Omniscient (Saison 1, 6 épisodes) : surveillance haute tension

Omniscient (Saison 1, 6 épisodes) : surveillance haute tension

Le confinement c’est aussi l’occasion de rattraper tout ce que j’ai pu mettre dans ma liste Netflix et Omniscient, apparue cette année sur Netflix, en fait partie. Pour cette nouvelle série brésilienne, Netflix a fait une fois de plus confiance à Pedro Aguilera, créateur d’une autre série brésilienne : 3%. Si cette dernière n’a jamais autant su retenir mon attention que ça, Omniscient a le mérite de faire une proposition plutôt efficace dans son ensemble. Il y a un côté Black Mirror durant cette première saison qui nous plonge dans une ville du futur où tout le monde est surveillé par un micro-drone qui analyse notre comportement et déduit si oui ou non on commet des crimes et délits. Je dois avouer que c’est le genre d’histoire qui serait problématique dans le monde actuel et les injustices nombreuses. Afin de nous attacher rapidement à Omniscient, la série introduit une histoire de meurtre et Nina va alors enquêter sur la mort de son père. Avec seulement six épisodes, la série se consomme de façon plutôt rapide et efficace, ce qui rend le tout assez rythmé. Les épisodes s’enchaîne, les intrigues aussi, sans trop tomber dans certains pièges du genre même si certains personnages ne sont pas attachants (le petit ami de Nina, le frère de Nina pour ne citer qu’eux).

 

Dans cette ville où les citoyens sont surveillés en permanence, une femme doit échapper au micro-drone qui la suit pour enquêter sur un meurtre.

 

Si par moment Omniscient tourne en rond (l’épisode 3 n’est pas le meilleur de la série), c’est dans la suite que l’histoire prend réellement tout son sens. On avance alors rapidement sur tout ce qui nous a été suggéré dans les premiers épisodes. Cela permet de créer une tension dystopique intéressante qui aurait rapidement pu tomber dans certains pièges. Mais non, Omniscient sait comment nous happer dans son filet avec des personnages qui ont tous des choses à dire (même la collègue stagiaire de Nina qui a envie de se filmer quand elle va baiser). Visuellement, la série fait ressortir des éléments pops, ce qui rend le tout plutôt agréable à suivre et m’a rappelé Real Humans (ou même 3% dont le style visuel se rapproche énormément). 

 

Je n’étais pas la personne la plus confiante au départ quand j’ai décidé de lancer Omniscient. Je pensais m’ennuyer légèrement comme cela peut être le cas devant l’autre série du créateur, mais je suis content de voir que j’ai pu enchaîner rapidement toute l’histoire. Il y a parfois une sorte de mélange entre Robocop (le fait qu’une société prenne le contrôle sur le gouvernement) et Person of Interest (sur la montée en puissance de la surveillance du public). Tout cela est assez actuel dans un sens, ce qui rend Omniscient d’autant plus captivante (même si je doute qu’un jour nous ayons ce genre de technologie qui nous suit toute la journée) et permet aussi de se poser des questions sur l’évolution de celle-ci. 

 

Omniscient aurait par moment pu être un peu plus efficace et surtout créer un peu plus d’émotions. La mort du père de Nina et Daniel (et tout ce qui s’en suit, notamment le corps dans l’épisode 5) n’apporte jamais la dose d’émotions que ce genre de séquence devrait nous donner envie de voir. L’histoire est aussi parfois prévisible mais cela n’élève en rien le fait que de bonnes surprises se trouvent souvent sur notre chemin. Notamment car le casting est globalement plutôt bon. 

 

Note : 6.5/10. En bref, une dystopie efficace et palpitante. 

 

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