27 Juillet 2026
Dès le lancement de Lucky, la nouvelle mini-série portée par Anya Taylor-Joy, le ton est donné. On entre par la grande porte dans une histoire où le mensonge est une seconde nature et où la confiance vous envoie direct au tapis. Dans le rôle de Lucky Armstrong, l'actrice incarne une femme rattrapée par un passé criminel qu'elle pensait avoir sous contrôle. Après avoir visionné ces deux premiers épisodes, je vous donne mon ressenti sur ce thriller qui démarre fort. Le premier épisode ne perd pas de temps et nous jette direct au cœur de l'action. Lucky se retrouve prise en chasse après un braquage qui a complètement dérapé. Le problème ? La flicaille n'est même pas sa pire menace.
Une jeune femme, qui pensait avoir laissé derrière elle sa vie de criminelle, doit renouer avec son côté sombre une dernière fois afin d'échapper à cet obscur passé.
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Cary, son propre mari, a filé avec le magot qu'ils devaient récupérer ensemble. Il la laisse en solo avec toutes les emmerdes sur les bras. Cette trahison recadre immédiatement l'histoire. Il ne s'agit plus seulement d'échapper à ses poursuivants, mais de piger pourquoi elle s'est fait utiliser comme un vulgaire pion dans un jeu qui la dépasse. Ce qui fonctionne vraiment dans ce pilote, c'est la capacité de Lucky à carburer à l'instinct. Elle improvise non-stop, utilise le moindre détail en sa possession et transforme le danger en porte de sortie. On comprend vite que ce sens de la débrouille vient d'une enfance pas franchement ordinaire.
Son père, John Armstrong, l'a élevée dans le milieu de la pègre, et ces flash-back éclairent d'un jour nouveau ses réflexes de survie et sa façon de jauger les gens. L'intrigue s'épaissit avec l'arrivée de figures secondaires bien installées. L'agent Billie Rand ne cherche pas juste à passer les menottes à Lucky, elle semble avoir un passif flou avec sa famille. De l'autre côté, Priscilla Masterson s'impose comme une adversaire glaciale et calculatrice. Quand on découvre son lien avec Cary, la tension monte d'un cran. Ce premier chapitre sert surtout de mise en place, mais l'intérêt repose clairement sur la psychologie des personnages plutôt que sur le simple hold-up. Le deuxième épisode lève un peu le pied sur l'adrénaline pour laisser respirer l'histoire.
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Après l'enfer de Las Vegas, Lucky se retrouve isolée en plein désert et ne peut compter que sur elle-même. C'est l'occasion idéale pour explorer le personnage en profondeur. Derrière l'aplomb et les bobards à répétition, on découvre une femme au bord du gouffre qui tente désespérément de garder la tête hors de l'eau. Sa rencontre avec Sylvia et ses petites-filles offre une vraie respiration dans cette cavale. Fidèle à elle-même, Lucky baratine pour obtenir de l'aide. Mais pour la première fois, la série montre ses failles. Elle manipule des innocents pour s'en sortir, oui, mais elle ressent une vraie culpabilité. C'est là que la frontière entre la criminelle endurcie et la femme qu'elle aurait pu être commence à se brouiller. Pendant ce temps, l'enquête progresse.
Billie Rand remonte le fil et réalise que l'affaire dépasse un braquage de routine. Ses recherches la mènent vers John Armstrong et un réseau bien plus vaste. Le personnage prend de l'épaisseur, avec une motivation personnelle qui rend son duel à distance avec Lucky passionnant. Priscilla, elle aussi, déchante. On découvre qu'elle rend des comptes à Wayne Whittaker, un type encore plus dangereux qu'elle. Tout le monde est coincé dans une hiérarchie toxique où chacun se fait presser par plus gros que soi. C'est le thème central qui se dégage de ces deux épisodes : tout le monde cherche à contrôler son voisin.
Note : 7.5/10. En bref, ces deux premiers épisodes de Lucky trouvent le bon équilibre entre le thriller rythmé et le drame humain. L'héroïne n'est ni une victime parfaite ni un monstre sans cœur, juste une femme façonnée par son milieu qui essaie d'éviter la casse. Les bases sont solides, et j'attends de voir jusqu'où elle sera prête à aller pour sauver sa peau.
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