Critique Ciné : Doctor Who. Saison 10. Episodes 10, 11 et 12.

Critique Ciné : Doctor Who. Saison 10. Episodes 10, 11 et 12.

Doctor Who // Saison 10. Episodes 10, 11 et 12. The Eaters of Light  / World Enough and Time (Part 1) / The Doctor Falls (Part 2).


Il y a quelque chose de fatal dans cette saison 10 de Doctor Who car c’est la dernière saison de Peter Capaldi, la dernière saison du showrunner Steven Moffat mais également la dernière saison de la nouvelle partenaire du Doctor… Bill Potts. Sincèrement, je trouve que c’est presque dommage même si cela donne aux deux derniers épisodes de la saison un arrière goût particulièrement intéressant. Le grand retour des Cybermen est assez inespéré mais brillant. Je ne m’attendais pas du tout au cliffangher de « World Enough and Time » mais je ne m’attendais pas non plus à la résolution de « The Doctor Falls ». Tout commence cependant par un cas de la semaine avec « The Eaters of Light », pas le meilleur épisode de Doctor Who de la saison mais un essai intéressant qui nous plonge dans un univers légèrement différent. Surtout que l’ancienne écosse est un lieu qui est bourré de mythes et la série tente d’utiliser tout cela comme une ressource. Alors que la saison n’a pas toujours été à la hauteur de mes attentes, je trouve qu’ici il y a un bon équilibre entre tous les bons ingrédients de la série, tout ce qui a fait son succès ces dernières années en somme. Et cet épisode donne l’impression que Doctor Who revient sur son passé, sur cette forme de nostalgie à laquelle Steven Moffat était obligé de se rattacher pour conclure son passage sur Doctor Who…

L’épisode a d’ailleurs été écrit par Rona Munro qui est le premier scénariste de la série originale de Doctor Who à écrire un épisode pour ce revival datant de 2005. D’ailleurs, Rona Munro a pas mal influencé l’univers de Doctor Who depuis son retour, ce qui était assez logique. Par chance, cet épisode fonctionne sur pas mal de points et pas seulement sur la nostalgie d’antan mais également sur tout ce qui a fait que Steven Moffat a lui aussi su s’imposer dans cet univers. L’équilibre est donc bien trouvé et Rona Munro apporte un truc qui manquait à cette saison. Cela fait plaisir que la série soit ici en train de se reprendre en main, surtout que le double épisode final (si l’on peut parler de double épisode) est une belle réussite qui met le Doctor face à son histoire et au passé du personnage. Le retour des Cybermen est donc un choix audacieux, surtout que cela n’a jamais été le meilleur truc de Steven Moffat mais la façon de les réintroduire est une belle réussite. C’est en tout cas une opportunité que la série ne pouvait pas manquer. Dans « World Enough and Time », la série utilise l’histoire des Cybermen comme quelque chose de plus intéressant qu’une simple histoire nostalgique. Et c’est un truc que j’ai apprécié à juste titre.

Je n’attendais pas mieux de la part de Doctor Who. Bien entendu, comme beaucoup de double épisode de Doctor Who, le second épisode est toujours le meilleur. Pour autant, il y a pas mal de trucs qui fonctionnent ici et qui permettent de nous mettre en appétit. Car même si la fin de l’épisode se concentre sur la transformation de Bill en Cybermen ou encore sur le retour de Master aka John Simms, ce n’est pas vraiment le seul truc à prendre de cet épisode. Il y a tout un tas d’autres trucs qui fonctionnent là aussi très bien. De plus, cet épisode est aussi bien plus fun que d’autres épisodes et notamment le dernier en date des Cybermen qui n’est autre que « Dark Water » et qui date tout de même de 2014 !. Doctor Who sait cependant à quel point l’histoire des Cybermen reste importante et pourquoi elle fonctionne aussi bien. Mais « The Doctor Falls » est clairement ce que Doctor Who a fait de mieux depuis un bout de temps. Ce qui fait la réussite d’un season finale c’est quand toutes les intrigues de la saison se retrouvent au même endroit. Mais c’est aussi un épisode qui ici trouve un tout autre sens alors que Doctor Who se sert de « The Doctor Falls » pour faire un truc plus émouvant qu’autre chose.

La conclusion est belle car elle reprend tout ce que la saison a fait de moins bon pour en faire un truc brillant. Et cette fin parfaite va au delà du personnage de Bill (qui au fond pourrait très bien revenir si la série le décidait) car cela va aussi vers la fin de ce Doctor et le début d’une toute nouvelle ère de Doctor Who. Je ne sais pas trop comment la série va être l’année prochaine, surtout avec l’arrivée de la première femme dans le rôle du Doctor mais j’ai hâte de le découvrir.

Note : 8/10, 9/10 et 10/10. En bref, trois épisodes crescendo.

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