8 Avril 2026
Watson // Saison 2. Episode 16. Respect the Process. Respect the Quirks.
Difficile de tourner autour du pot : cet épisode 16 de la saison 2 de Watson est raté. Là où la série parvenait encore récemment à proposer des intrigues médicales solides et des personnages intéressants, elle semble désormais s’enfoncer dans des choix narratifs qui la rendent difficile à prendre au sérieux. Le problème principal vient clairement de l’évolution de John Watson. Depuis la révélation autour de Sherlock dans l’épisode précédent, la série a pris une direction qui frôle l’absurde. Voir Watson discuter seul, répondre à une présence inexistante et se disputer avec une hallucination devient rapidement gênant.
Ce qui aurait pu être une exploration nuancée de son état mental se transforme ici en mécanique répétitive, presque caricaturale. Le ton n’aide pas non plus. Certaines scènes semblent chercher une forme d’humour maladroit, alors que la situation devrait être inquiétante. Résultat : la tension ne prend jamais, et le personnage perd en crédibilité. Difficile de croire à un médecin aussi instable, surtout dans un environnement où des décisions vitales sont prises en permanence. Ce décalage est d’autant plus frustrant que la série avait montré de vraies qualités plus tôt dans la saison. Certains épisodes avaient su mêler émotion et réflexion médicale avec une certaine justesse.
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Ici, tout paraît forcé, comme si le scénario cherchait à compenser un manque d’idées par des effets spectaculaires ou des rebondissements peu crédibles. L’intrigue médicale de la semaine aurait pourtant pu sauver l’ensemble. Le cas de la jeune Cora, incapable de supporter la lumière du soleil, repose sur une idée intéressante. Le mystère autour de sa condition et du comportement de sa mère installe au départ une tension correcte. Pendant un moment, l’épisode laisse espérer un retour à une approche plus posée et centrée sur l’enquête. Mais là encore, l’exécution ne suit pas. La résolution arrive de manière trop facile, avec un élément déclencheur qui semble surgir presque par hasard.
Ce genre de raccourci enlève tout impact à l’investigation. L’impression qui domine est celle d’un scénario qui avance sans réelle logique, en empilant les idées sans prendre le temps de les développer correctement. Le traitement de la mère de Cora n’arrange rien. Le personnage bascule rapidement dans un registre excessif, proche de certains clichés de séries beaucoup plus légères. Une situation qui aurait pu être traitée avec subtilité devient finalement assez grossière, ce qui affaiblit encore davantage l’intrigue principale. Du côté des intrigues secondaires, le constat n’est pas plus encourageant. Le retour de Beck dans l’histoire de Sasha donne l’impression d’un recyclage tardif.
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Ce fil narratif avait déjà perdu en intensité auparavant, et le reprendre ici sans réelle montée en tension le rend presque anecdotique. La révélation autour de la fausse identité est tellement évidente qu’elle en devient prévisible. Même problème pour Ingrid. Son évolution semble incohérente, comme si plusieurs étapes de son développement avaient été ignorées. Le personnage revient brusquement à des comportements plus durs, sans transition claire. Ce manque de continuité donne l’impression d’une écriture désordonnée, où les arcs narratifs sont repris sans tenir compte de ce qui a été construit avant. Plus globalement, cet épisode donne le sentiment que la série ne sait plus vraiment où elle va.
Les relations entre les personnages manquent de fluidité, les enjeux semblent artificiels, et certains éléments apparaissent puis disparaissent sans réelle explication. L’ensemble manque de cohérence, ce qui rend difficile l’implication émotionnelle. Le point de rupture arrive avec la scène finale. L’accident impliquant Watson et Laila se veut spectaculaire, mais il sonne faux. Le fait qu’il soit directement lié à ses hallucinations renforce encore l’impression d’un scénario qui pousse les situations à l’extrême sans justification solide. Ce type de cliffhanger peut fonctionner, mais ici, il paraît surtout gratuit. Au final, cet épisode 16 confirme une dérive déjà perceptible dans cette seconde moitié de saison.
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Watson semble avoir abandonné ce qui faisait sa force pour s’enfermer dans des choix narratifs de plus en plus discutables. Entre intrigue médicale bâclée, personnages mal exploités et virage presque absurde autour de Watson, difficile d’y trouver encore un réel intérêt. Il reste quelques épisodes pour conclure la saison, mais à ce stade, la série donne davantage l’impression de tourner en rond que de construire quelque chose de cohérent. Le potentiel est toujours là, mais il semble désormais bien mal utilisé.
Note : 2/10. En bref, cet épisode 16 confirme une dérive déjà perceptible dans cette seconde moitié de saison. Watson semble avoir abandonné ce qui faisait sa force pour s’enfermer dans des choix narratifs de plus en plus discutables. Entre intrigue médicale bâclée, personnages mal exploités et virage presque absurde autour de Watson, difficile d’y trouver encore un réel intérêt. I
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