigues accessibles, elle pourrait gagner en profondeur sur la durée. Reste à voir comment ces éléments seront exploités dans les prochains épisodes.
Note : 6/10. En bref, cet épisode 16 de Tracker s’inscrit dans la continuité de cette seconde partie de saison : une série qui cherche encore son équilibre entre enquête hebdomadaire et développement de ses personnages. Tout n’est pas parfait, mais l’ensemble reste solide, avec une vraie volonté d’élargir son univers sans perdre son identité.
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