Critiques Séries : Tulsa King. Saison 1. Episode 2.

Critiques Séries : Tulsa King. Saison 1. Episode 2.

Tulsa King // Saison 1. Episode 2. Center of the Universe.

 

Sylvester Stallone continue d’être excellent dans Tulsa King. C’est réellement en train de devenir l’un de ses meilleurs rôles et Taylor Sheridan a totalement cerné l’acteur et son jeu. « Center of the Universe » est dans la continuité de l’épisode précédent mais avec une évolution claire des intrigues ET un brin d’humour. Toute la scène dans la voiture sur le retour après une visite dans la ferme de weed est excellente. Sylvester Stallone jouant le mec défoncé sous THC c’est un grand moment et cela apporte une légèreté à l’épisode qui colle aussi parfaitement avec l’univers de la série. La performance de Stallone est à souligner dans la série car c’est pour le moment l’un des aspects les plus réussi. Dwight a eu un coup d’un soir, comme beaucoup de gens dans le monde mais quand on est un ancien capo de la mafia et que l’on a 75 ans cela ne doit pas arriver tous les jours. Stacy se révèle donc enfin (c’est assez tôt dans la saison ce qui permet d’éviter de tourner en rond) et avoue donc à Dwight qu’elle est un agent de l’ATF (Alcool, Tobacco, Firearms & explosives) sauf que c’est le dernier des problèmes de notre héros.

 

Cet épisode, avec plus d’humour, permet aussi de développer un peu mieux l’histoire de Dwight. A la fois d’un point de vue personnel en apportant des informations sur sa vie à New York (notamment par rapport à sa fille qu’il a abandonné derrière lui), le sentiment qu’il a eu quand il était en prison (et la ligne de dialogue autour de la différence entre les mots jail et prison est excellente). Taylor Sheridan a su écrire quelque chose de palpitant et soigné avec des commentaires sociaux comme il les aide. Il y a une discussion sur l’évolution de la société qui fait mouche sans pour autant prendre partie. Dwight est un homme qui a toujours eu ses propres méthodes de travail et il n’est pas prêt de les changer. J’aime ce côté old-school loin des intrigues habituelles dans ce genre de séries. Sylvester Stallone donne encore plus de coffre au personnage et celui-ci devient même attachant. 

 

Toute la partie dans la ferme de weed est là aussi un moment parfait pour installer de nouvelles pièces pour la suite. Les négociations de Dwight sont toujours de grands moments. Comme c’était déjà le cas dans le premier épisode quand il a négocié un pourcentage. Dwight apprend aussi de la vie moderne : l’abandon du cash pour les cartes de crédit, l’impossibilité pour lui de créer un compte bancaire car sa carte d’identité est expirée depuis 1988, etc. Tout ça nous ramène à de bons vieux polars qui fonctionnent, notamment car les personnages sont bien écrits. En apportant certaines nuances au héros, Tulsa King développe encore plus son univers dans cet épisode. Je dirais même que ce second épisode est bien meilleur que le premier car il offre de nouvelles perspectives. Taylor Sheridan a su créé un personnage à la fois caricature d’un univers et en même temps une personne réaliste avec de vraies émotions. Si la scène de négociation avec Jimmy peut être bête, Dwight ne l’est pas et c’est ce qui rend le moment vraiment intéressant. 

 

Note : 8/10. En bref, une écriture plus musclée et un héros plus nuancé apportent un second épisode encore meilleur que le premier. 

Prochainement sur Paramount+ France

 

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