20 Novembre 2010
Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec // De Luc Besson. Avec Louise Bourgoin.
Moi ? Pas fan du gros ours du cinéma français dormant sur l'argent qui fait notre cinéma, un cinéma bouzeuse et rotant les idées de beauf. Adèle Blanc Sec est loin d'être la révélation du siècle ou de l'année mais il a peut être le mérité de tenter une réconciliation avec le Saint Patron du cinéma jackpot. Derrière un scénario souvent poussif et des répliques correctes, ce film est bien fichu visuellement ce qui permet de ne pas s'ennuyer pendant l'heure et demi du film.
En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c'est la panique ! Un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d'années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l'oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d'autres surprises extraordinaires...
Je dois confesser un autre de mes péchés, je ne suis pas non plus fan de Louise Bourgoin. Je trouve cette femme prétentieuse. Je sais pas, quand elle parle et dans sa démarche il y a quelque chose que j'ai jamais aimé. Adapté la bande dessiné de Jacques Tardi, c'était pas gagné pour celui qui enchaîne les films au succès prolifique mais aux idées de bas étage. Ces aventures extraordinaires ne sont pas excellentes mais sont divertissantes. Oui. C'est rocamadour et pompadour en même temps, aussi jubilatoire que prévu et moi même si le côté féminin du film m'a peut être un peu dérouté, l'ensemble servait une ambiance bien entretenu et pas forcément laide.
Au lieu de faire des bouzes vache à lait, Luc Besson sort ici un film d'amusement et avec un humour certain (et un goût prononcé pour la poitrine de Louise Bourgoin que l'on verra une fois lors d'une scène dénudée au milieu du film, scène qui aura d'ailleurs fait beaucoup parler). Avec des personnages à la caricature bien formée, on aurait pu avoir un film purement plaisant voir peut être même excellent mais vouloir stoppé les poncifs du cinéma français et en faire un divertissement tout public, Besson se perd comme le Chaperon Rouge dans les bois.
Au final, ce film n'est pas total désespoir, il est même plus pas mal. Pourquoi ne pas le voir en famille, ça reste un divertissement comme les autres. Mais la fin du film (laissant forcément présagé une suite) est assez grossière.
Note : 6/10. En bref, Besson s'amuse avec une bande dessiné succulente. C'est bien fichu.
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