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Critique Ciné : Chroniques de Tchernobyl, found débile foutage...

8 Octobre 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Chroniques de Tchernobyl // De Bradley Parker. Avec Jesse McCartney, Jonathan Sadowski et Olivia Dudley.


Oren Peli a fait son beurre avec Paranormal Activity dont il a écrit et produit les trois premiers volets. Et plus récemment, ABC lui avait donné sa chance avec The River, une petite série en huit épisodes, également à la caméra embarquée, qui malheureusement j'avais pas reçu un accueil très chaleureux de la part des critiques (moi même j'avais été assez déçu du résultat général). Mais Oren Peli persiste et retente l'aventure cinématographique avec Chroniques de Tchernobyl (ou Chernobyl Diaries en VO) dont il a écrit le script. Alors que dans Paranormal Activity ou The River ce sont les personnages qui filment, cette fois dans Chroniques de Tchernobyl c'est tout le contraire, c'est une vision subjective à la caméra embarquée qui tente de nous mettre dans l'ambiance. Déjà, voilà la première grosse erreur de ce film qui aurait pu être tout simplement filmé normalement et cela aurait surement déjà été plus digeste. D'ailleurs, pour un premier film, on ne peut pas dire que Bradley Parker s'est réellement foulé.

Six jeunes vacanciers en quête de sensations fortes engagent un guide pour une «expérience extrême». Ignorant les mises en garde, l’homme les conduit dans la ville de Pripyat, toute proche de Tchernobyl. Vingt-cinq ans plus tôt, lorsque le réacteur avait explosé, les lieux avaient été évacués dans l’urgence. Après une brève exploration, le petit groupe se retrouve piégé dans la ville fantôme. Et ils ne sont pas seuls…

En voulant une fois de plus surfer sur le succès du found foutage (remis à la mode avec Paranormal Activity), cette toute nouvelle franchise est tout simplement assez diarrhéique. Le problème vient évidemment du scénario qui ne sait jamais sur quel bien danser entre le film de zombies, le slasher adolescent ou encore le film d'horreur classique. C'est dommage car je suis certain qu'il y avait quelque chose à exploiter mais l'on passe plus notre temps à nous ennuyer qu'à réellement sursauter. De plus, c'était sans compter sur le manque de total d'intérêt. Le début du film lance quelque chose qui avait potentiellement son intérêt et puis rapidement on plus dans un film encore plus idiot que débile. Je crois que je fais une légère overdose d'un genre qui aurait sûrement dû s'arrêter au très bon Cloverfield (qui est à mon sens le film le plus réussi de l'histoire du found foutage avec accessoirement le très amateuriste mais réaliste Blair Witch). Depuis, on nage dans les films d'horreur aux scénarios bidons alors qu'en termes de house invasion (l'inspiration de Paranormal Activity) on fait beaucoup mieux.

Ensuite il y en a marre des films d'horreur volontairement débiles qui tente de nous faire croire que seul les jeunes peuvent aller se mettre dans des situations pareils. Donc les adultes ne sont jamais crétins eux aussi ? A en croire les films d'horreur non. Du coup, Oren Peli nous offre un film assez merdique. J'ai eu du film à le finir sans finir la tête dans les toilettes. C'est ennuyeux de bout en bout, il ne se passe pas grand chose et les seuls moments de tension intéressants qui arrivent vers la fin du film sont bâclés et oscillent dangereusement vers la crétinerie. Je ne sais pas ce qu'il faut faire maintenant pour que le cinéma d'horreur retrouve une certaine qualité. Certains slashers (remis à la mode avec les divers remakes produits ces dernières années) sont bien plus excitants que ces found foutage préférant se moquer de nous. J'imagine bien Oren Peli dans son bureau de sadique en train de regarder les gens acheter leurs places de cinéma et ricaner en disant : "Mouahahahahaahah".

Note : 1/10. En bref, je crois que les radiations de Tchernobyl ont touché Oren Peli et son cerveau de scénariste.

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