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Critique Ciné : La La Land (2017)

27 Janvier 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : La La Land (2017)

La La Land // De Damien Chazelle. Avec Ryan Gosling et Emma Stone.


Multinominé aux Oscars, La La Land est LE favori inattendu de ce début d’année. Succès critique et populaire, La La Land est un retour aux sources alors que les comédies musicales avaient tendance à décliner ces dernières années. Il aura fallu Damien Chazelle, réalisateur et scénariste du brillant Whiplash pour nous raconter une belle histoire toujours en musique… jazz. Sur fond d’une romance entre deux destins à Los Angeles, La La Land nous offre un spectacle étonnant à la fois enchanteur et terriblement touchant. La scène ouvrant La La Land ressemble à une comédie musicale des années 80, de l’époque de Hairspray et comparses. Puis le film nous plonge dans d’autres décors, notamment les hauteurs de Los Angeles et là on plonge dans une comédie musicale romantique plus proche du style des années 60, notamment de par l’utilisation des couleurs. Damien Chazelle en profite alors pour parler en profondeur d’autres problèmes : du rêve américain qui est mort, de la fin de la musique jazz telle qu’elle a été connue par le passé, de la mort des petits cinémas de quartier qui étaient là pour passer des films cultes en pellicule. Mais cette brillante surprise brille de milles feu, tombant par moment à la bonne époque de Chantons sous la Pluie. Le film regorge d’ailleurs de références glorieuses qui parviennent à donner à La La Land ce goût suranné indémodable assumé lors du générique d’ouverture.

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions.
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance.
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

On peut entrevoir également une certaine forme de fascination pour Jacques Demy dans cette surenchère de couleurs. Ce n’est jamais utilisé dans le mauvais sens, toujours à bon escient. Le film ne laisse vraiment rien au hasard et le résultat est sans appel. Au delà de ça, La La Land passionne également par son envie de raconter une histoire d’amour impossible, rendant hommage à l’âge d’or des comédies musicales. Cet hommage, assumé du début à la fin, parvient à nous plonger dans un Los Angeles différent de celui que l’on a pour habitude de voir ces dernières années au cinéma. On retrouve alors les petits cinémas, les bars miteux dans lesquels il se passe toujours quelque chose, ces rencontres saugrenues que l’on fait dans des soirées et bien loin des applications et autres histoires de technologie moderne. D’ailleurs, la technologie est très peu utilisée dans le film, ce qui nous permet de ne jamais prendre certains raccourcis que les films de ce genre là (les comédies) adorent prendre en pensant que c’est drôle. La La Land c’est aussi l’envie de nous engager dans une relation amoureuse, de vivre cet amour et cette envie de vivre. Une fois le film terminé, on a envie de danser sur des voitures, chanter dans des bars, vivre tout simplement. Et de cette joie communicative ressort ainsi un film étonnant, brillant aussi.

La La Land est aidé par son casting, Emma Stone en tête. Cette dernière, que j’adore depuis que je l’ai découverte dans Easy A continue de me passionner. Elle sait être drôle, touchante et chanter aussi. Avec Ryan Gosling que l’on ne présente plus et à qui Damien Chazelle a réservé un clin d’oeil dans le film grâce à la référence à La Fureur de Vivre (alors que l’acteur a souvent été comparé à James Dean). Ainsi, on emporte La La Land avec soi et l’on s’en va tout de suite réécouter la bande originale qui tourne en boucle dans mon esprit.

Note : 10/10. En bref, visuellement irréprochable, ce film brille de milles couleurs.

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Johan 27/01/2017 16:02

J'attendais ta critique avec impatience. Pour ma part c'est dans mon top 3 des plus beaux films que j'ai pu voir, all of time.