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Critique Ciné : JC Comme Jésus Christ, satire atypique...

29 Juin 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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JC Comme Jésus Christ // De Jonathan Zaccaï. Avec Vincent Lacoste, Elsa Zylberstein et Aure Atika.


Doué d'un petit budget de 800 000 euros, JC Comme Jésus Christ est un faux documentaire sur le plus jeune des palmé de tout les temps. Au départ, le personnage était prévu pour un personnage secondaire d'un film de Zaccaï, mais quand il a rencontré Vincent Lacoste, il s'est dit qu'il fallait en faire tout un film. Etait-ce judicieux ? Je dirais que oui. L'essai n'est pas toujours réussi mais il n'est pas non plus catastrophique. Il a notamment permis à Kad Merad d'avoir les meilleures dix minutes de cinéma de sa vie dans un film. Sa scène est déjà culte pour moi. Excellente du début à la fin, et l'acteur n'a pas peur de l'autodérision. Dans le même genre Gilles Lellouche passant pour un pédophile dans le film était assez cocasse mais moins fun que celle de Kad Merad. Globalement, le film réussi ce qu'il veut faire. On sent qu'il y a un côté amateur qui m'a plu sans compter la galerie d'acteurs qui prêtent leur image au film et qui cassent leur image (Vincent Lacoste le premier se moquant de lui même dans Les Beaux Gosses).

Une Palme d’Or à 15 ans, un César à 16, cette année JC passe le bac…
Jean-Christophe Kern, dit JC, n’est pas un adolescent comme les autres.
Mélange de Jean-Luc Godard et Justin Bieber, à 17 ans il navigue entre ses Miel Pops devant la télé après l’école et une vie professionnelle digne d’un Stanley Kubrick

L'histoire n'a pas vraiment de but et c'est sûrement ce qu'il y a de plus dommageable au film. On va dans tous les sens sans la volonté de raconter une histoire réellement cohérente. On suit donc une histoire d'amour, les aventures incongrus du jeune réalisateur face à ses obligations (le BAC), ses parents ou encore son métier. C'est principalement là où le film pèche. J'en n'attendais pourtant rien du tout, mais la surprise vient bien d'ailleurs. En effet, il faut aller vers l'auto-dérision et la moquerie pour trouver ce qui fait la force de JC Comme Jésus Christ. Jusqu'à l'apparition symbolique de Jean Luc Godard (même si ce n'est pas le vrai) à la fin du film. La boucle reste tout de même bouclée. L'histoire est faussement travaillée, préférant surement que l'on pense à de l'improvisation. Cela participe à rendre le film plus amateur et plus cool dans sa manière d'aborder le cinéma au travers de son personnage principal.

Vincent Lacoste est donc le héros de JC Comme Jésus Christ. Autant dire que je n'avais pas spécialement été bluffé par son interprétation dans Les Beaux Gosses mais je dois avouer que dans ce film il est plutôt fun, décalé et comme j'attendais d'un personnage comme celui ci. Il arrive même à surprendre le spectateur. Par ailleurs, je regrette donc que Jonathan Zaccaï est pensé son fils autour de Vincent Lacoste et pas comme une parodie intégrale de ce monde qu'est le cinéma et d'un personnage égocentrique. Ainsi, JC Comme Jésus Christ aurait pu aller bien plus loin dans la comédie et le burlesque mais on reste parfois trop en surface. Il faut dire que le film a été écrit en seulement un mois si j'ai bien compris et avec un peu plus de temps, il aurait sûrement pu en faire la comédie la plus satirique de l'année. Malheureusement le film n'arrive pas à être totalement culte comme il aurait pu l'être.

Note : 5.5/10. En bref, JC Comme Jésus Christ est une bonne comédie grâce à un Vincent Lacoste qui s'amuse comme un fou et à une brochette de guest qui casse son image (d'Aure Atika à Kad Merad), mais la satire n'est pas assez poussée. Dommage.

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