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Critique Ciné : Le Coeur des Hommes 3, sommets misogynes

15 Février 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Le Coeur des Hommes 3 // De Marc Esposito. Avec Bernard Campan, Jean-Pierre Darroussin et Eric Elmosnino.


En perdant Gérard Darmon pour la présence d’Eric Elmosnino, la franchise Le Coeur des Hommes a énormément perdu de sa sympathie. Je n’ai jamais trouvé les deux premiers volets extraordinaires et j’ai toujours pensé que le second (puis celui-ci) était de trop. Le problème de Le Coeur des Hommes 3 c’est malheureusement que le film tombe dans les clichés de la comédie de potes aux blagues répétitives et vulgaires sans grand intérêt, sans parler de la mise en scène de Marc Esposito. Du coup, le film a tout d’un téléfilm de seconde zone, filiforme et sans aucune ambition si ce n’est celle de jouer au tiroir caisse. Les pauvres spectateurs qui sont passés par là ont vidé leur porte monnaie. Heureusement pour les producteurs que la cible d’un tel film a dépassé l’âge d’être étudiant. En répétant les blagues misogynes et sans grand intérêt de cette saga, le film prouve toute la vacuité de son intérêt. Pourtant, la comédie de potes peut être une bonne idée mais ici on a un condensé ce que le TF1 peut faire au travers de ses séries familiales (Clem la première).

Alex, Antoine et Manu rencontrent Jean, un solitaire, qui ignore les plaisirs de l'amitié. Peu à peu, ils apprennent à se connaître, à s'apprécier. Jean est touché par la complicité et l'affection qui nourrit leur relation, il découvre le bonheur d'être ensemble. Quand leurs aventures sentimentales et les épreuves de la vie les bousculent, ils se regroupent pour les partager, pour se tenir chaud. De confidences en éclats de rires, le trio redevient un quatuor.

Le scénario de Le Coeur des Hommes 3 est creux. Le film enchaine les révélations sur les personnages et leur vie, faisant miroiter des évolutions chez chacun alors que l’on se rend bien compte du fait que c’est toujours aussi vide. La beauf-attitude de ses personnages tente de représenter l’homme hétéro dans ses plus bas instincts (coucheries à droite et à gauche, enfants cachés, cancer, etc.). Tous les poncifs de la comédie dramatique qui peuvent apporter une once de larmichette au spectateur est là pour ravir celui qui en voulait pour son argent. Les spectateurs n’ont certainement pas été dupe (seulement 460 000 entrées contre 1.8 millions pour le second et 1.5 millions pour le premier). Ce que j’ai du mal à comprendre c’est comment le fondateur de Première et Studio, aka Marc Esposito, peut faire une telle ode à ne plus avoir envie d’entrer dans une salle de cinéma alors qu’il a créé fondé des magazines sensés parler de l’amour du cinéma justement. Si le film exploite une thématique chère à l’ancien journaliste (Toute la Beauté du Monde et Mon Pote, ses autres films tentent aussi de parler d’amitié) : l’amitié, le tout est complètement raté.

J’avais beau ne pas être un grand fan du premier volet de Le Coeur des Hommes, je dois avouer qu’il avait ses bons moments (et pour quelqu’un comme moi qui déteste Jean Pierre Darroussin, je dois avouer que c’est difficile). Mais rapidement les choses se sont gâtées. A commencer par le second volet et maintenant avec celui-ci. Je me demande pourquoi ils ont invités Eric Elmosnino. Ce dernier est mauvais comme un cochon (ou bien est-ce son personnage mais ce n’est pas la première fois que cet acteur me déçoit énormément). On a l’impression ici que le film veut faire du fric. Il ne cherche pas à renouveler les histoires des personnages, frappés dans la vacuité de leurs propres blagues qu’ils répètent constamment. Il a fait de personnages corrects des personnages tous plus irritants les uns que les autres. En tout cas j’espère que cela calmera tout le monde à l’idée de revenir encore tant cette trilogie fût de mal en pis. Et puis j’ai de la peine pour les femmes de ce film tant celui-ci les prends pour les pires des cruches (et pourtant je ne suis pas féministe).

Note : 1/10. En bref, en somme voilà encore un gros raté français. Une trilogie qui s’achève (je l’espère) de façon particulièrement moche.

Date de sortie : 23 octobre 2013

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